17.11.2005
Les causes du malaise
LES CAUSES DE L’IMPASSE
L’hôpital n’avait plus pour seul objectif d’apporter les soins aux malades mais aussi et surtout de fournir une réponse concrète à la satisfaction des demandes d’emploi des futurs électeurs.
Les procès ont plus que décuplé depuis la mise en vigueur de ces lois mais plus grave pour l’avenir les jeunes internes se détournent massivement de ces spécialités très prisées jusqu’en 1995.
L’état français est en faillite structurelle depuis 1981 date d’arrivée de la gauche au pouvoir.
Le déficit budgétaire s’est creusé chaque année de près de 50 milliards d’euros ce qui en 25 ans représente 1100 milliards d’euros et qui placent les remboursements de la dette cumulée depuis 1982 au deuxième poste budgétaire avec plus de 30 milliards à payer par an.
L’alternance politique n’a jamais pu endiguer ce déficit structurel qui trouve ses causes dans les choix politiques irréversibles pris par François MITTERAND lors de son premier mandat, mais surtout aux effets pervers qui découlent de mesures sociales en apparence justes à cette époque.
L’accroissement des dépenses publiques.
La situation de la France en 1981date d’arrivée de la gauche au pouvoir se caractérise déjà par un volume anormal de fonctionnaires comparativement aux autres pays (comparables démographiquement à la France) Européens
Cette situation est l’héritage des mesures prises lors des années qui suivirent la guerre dans le premier gouvernement du général de Gaule
L ‘arrivée des ministres communistes au sein du gouvernement se traduira par l’intégration de nombreux résistants au sein de la fonction publique.
Pour la première fois leur poids relatif depuis des siècles dépassera les 10% de la population active du pays.
En 1982 simultanément à la montée du chômage structurel du pays le gouvernement mettra en place une décentralisation (en son temps refusée en 1969 au Général De Gaule) qui devait théoriquement être conduite sous enveloppe budgétaire c'est-à-dire sans création de postes de nouveaux fonctionnaires
En effet les missions transférées des préfectures aux nouveaux conseils généraux et régionaux devaient être assurées par un détachement de fonctionnaires des services préfectoraux.
Ce seront plus d’un MILLION trois cent mille nouveaux fonctionnaires qui seront alors recrutés en moins de 5 ans.
Le poids de la fonction publique d’état des nouvelles collectivités territoriales et hospitalière dépassera 22% de la population active du pays. Fait unique dans l’histoire pour un pays de la taille démographique de la France. (Aucun pays nordique ne compte plus de 5 millions d’habitants)
Au cours de cette période l’organisation du système de santé devint le prétexte et le moyen à de nombreux élus locaux de droite ou de gauche pour résoudre le chômage croissant de leurs populations et de leurs électeurs.
Le Maire très souvent Président du conseil d’administration de l’hôpital présent sur son territoire utilisera cette structure pour résoudre provisoirement les conséquences désastreuses de la montée du chômage. (Sans avoir à en payer les coûts)
L’hôpital n’avait plus pour seul objectif d’apporter les soins aux malades mais aussi et surtout de fournir une réponse concrète à la satisfaction des demandes d’emploi des futurs électeurs.
Une étude approfondie de l’implantation de nos hôpitaux sur le territoire national montre à l’évidence cette incohérence qui nuit à l’efficacité de l’ensemble mais qui est justifié dès lors que le paramètre social est prioritairement pris en considération.
L’irresponsabilité des élus et le laisser faire des autorités de tutelle génère un malaise croissant, car les structures paralysées ne peuvent s’adapter et de ce fait ne répondent que partiellement aux attentes et besoins réels des patients.
Seule une régulation de fait, qui sera générée par le corps médical lui même apportera les correctifs indispensables à cette déviance.
Le nombre de chirurgiens et plus encore d’anesthésistes (moyenne d’âge 55 ans) va décroître brutalement au cours des 5 prochaines années.
La chute de ces effectifs résulte des conséquences perverses des lois de monsieur KOURCHNER, qui autorise tout patient insatisfait à attaquer en justice son chirurgien.
Les procès ont plus que décuplé depuis la mise en vigueur de ces lois mais plus grave pour l’avenir les jeunes internes se détournent massivement de ces spécialités très prisées jusqu’en 1995.
La suppression des blocs opératoires par hémorragie de chirurgiens et plus rapidement encore d’anesthésistes entraînera d’ici 2010 la fermeture d’un nombre important d’hôpitaux et conduira alors l’état devant l’urgence de cette situation prévisible à rationaliser l’existant conformément aux besoins réels de santé des populations.
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