18.10.2006
PRESIDENTIELLES 2007 COMMENT REDUIRE LE CHÔMAGE et RELANCER LA RICHESSE DU PAYS
22.02.2006
COMMENT REDUIRE LE CHÔMAGE
COMMENT RETABLIR L’EQUILIBRE DES COMPTES PUBLICS
RELANCER LA CROISSANCE ET CREER DES EMPLOIS
Les différents rapports portés à la connaissance du grand public donnent tous l’amorce diffuse d’une réponse aux graves problèmes liés au surendettement que connaît le pays.
Sans reprendre toutes les causes, nous pouvons en dégager trois ou quatre qui devront être prises en compte par les futurs candidats dans leurs programmes respectifs.
1/ Un nombre trop élevé de fonctionnaires, qui représentent 25% de la population active du pays.
Plus de cinq millions de fonctionnaires dans les trois fonctions publiques
2/ Un volume de personnes privées d’emploi anormalement élevé.
Deux millions et demi de chômeurs
Un million et demi de personnes inscrites en plus à l’ANPE et non chômeurs
Plus d’un million de RMISTES (compabilisés pour certains dans le volume précèdent)
Plus de trois millions d’emplois intérimaires mis en place depuis 1983
3/ Un accompagnement à l’export de nos PME inexistant comparativement aux structures mises en place chez nos partenaires Européens
4/ Un code du travail qui est un frein à l’emploi mais qui paradoxalement ne protège plus les salariés
5/ Une dette publique qui handicape tout gouvernement et qui ne peut se réduire sans mesures structurelles de l’état, c'est-à-dire sans diminution drastique de ses effectifs de fonctionnaires dans la perspective de ramener progressivement leur volume (%)à l’identique de tous les autres pays de l’OCDE.
LES SOLUTIONS SUR LESQUELLES LES CANDIDATS DEVRONT SE POSITIONNER
LA REDUCTION DES EFFECTIFS DE LA FONCTION PUBLIQUE
S’il est un sujet explosif, c’est bien celui-ci.
D’une part les Français sont historiquement très attachés à leurs services publics, d’autre part les fonctionnaires constituent les « grands bataillons de syndicalistes » pour ne pas dire la majorité des syndiqués français.
Toute réforme de leurs statuts impliquera nécessairement des luttes sociales qui pourront apparaître corporatistes mais qui se toute manière s’avèreront incontournables.
Cette réforme ne pourra être entreprise sans un très large consensus de la nation toute entière.
D’autre part les propositions que seront faites devront s’inscrire dans le temps (10 ans minimum) et en aucun cas PENALISER les fonctionnaires eu égard aux règles qu’à titre individuel ils auraient connues lors de leur entrée au sein de la fonction publique.
Cette réforme s’inscrira alors dans un nouveau projet d’organisation des structures de l’état avec la suppression d’une des deux fonctions publiques redondante.
Soit la territoriale
Soit la Nationale
Avec une réorganisation complète des niveaux de compétence sur l’ensemble du territoire avec sans doute
- Le regroupement des communes (suppression des mairies)
La refonte totale du système des départements avec la fusion au niveau des régions des instances territoriales et départementales qui font toutes double emploi.
La décentralisation devant être alors conduite jusqu’au terme de sa logique.
La politique étant du ressort des ministères et la conduite ou mise en œuvre de la seule responsabilité du territorial.
Ce qui n’avait pas été tranché en 1982 lors de la première décentralisation, c'est-à-dire le détachement des fonctionnaires « nationaux « au sein de la fonction publique territoriale. Ce qui devait se faire sous enveloppe constante c'est-à-dire sans création de nouveaux postes s’est traduit dans les faits par plus d’un million de postes nouveaux.en moins de 20 ans.
Comment ne pas pénaliser les fonctionnaires ?
Les fonctionnaires actuellement en poste ne sont en rien responsables des décisions politique prises par les différents gouvernements qui ont eu en charge ce problème.
