02.08.2006

SILENCE DES CANDIDATS SUR LA GUERRE DU LIBAN

LE SILENCE PATHETIQUE DE NOS FUTURS CANDIDATS  DEPUIS LE DEBUT DE LA GUERRE DU LIBAN

 

 

 

 

 

            Nous assistons médusés au silence incompréhensible des futurs candidats à ce qui se passe au LIBAN depuis un mois.

 

 

 

            Le Président MITTERAND contrairement à certains de ses fils spirituels avait une connaissance approfondie des affaires du monde et savait faire preuve d’un courage exceptionnel  lorsque les circonstances l’imposaient.

 

 

            Son positionnement lors du déploiement des SS20 au centre Europe et plus encore son débarquement à SARAJEVO avaient pu faire prendre conscience aux gaullistes qu’à l’égal du Général De GAULE, il était tout comme lui capable de se montrer intransigeant sur l’essentiel, à savoir lorsque les intérêts supérieurs du pays étaient en cause.

 

 

 

            Contrairement à ses successeurs, il avait comme de nombreux Français de sa génération connu les affres de la guerre et avait pu mesurer et méditer sur les conséquences désastreuses du désarmement militaire et moral de la France depuis 1936.

 

 

 

 

            Le conflit en cours, dont les motivations tiennent plus à la réalisation des objectifs géopolitiques des Etats Unis devrait être l’occasion pour chacun de nos candidats de s’exprimer sur le rôle qu’il souhaiterait voir jouer à notre pays.

 

 

 

 

            Il est en effet peu probable qu’ils n’aient rien à dire sur la politique étrangère de la France et surtout sur la manière de la rendre crédible.

 

 

 

            Le dernier ouvrage de Nicolas SARKOZY laisse pantois sur ce sujet ; moins de 5 pages pour rappeler son rôle certes important dans la mise en place du G5 (créé dans l’objectif de coordonner et d’harmoniser les moyens policiers des 5 plus grands pays Européens dans leur lutte commune contre l’immigration clandestine); ainsi que sa démarche auprès du premier ministre Roumain dans la lutte conjointe contre la prostitution.

 

            Aucune analyse sérieuse, en clair rien sur un sujet fondamental.

 

 

            Les ténors de la gauche à l’exception notable de Jean-Pierre CHEVENEMENT restent aussi timorés sur ce sujet capital.

 

 

            Pourquoi ? Comment concilier l’incompatible, comment nous préparer à une réduction drastique de nos efforts de défense, support de la crédibilité de notre politique extérieure alors que l’Europe en la matière est encore un « NAIN »politique.

 

 

            Nous assistons, impuissants depuis plus de trois semaines à de belles déclarations « éthiques » sur le droit international sans obtenir le moindre résultat tangible.

 

 

            Mais nous posons nous la question de savoir qui fait et peut défaire ce droit depuis 1945  si ce n’est ceux qui ont créé l’ONU.

 

 

            Pourquoi ne jamais dire sur quoi repose la puissance source de toute autorité réelle dans l’histoire de l’humanité ?

 

 

            Pourquoi laisser croire au peuple Européens que notre marge de manœuvre existe alors que seuls ou presque les Etats-Unis d’Amérique assurent notre sécurité depuis 60 ans ?

 

 

            L’indépendance stratégique de l’EUROPE et de tous ses pays est virtuelle. Nous avons renoncé à toute géopolitique depuis la fin de la dernière guerre.

 

 

            Nos futurs candidats auront donc à se positionner clairement au moins sur deux points qui découlent de l’analyse qui précède :

 

 

            Soit affirmer que l’EUROPE a et doit jouer un rôle majeur dans le règlement des conflits qui deviendront de plus en plus nombreux sur la planète au cours des trente prochaines années.

 

 

            Dans cette hypothèse nous expliquer non seulement le pourquoi de cette nécessité mais décliner le comment en énumérant la liste des moyens (financiers) indispensables pour mener avec crédibilité cette politique.

 

 

            Soit ACCEPTER de facto la suprématie des Etats-Unis et notre dépendance Européenne.

 

 

 

 

            Dans ces conditions il faut le dire aux futurs électeurs afin que chacun puisse décider en connaissance de cause.

