20.10.2006
PRESIDENTIELLES 2007 CANDIDATS SOCIALISTES à CLERMONT FERRAND
Le dernier débat des candidats socialistes qui s'est tenu à Clermont Ferrand a été l'occasion d'un tir groupé contre la droite et tout particulièrement Niclos SARKOZY présenté comme "une queue de comète de l'épopée Chiraquienne"
Le PS avait en 1981 regroupé les forces de Gauche sur le thème de la rupture face au Capitalisme.
Incapable de tenir son programme, il avait été défait aux élections suivantes.
La rupture face au Capitalisme Boursier cette fois sera le socle du programme du PS, et comme le précisent les trois candidats , il faudra cette fois tenir nos engagements.
les Français sont ils prêts cette fois encore à adhérer à un tel programme dont les conséquences ne sont jamais présentées aux futurs électeurs?
En 1983 après deux années d'enthousiasme, les réalités comptables de notre économie et la faillite de l'état avait conduit le président MITTERAND à nommer un jeune premier ministre laurent FABIUS pour mener une politique de rigueur dont de nombreux salariés de l'industrie se souviennent encore en Moselle et en Lorraine.
Comme nous le soulignons souvent sur ce blog depuis des mois, il n'y a pas d'économie de droite ou de gauche, il n'y a que la bonne économie, à savoir celle qui est capable de créer les richesses en vomumes suffisants.I
Il existe ensuite une politique sociale, une fois les richesses créées afin de les répartir équitablement en fonction des besoins de chacun et surtout des plus fragiles de la société.
Se tromper de politique économique, c'est se priver de la création de richesses dont le pays a tant besoin pour corriger les erreurs commises par la gauche et la droite depuis 1974 et surtout depuis 1981.
POURQUOI LES CANDIDATS SOCIALISTES N'abordent jamais les causes de nos blocages structurels dont ils portent avec la droite une grande part de responsabilité?
Pourquoi se limitent ils uniquement aux conséquences visibles de notre fracture sociale sans jamais aborder ou expliquer les causes qui ont conduit le pays à la situation actuelle?
Ces silences seront inévitablement levés dans la suite de la campagne, mais il est navrant de constater que le choix du leader socialiste sera opéré sur une part seulement des réalités.
"Extraits de l'article de laure bretton ,Reutter"
" Laurent Fabius a exhorté le Parti socialiste à ne "pas mettre ses pieds en quoi que ce soit dans les engagements de la droite".
"Il faut que la gauche soit directement, offensivement antilibérale", a souligné l'ancien Premier ministre, sur un ton extrêmement offensif, le poing levé, applaudi par les 3.000 militants réunis à la Maison des sports.
"La droite prône l'individualisme, elle cherche la division. Evidemment, elle finit par récolter ce qu'elle a semé et à l'élection de 2007 elle arrivera divisée", a renchéri Dominique Strauss-Kahn, pour qui Nicolas Sarkozy n'est "évidemment qu'une queue de comète" de "l'épopée lamentable de Jacques Chirac".
Ségolène Royal a, elle, senti chez les Français une "farouche envie" de battre la droite qui "dresse les gens les uns contre les autres".
"La politique de la droite se résume aujourd'hui à une phrase: elle demande aux salariés de travailler plus et aux riches de payer moins", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes.
"QUI EST-CE QUI SAUVE LE MONDE?"
Seule anicroche dans ce débat au cordeau, une militante a interpellé les présidentiables du haut des gradins. "Qui est-ce qui sauve le monde?", a-t-elle crié en direction du parterre.
"Ce ne sont pas, comme on me le suggère à ma droite, Jésus. Ce sont les valeurs laïques du socialisme", a répliqué sans se démonter Laurent Fabius, alors à la tribune.
Parlant devant un grand panneau proclamant "Réussir ensemble le changement", le titre du projet adopté par le PS pour 2007, Ségolène Royal a pris un ton nettement plus à gauche que lors de ses allocutions précédentes.
Le "vrai scandale" de la tarification bancaire c'est que "les riches ont les moyens de renégocier leurs prêts", a-t-elle dénoncé. La droite "permet aux riches de s'enrichir sur le dos des pauvres".
Interrogée sur sa future politique de l'immigration, la favorite des sondages a suggéré que tous les immigrés s'arrêtent de travailler pendant 24 heures en France. "Ce serait quand même très pédagogique", a-t-elle ironisé.
Totalement engagé dans le "marathon enthousiasmant mais éreintant" de l'investiture, Dominique Strauss-Kahn a proposé un "chemin praticable" sur lequel les socialistes doivent avancer pour "durer" au pouvoir une fois l'élection remportée.
Après le congrès d'Epinay, en 1971, la gauche "promettait la rupture mais (...) peinait à la mettre en oeuvre". Pour 2007, le PS doit retenir la "leçon d'Epinay" et tenir ses promesses une fois aux affaires, a fait valoir l'ancien ministre de l'Economie.
"IL VA FALLOIR TENIR BON"
Pour apporter un "souffle nouveau" au socialisme et à la France, le futur président de la République de gauche devra "changer le rapport de la politique à la vérité".
En terrain ami au coeur d'une fédération qui l'a massivement soutenu lors du congrès du Mans, en novembre 2005, Laurent Fabius a prononcé un discours présidentiel offensif sous les yeux de ses compétiteurs, assis au premier rang.
Contrairement à Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn qui ne l'ont jamais cité, l'ancien Premier ministre s'est référé très souvent au projet présidentiel du PS.
"Le projet socialiste, c'est l'alternative à la mondialisation financière", a-t-il martelé, défendant à nouveau sa proposition d'augmenter le smic de 100 euros immédiatement après la présidentielle.
"Pour des personnes qui gagnent 1.000 euros net par mois, il faut qu'avec l'arrivée de la gauche au pouvoir ils gagnent un peu plus qu'avec la droite", a-t-il insisté, alors que ses rivaux ont remis en cause cette proposition lors du débat télévisé de mardi soir consacré aux questions économiques et sociales.
"Cette campagne sera rude contre la droite parce que nous avons en face de nous des gens redoutables qui disposent de moyens colossaux financiers et médiatiques et qu'il n'hésiteront pas à s'en servir", a-t-il expliqué. "La seule force que nous ayons avec nous, c'est vous, les militants. Il va falloir tenir bon". "
13:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, ps, projet socialiste, ump, udf, fn




Commentaires
plus je lis ces discours et plus je me demande comment on peut sincèrement être de gauche.ils cherchent juste à casser la droite sans rien proposer de mieux à long terme.ils font preuve d'une mauvaise foi aberrante tant elle est peu crédible,et ça me fait rire que deux d'entre eux soient politiquement à gauche alors qu'il vivent et se comportent comme les gens de droite soi disant "riches" qu'ils critiquent
(sans les citer: Laurent fabius et Ségolène royal,dont le vrai nom est d'ailleurs "marie- ségolène",mais sa devait faire trop à droite... :) )
Écrit par : diane | 20.10.2006
c'est en effet de la politique politicienne, sans doute ce qu'attendent les adhérents du parti socialiste. votre remarque est juste et malheurueusement pertinente. les trois candidats sont en effet des grands bourgeois et non issus du peuple. la fortune personnelle de Fabius en fait plus un homme de droite qu'un Juppé dont les parents étaient de modestes fonctionnaires. mais c'est le paradoxe de la FRANCE.
Écrit par : gilles | 20.10.2006
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