22.11.2005
08 suite propositions :grandes écoles et pacte social
30/ Création de nouvelles grandes écoles
La spécificité française en la matière n’est pas à démontrer. Le nombre d’élèves qui intègrent les classes préparatoires n’évolue que très peu mais à la différence d’il y a30 ou 40 ans le nombre des élèves issus des classes populaires diminue considérablement
En coopération avec nos meilleures universités serait il possible d’imaginer la création de nouvelles grandes écoles ce qui induirait la création de nouvelles classes préparatoires où les conditions d’enseignement n’ont rien à voir avec ce qui est proposé à la majorité des étudiants de premières années de DEUG .
Certains s’insurgent sur les différences de traitement accordé à nos meilleurs élèves dans les classes préparatoires avec en particulier l’excellence des enseignants et la personnalisation du suivi lié au système de colles hebdomadaires dont ils bénéficient contrairement à ce qui est proposé au sein de nos universités.
La situation actuelle qui est juste eu égard à la sélection draconienne que subissent ces élèves sélectionnés parmi les meilleurs après des efforts consentis bien souvent depuis le début de leurs scolarités pose cependant un problème dès lors que leur accès semble être de plus en plus réservé à certaines catégories sociales.
Seule l’ouverture de nouveaux centres d’excellence et des classes préparatoires qui en découlent, avec sans doute la création de bourses étudiant sur 4 ans qui pourraient être accordées par les proviseurs de tous les lycées dont prioritairement ceux qui accueillent des enfants de condition modeste ( comme cela se pratique aux USA) serait de nature à corriger cette anomalie de sélection sociale dans l’intérêt de nos jeunes concitoyens en rétablissant une égalité de chance pour ceux qui veulent réellement travailler.
31/ réforme de notre modèle social
L’adaptation au changement doit être le maître mot de notre nouveau modèle social.La prise en compte du réel est un impératif incontournable.
Tous doivent comprendre que notre modèle distributif ne peut fonctionner durablement qu’à partir du moment où l’accroissement des richesses du pays aura pour corollaire une réduction massive de ceux qui sont aujourd’hui exclus du monde du travail
Le reliquat de ceux dont l’incapacité d’adaptation sera un fait avéré permettra alors de pouvoir les traiter avec toute l’attention qu’il convient.
Nous savons tous que l’inégalité génétique est une vérité mais que la responsabilité de ceux qui par chance ont pu bénéficier de tous les avantages même en fournissant souvent un effort personnel considérable qui justifie leurs postes de cadres ou de dirigeants ne les dédouanera jamais de s’intéresser personnellement à l’accompagnement des plus faibles de notre société.
L’action prioritaire de tous les dirigeants de notre pays avec l’assentiment de tous syndicats patronat et la totalité du monde du travail doit viser à tout mettre en œuvre pour d’abord et avant tout ACCROÎTRE les richesses du pays.
Les mesures sociales qui devront être mises en œuvre, indispensables à la cohésion sociale et à l’intérêt bien compris de notre nation bénéficieront alors de moyens considérablement accrus et de plus concentrés sur des volumes de population plus réduits et par conséquent plus efficaces.
Sans rependre les quelques pistes de réflexion déjà abordées dans les paragraphes qui précèdent certaines peuvent être rappelées
La conquête des marchés internationaux pour une grande majorité de nos PME
Création d’une structure du MEDEF et de l’Etat en liaison avec les syndicats pour parrainer les PME vers l’export 10 à 25000 entreprises par an
Création d’un service national civique avec 100 000 jeunes détachés dans les PEE des ambassades françaises pour accompagner nos entreprises.
Création de 150 000 postes de jeunes du service national insérés au sein des ONG à l’étranger.
Création d’un capitalisme salarié proposition n° 27 ci-dessus
Création de fondations d’investissement pour la création d’entreprise et l’accompagnement des inventeurs porteurs de projets industriels de haute technologie capables de créer les nouveaux emplois indispensables de demain pour tenir compte de l’adaptation inévitable aux évolutions du marché. (Proposition 14 )
Encadrer nos PME avec le détachement t du surnombre de nos fonctionnaires 100 000 par an (sans changement de leurs statuts) et embauche annuel de 100 à 200 000 nouveaux postes (proposition n°13 baisser les dépenses de l’état augmenter les recettes)
Sur Encadrer nos PME avec le placement systématique de nos cadres en chômage (dispositif dynamicadres du conseil régional d’île de France adapté) proposition n° 19)
En assurant aux cadres détachés un accompagnement personnalisé par des consultants de plus grands cabinets de recrutement rémunérés aux résultats)
Une prise en compte plus réaliste des changements non seulement prévisibles mais annoncés et inéluctables.
Nous savons par exemple que nos emplois industriels atteignent encore près de 20% de nos emplois, tous ceux qui ne seront pas compétitifs disparaîtront au cours de 5 à 10 prochaines années.
Il ne s’agit pas de prévisions mais de faits acquis. Il convient donc d’en tirer les conclusions qui s’imposent : comment préparer l’adaptation de nos salariés présents dans ces branches au cours des prochaines années pour ne pas nous retrouver devant des drames sociaux si par aveuglement nous nous refusons à prendre en compte l’évolution du monde.
Seule la création de nouvelles entreprises qui proposeront des produits innovants et compétitifs pourront absorber avec des formations adaptées les personnels qui de toute façon perdront les emplois qu’ils occupent aujourd’hui. Il convient donc d’anticiper le changement et faire preuve d’intelligence.
La défense des intérêts du monde salarial passe inévitablement par cette démarche.
La limitation des dépenses de l’état avec la réduction du nombre des fonctionnaires à 10% de la population active du pays
Réforme qui pourra être conduite en 10 ans au moins sans pénaliser les fonctionnaires dans leurs statuts. Préalable indispensable à ce type de réforme qui ne pourra être entreprise qu’après un référendum. (Proposition n°13)
EMPLOYABILITE et adaptation au changement Un accompagnement individualisé de tous les salariés : obligation de passer un bilan de compétences tous les 5 ans et de suivre les formations qui découlent de ces bilans professionnels.
Une prise en charge des personnes privées d’emploi par des cabinets de recrutement qui seront rémunérés aux résultats. Suppression de l’ANPE.
Refonte totale du système d’indemnisation du chômage et couverture unique pour tous les régimes de la sécurité sociale (voir ci-dessus)
Modèle européen aucun autre pays n’acceptera un modèle social fondé sur la faillite économique d’un système, ce qui est vrai en France depuis 1982 avec la faillite de l’état dont les dépenses excédent de plus de 25% son budget tous les ans depuis cette date
A la condition de d’assainir notre budget, non en augmentant les dépenses qui sont de 53% du PNB, nous pourrions alors redevenir crédibles auprès de nos partenaires et avec leur soutien proposer des garanties sociales qui devront avec le temps pouvoir s’harmoniser avec nos pratiques . Il faudra comprendre que Rome ne s’est pas fait en un jour et que 10 à 20 ans seront nécessaires aux nouveaux pays membres pour pouvoir offrir à leurs salariés une protection sociale aussi avancée que la nôtre.
Il est pervers et mensonger de ne pas donner ce type d’élément de compréhension à nos compatriotes, si l’objectif d’harmonisation est non seulement acceptable mais souhaitable, le temps sera indispensable pour sa réalisation.
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