 

 

 

 

Commentaires

J'ai l'impression que c'est vraiment le monde à l'envers, ici; Saches, très chère, que Miterrand avait refusé son aide aux Libanais lors de la seconde guerre civile, il les a envoyés sur les roses!
Sinon, Sarkozy a invité 60 enfants libanais à venir passer leurs vacances au calme dans le 92, afin qu'ils se remettent des bombardements; l'UMP a fait au moins deux conférences de presse sur le sujet;
Vas demander aux libanais s'ils aiment Miterrand qui les a laissé mourir!!
C'est tout pour moi,
cordialement,
Staff

Ecrit par : Staff | 02.08.2006

Hors sujet complet, la question posée, quelle est l'approche de la politique étrangère des candidats ?
Ne regardez pas les détails mais prenez un peu de hauteur pour essayer de comprendre les enjeux réels!
Vous devriez vous rendre compte que la stratégie US ne se limite pas seulement à accompagner l'intervention israélienne, qui peut être perçue comme seulement une étape.
C'est sans doute l'occasion pour les candidats y compris Nicolas Sarkozy de s'expliquer sur leur vision de la place de la France et de l'Europe.
Nous ne sommes q'au début d'un processus plus général.
les Européens souhaitent régler le problème Isra¨élo-palestinien hors contexte Iranien, ce qui n'est pas et n'a jamais été la position des USA.
Comme Gaullistes nous devons savoir où se situe Nicolas SARKOZY, quelle position prendra t il en ce qui concerne l'Indépendance nationale si chère à tous les Français qui pensent que la France et l'Europe doivent encore jouer un rôle dans les relations internationales.
La réponse à cette question est fondamentale pour qui aspire à représenter la famille gauliste. Il s'agit d'un positionement fondamental.
Pour les autres candidats à l'exception de jean-pierre CHEVENEMENT leur souhait annoncé de réduire les crédits de la défense les place d'emblée dans la mouvance et la dépendance totale des USA.

Ecrit par : gilles | 02.08.2006

article du 1 aöut 2006 le monde

du fantasme au chaos de jean marie COLOMBANI

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1- href="mailto:0@2">0@2-3232,36-799787,0.html

cet article donne une perspective plus générale de la vision des USA et pose en arrière plan la place de l'EUROPE elle même dans la suite de ce qui doit se passer dans cette région.
En 1938, nous nous félicitions d'avoir sauver la paix, mais comme l'avez dit CHRCHILL, non seulement nous aurons la guerre mais pire encore la HONTE.

Ecrit par : gilles | 02.08.2006

article de jean-Marie COLOMBANI le monde 1 aôut 2006

Du fantasme au chaos

"ne suspension des bombardements aériens, à défaut du cessez-le-feu qu'attend la communauté internationale et qui devrait d'urgence s'imposer : le drame injustifiable de Cana, au Liban, a au moins permis à celle-ci de commencer de se faire entendre. Le triptyque proposé dans ces colonnes (Le Monde du 27 juillet) par Jacques Chirac - cessez-le feu, négociation d'un règlement politique, force multinationale d'interposition - n'en apparaît que plus souhaitable, tant il semble correspondre en effet à l'énoncé du "bon sens", selon l'expression du président de la République. Pourtant sa mise en oeuvre relèverait de l'exploit dans un contexte qui se révèle plus compliqué et plus dangereux que jamais, non seulement pour la région, mais pour la communauté internationale elle-même.


"Nous avons besoin d'un grand Moyen-Orient démocratique", a redit Mme Rice, reprenant la grande idée de George Bush, exprimée au lendemain des attentats du 11 septembre 2001. C'est au nom de cet objectif que les Etats-Unis justifient le feu vert qu'ils ont donné jusque-là à Israël pour aller au bout de ses opérations militaires contre le Hezbollah ; c'est dans la perspective du "remodelage" - "reshaping", avait énoncé George Bush - de la région, pour se replacer comme juges de paix, que les mêmes Etats-Unis font désormais pression, à leur tour, pour un cessez-le-feu.

C'est donc en fonction de cet objectif historique - puisque les attentats de New York et de Washington sont nés du chaos moyen-oriental, il est nécessaire de redessiner et démocratiser le Proche-Orient - qu'il faut regarder la situation actuelle. Chacun y perçoit confusément comme les prémices d'une confrontation plus large, et qui mettrait aux prises, in fine, les pays "occidentaux" et l'Iran.

