21.10.2006

PRESIDENTIELLES 2007 LA PLACE DE L'EPISCOPAT

 

 L'épiscopat Français s'engage dans la campagne présidentielle. non pas en invitant à voter pour tel ou tel candidat mais essentiellement pour que les candidats se positionnent sur trois thèmes prioritaires dont les conséquences sociales et sociétales sont aux yeux de l'épiscopat fondamentales.

                La FAMILLE

                L'EMPLOI et le TRAVAIL

                LA MONDIALISATION ET L'IMMIGRATION

Placé sous l'égide du texte:   "qu'as tu fais de ton frère? " l'épiscopat nous rapelle les paroles de jean paul II sur le rôle de l'économie et surtout sa place face au politique. l'économie n'a de sens que dans ce qu'il apporte à l'être HUMAIN.

La place de l'HOMME doit être la constante de l'action politique qui n'a de sens comme dans notre république dans le véritable sens de la FRATERNITE.

 

 EXTRAIT du texte de Jean Marie GUENOIS  LA CROIX
Présidentielle : les évêques s'engagent

A l'occasion des prochaines élections, les évêques de France ont rendu public un message invitant à soutenir la vie démocratique. Interrogés par «La Croix», les responsables des différents partis leur répondent


Une personne glisse son bulletin dans l'urne, le 8 octobre dernier à Bordeaux, lors du premier tour de l'élection municipale anticipée de la ville (photo Andrieu/AFP).


L’Église catholique craint-elle un nouveau 21 avril pour l’élection présidentielle de 2007 ? La réponse est embarrassée, mais elle est affirmative. À moins, précise Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et vice-président de la Conférence des évêques de France (CEF), que les mois de la campagne électorale « soient le temps d’un vrai débat et non d’une bataille de slogans ».

C’est toute l’ambition du message, long de dix pages et intitulé Qu’as-tu fait de ton frère ? que vient de publier le Conseil permanent de la CEF et que Mgr Pontier présentait mercredi 18 octobre à Paris. « C’est un cri, affirme-t-il, parce que, dans notre devise républicaine, la fraternité est fragilisée ! Sans elle, un déclin est possible, car la France ne serait plus capable de mener une ambition collective. Demander à chacun ce qu’il fait de son frère n’est pas un appel bondieusard, ni un texte de circonstance. Sans solidarité, il peut y avoir effectivement danger : notre ambition pour le pays n’est pas qu’il soit le plus compétitif, mais qu’il soit celui où l’on redistribue le mieux. »

« Nous ne voulons pas donner des leçons »

Un texte de réflexion, donc, où l’Église catholique veut prendre « très en amont » les questions qui lui apparaissent centrales pour l’avenir de la France. Trois domaines sont prioritaires à ses yeux : la famille ; le travail et l’emploi ; la mondialisation et l’immigration.

« Nous ne voulons pas donner des leçons, assure surtout Mgr Pontier. Notre ambition est d’aider les chrétiens à entrer dans le dialogue politique en prenant du recul, en étant plus responsables, moins malléables, en vue d’interroger les candidats. »

À ce propos : « candidats » ou… « candidate » ? Pas d’avis épiscopal là-dessus, « silence radio » même : « Nous ne sommes pas là pour dire s’il faut voter pour un homme ou pour une femme, ou pour tel ou tel parti, insiste l’archevêque de Marseille. Nous voulons simplement ouvrir un débat en respectant la pluralité politique de nos fidèles. »

Jean-Marie GUÉNOIS"

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