CHACUN des fonctionnaires se verra garantir son déroulement de carrière jusqu’au terme de celle-ci. (Conformément à son statut)
Cette condition étant un préalable à toute réforme.
En contrepartie tout fonctionnaire occupera le poste que l’état lui proposera ; même si ce dernier entraîne une mutation géographique, un changement de corps ou un détachement au sein d’une entreprise privée.
Sur 10 ans avec une nouvelle réorganisation territoriale et nationale, le gain de postes pourrait s »élevé à un million avec cependant un redéploiement vers l’enseignement (150 000 postes) et vers la santé (100 000 postes)
L’économie d’échelle atteindrait environ 750 000 postes soit approximativement le déficit annuel du budget de l’état.
Ces études ont été conduites depuis des années, certaines « fuites organisées » de ces documents d’études interne à certains ministères ont en leur temps défrayer les chroniques. (Il y a dix ans une étude montrait qu’il fallait déjà envisager de supprimer 5 à 600 000 postes)
CONQUERIR LES MARCHES A L’EXPORT
Pour faire face au niveau de nos dépenses, nous n’avons que deux solutions
Soit les réduire pour les mettre en adéquation avec nos ressources
Soit augmenter nos ressources ce qui entraînera la création de nouveaux emplois et donc la diminution des charges qui pèsent sur l’emploi. Lui-même.
Tous les rapports y compris ceux du Ministère du commerce extérieur montrent que la France a plus de 20 ans de retard sur nos principaux concurrents européens.
(Portage de moins de 500 PME pour plus de 30 000 en Allemagne par an)
La solution (et elle est la seule) concerne la mise en place d’une structure efficace dans l’accompagnement réel de toutes nos PME à l’export.
Contrairement au projet en cours, les résultats ne seront mesurables qu’avec une stratégie globale qui malheuresement fait encore défaut.
Il conviendrait donc de mettre en place une véritable stratégie offensive, visant à accroître l’efficacité de nos PME, avec un renforcement en encadrement réel, une politique fiscale adaptée aux objectifs à savoir la conquête des marchés et un accompagnement complet jusqu’à la signature de nouveaux contrats.
Une aide totalement gratuite (pendant 3 ans) de nos petites entreprises, avec paiement au résultat après embauche de personnels.
Nos PME de moins de 20 personnes représentent 80% du total de nos sociétés. L’injection d’un cadre seulement aurait pour conséquence immédiate une augmentation du chiffre d’affaires et la création qui en résulte de nouveaux emplois.
Le détachement d’un fonctionnaire compétent dont la rémunération serait prise en compte par l’état pourrait être une piste d’étude. De même l’injection de cadres a en recherche d’emploi avec un dispositif d’allègement total jusqu’à ce que le cadre génère un retour de trois fois son salaire chargé pourrait aussi être une piste possible.
LA MODIFICATION DU CODE DU TAVAIL
L’insécurité sociale de notre pays remonte aux années 1973, les mesures prises en 1975 et en 1982 sont à l’origine du déséquilibre dont nous constatons les effets aujourd’hui.
La remise à niveau de nos dépenses publiques doit avoir pour corollaire un code du travail qui protégerait efficacement les salariés et surtout le retour d’un contrat de type DDI offert à tous.
Si dans la situation actuelle qui résulte des erreurs commises au cours des trente dernières années, les emplois CDI deviennent presque l’exception, il faudra imaginer un nouveau deal social avec l’ensemble des partenaires sociaux et sans doute la création de garanties nouvelles face à la flexibilité si celle-ci devient incontournable.
La conquête de nouveaux marchés si elle est appuyée par une stratégie efficace, la réduction programmée des effectifs de la fonction publique avec un transfert progressif des compétences vers les PME auront pour effet en moins de 5 ans une réduction d’au moins 50% de ceux qui aujourd’hui sont privés d’emploi.
La diminution des exclus aura pour conséquence un meilleur traitement avec sans doute là aussi des réformes structurelles des organismes qui en ont la charge.
16:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, royal, fabius, dsk, ps, projet socialiste




Commentaires
la question la plus explosive est de connaître la position de chaque candidat en ce qui concerne l'ARTICLE 37 de la Constitution du Nouvel Ordre Mondial ( document affiché dans son intégralité dans ANTIRACKET )
Après, on peut discuter de tout !
Écrit par : ANTIRACKET | 18.10.2006
votre vision est sans aucun doute acceptable mais beaucoup trop réductrice de la réalité de notre pays voir de l'Europe.
Si les positions des extremistes islamistes doit être combattues et tout d'abord par les musulmans modérés eux mêmes (ils sont que vous l'acceptiez ou non les premières victimes des islamistes) ce problème qui est réel ne sera jamais le coeur du sujet de la future campagne présidentielles en France.
Écrit par : gilles | 18.10.2006
#
( Résumé vu sur le site http://www.actuchomage.org )
Le modèle danois : beaucoup d'emplois publics (36,9%)
L'emploi public représente 36,9 % des emplois (63,1 % pour le privé) au Danemark et seulement 19,4 % des emplois en France (80,6 % pour le privé).
Le Danemark est souvent cité en exemple : moins de chômage qu'en France, flexibilité, sécurité ... vous connaissez le discours, qui doit pourtant être fortement nuancé et replacé dans le contexte de la société danoise.
Mais le grand public ignore un aspect essentiel de la question sociale, trompé par les idolâtres du "marché" et de sa "main invisible". L'emploi public est beaucoup plus développé au Danemark qu'en France, près du double en proportion de la population.
L'emploi public danois compte pour 36,9 % dans l'emploi total, tandis que l'emploi public français se limite à 19,36 % de l'emploi total. La proportion d'emploi public est donc supérieure de 91 % au Danemark comparé à la France (36,90 / 19,36).
Au Danemark (2004), pour un emploi total de 2 507 000, l'emploi privé est de 1 582 000 (63,10 %) et l'emploi public de 925 000 (36,90 %).
En France (2004), pour un emploi total de 24 720 000, l'emploi privé est de 19 933 000 (80,64 %) et l'emploi public de 4 787 000 (19,36 %). L'emploi privé comprend 17 265 000 salariés et 2 668 000 patrons ou indépendants.
Si l'on veut de rapprocher des performances du Danemark pour la proportion d'emplois publics dans l'emploi total, augmentons par exemple de trois millions le nombre d'emplois publics. Car les besoins sont immenses : dans la santé et en particulier la prévention, dans la petite enfance, dans l'éducation et la formation des jeunes et des adultes, dans l'aide structurée et publique aux personnes âgées ...
Avec trois millions d'emplois publics en plus (à ne pas confondre avec les fonctionnaires), l'emploi public atteindrait 7 787 000 emplois, soit 28,09 % de l'emploi total (devenu 27 720 000) et nous serions encore loin de la proportion danoise de 36,9 % d'emplois publics.
Par la même occasion, une bonne partie des nouveaux emplois publics pourrait être consacrée à une forte réduction du temps de travail, juste récompense des importants gains de productivité des années passées, pour ramener la durée réelle (pas seulement légale) à 28 ou 30 heures par semaine.
Voir plus de détails, avec tableaux statistiques, à cette adresse :
http://travail-chomage.site.voila.fr/danois/dk_emploi_public.htm
(le texte complet peut être imprimé ...
#
Écrit par : gillesderais | 21.10.2006
Je connais parfaitement ces chiffres, juste une question, quelle est en millions la population de ce tout petit pays? au bilan moins de que l'ensemble des fonctionnaires que compte notre pays.
Nous ne pouvons comparer ce qui est comparable, à savoir des pays dont les volumes en population sont équivalents, dans ces conditin vous pourrez alors constater que la France se trouve dans une situation particuière et surtout contradictoire avec sa propre histoire administrative. jamais jusqu'en 1944 notre pays n'avait compté plus de 8% de sa population active dans les rangs de sa fonction publique.
Écrit par : gilles | 22.10.2006
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