Au Liban, donc, mais aussi en Israël, à Gaza, en Irak, c'est la guerre. Avec, comme dans presque tous les conflits armés aujourd'hui, une majorité de victimes civiles.

Ce n'est évidemment pas ce que George Bush nous avait promis lors de l'arrivée des troupes américaines à Bagdad, en mars 2003, prélude à l'avènement d'un grand Moyen-Orient démocratique.

Ne voulant pas céder à la confusion générale qui avait conduit tous ses prédécesseurs à composer avec les tyrannies régionales, il avait défini un "axe du Mal" et prônait la démocratie, seule thérapie contre l'islamisme et le terrorisme qu'il génère. Trois ans plus tard, la région est à la veille d'un nouveau et vaste conflit si la guerre opposant Israël au parti chiite libanais Hezbollah finit par impliquer la Syrie et l'Iran. Passé les élections, le chaos a gagné toute la région : le Liban, désormais prisonnier du Hezbollah ; la Palestine des territoires, qui a confié son destin aux extrémistes du Hamas ; l'Irak, où les scrutins ont confirmé l'éclatement de fait, chaque ethnie ou religion votant pour les siens.


ABSENCE AMÉRICAINE


Cette régression générale dans la violence n'était pas écrite à l'avance (même si elle avait été prophétisée par Jacques Chirac). Il était difficile de ne pas souscrire à l'objectif de la démocratisation de la région, de celle-ci comme de toute autre. Mais pour avoir une chance de sortir le Proche-Orient d'une impasse sanglante - que résument les bombes qui broient les enfants de Cana, les roquettes et désormais les missiles qui ravagent le nord d'Israël, le bain de sang quotidien à Bagdad et la litanie des morts à Gaza - il eût fallu accompagner le projet de "Grand Moyen-Orient" d'un engagement sérieux et résolu de la part des Etats-Unis. C'est le contraire qui est advenu.

George Bush a en effet commencé par se désengager du conflit israélo-palestinien. Plus précisément sa politique a consisté à coller à celle d'Israël. Il a réduit d'autant le crédit politique de l'Amérique dans le monde arabe. Il a fragilisé ses alliés modérés (notamment l'Egypte, la Jordanie et les pays du Golfe) en suscitant une vague d'antiaméricanisme sans précédent. Et comme Israël a, nolens, volens, choisi la voie unilatérale (retrait du Liban sud, puis retrait de Gaza), il n'y a plus eu de "processus de paix". Or pour laborieux et désespérants qu'aient pu être les "processus de paix", sans cesse relancés par les présidents américains - de Bush père à Bill Clinton - ils avaient au moins la fonction de combler un vide, que la violence a aussitôt occupé, dès lors qu'il n'y avait plus de "processus". Au fond, dans le débat entre "démocratie d'abord" ou "règlement de paix en Palestine d'abord", les faits tendent à donner raison aux partisans de la seconde thèse.

Contrairement à ce que pourrait laisser croire la présence des troupes américaines, George Bush ne s'est pas non plus suffisamment impliqué en Irak. Il a fantasmé un Irak qui n'existait pas, pensant qu'il suffisait de couper la tête pour y implanter la démocratie. Ivre de son pouvoir militaire, le gouvernement Bush n'avait rien prévu pour l'après-Saddam. La guerre civile qui s'y installe est largement le résultat de cette imprévision. George Bush senior n'avait pas poussé jusqu'à Bagdad en 1991 - après avoir chassé les troupes irakiennes du Koweït - de crainte que l'Irak ne se désintègre : c'est presque chose faite, grâce à George Bush junior. Menée au nom de la lutte contre l'extrémisme sunnite de Ben Laden, l'opération américaine en Irak a donc abouti à un renforcement de l'extrémisme chiite, sans avoir réduit le premier, et en faisant dépendre le sort de l'Irak chiite du bon vouloir de l'Iran !

Or le fiasco américain en Irak limite la marge de manoeuvre pour contenir l'Iran d'Ahmadinedjad. L'Iran, sa République islamiste et son projet d'armement nucléaire, est pourtant la question stratégique centrale pour l'Amérique comme pour l'Europe. Hélas, les Etats-Unis se sont liés les mains à Bagdad ! Et, par milices chiites interposées, l'Iran s'est doté d'un redoutable moyen de pression, comme le montre la situation au Liban.

C'est à cette aune-là qu'il faut mesurer l'opération israélienne, dans cette nouvelle partie à très haut risque qui mêle nécessité de faire face à une (ou des) guérilla(s) et jeu plus classique de la dissuasion face à une puissance potentiellement nucléaire. Ce qui devrait conduire, malgré le drame de Cana, à plus de retenue dans la condamnation quasi unanime d'Israël par les opinions publiques européennes.

Car la mesure de la crise est celle-ci, et elle n'a de précédent que dans la crise des missiles soviétiques installés à Cuba en 1962 : en laissant l'Iran et la Syrie installer, via le Hezbollah, de douze mille à dix-sept mille missiles, le Liban a placé Israël à la portée de l'Iran. Pas de n'importe quel Iran : il s'agit de celui d'Ahmadinedjad, dont les propos sur l'existence de l'Etat d'Israël sont sans ambiguïté. Il ne peut donc y avoir aucun doute sur la réalité de la menace qui pèse sur l'Etat juif. C'est pourquoi, de l'Europe à l'Arabie saoudite, en passant par Washington et Le Caire, la plupart des gouvernements ont souhaité le succès de l'offensive israélienne contre le Hezbollah. Aujourd'hui, ces mêmes gouvernements reprochent à Israël son échec, et les opinions lui font grief de tuer des civils.

C'est que la méthode choisie par Israël paraît inappropriée, par l'importation des credos américains sur le primat des bombardements aériens, mais aussi par un effet de génération. Israël est devenu une sorte de Silicon Valley et se trouve naturellement porté à la guerre technologique qui, face à une guérilla, n'a guère d'efficacité.


FORCE MULTINATIONALE


Reste que le prix déjà payé par le Liban - hier occupé par les Syriens, transformé en vaste bouclier humain par le Hezbollah et frappé par Israël - comme celui que pourrait payer un Israël en échec, rend chaque jour plus urgent de redonner vie au multilatéralisme : Israël n'imposera pas aux Palestiniens, ni aux Libanais, une solution israélienne ; mais Israël, plus que jamais, doit être garanti par ceux-là mêmes, Européens et Américains, qui sont visés à travers lui.

Le reproche fait à Israël est d'être coupable d'une réaction "disproportionnée" : le problème est qu'Israël doit sa survie en partie à sa capacité à réagir de façon disproportionnée. Le problème est aussi que cette disproportion a constamment contribué à renforcer, dans le camp arabe, les fractions les plus radicales. Au point de porter celles-ci à un degré de haine paroxystique.

Toute solution internationale appellera donc, pour prétendre réussir, une présence militaire active multinationale. Nous devrons, dans le meilleur des cas, nous préparer, avec d'autres, à l'assumer. "

Jean-Marie Colombani

Ecrit par : gilles | 02.08.2006

Enseignements tirés des deux guerres en IRAK

Tous les combattants ont pris conscience que face à une armée hypersophistiquée, les armes classiques utilisées par l'ensemble des pays du moyen orient sont et seront totalement inopérantes;
tout affrontement direct se soldera inévitablement par la destruction totale des forces classiques;
devant ce constat, Saddam HUSSEIN et son état major avaient choisi le combat dans les localités durant l'offensive des USA.
L'IRAN et tous les autres combattants des mouvements durs islamistes savent qu'il n'y a pas d'autre alternative que l'immerssion au sein des populations civiles.
ce choix est expliqué depuis toujours dans tous les manuels de stratégie indirecte et de guerrillas.
face à ce choix, qui limite d'emblée l'usage de la force , comme nous le constatons avec la bavure de CANA, les bonnes âmes occidentales s'émeuvent conformément au choix stratégique des pauvres "résistants"
Ce n'est pas de la manipulation mais le jeu normal de l'usage de cette tactique.

Ecrit par : gilles | 02.08.2006

Je vous soumets un article à contre courant sur les choix hasardeux de Chirac anti-Busch et pro-arabe !

Compliments pour votre Blog fort interessant.

Ecrit par : Tex | 04.08.2006

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Ecrit par : http://buch.tn.uz | 09.08.2006

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