24.10.2006

PRESIDENTIELLES 2007 CPE CNE SUITE

 Le véritable objectif poursuivi par le premier ministre est l’emploi. Non seulement celui des jeunes mais le règlement du problème de l’emploi qui se pose dans notre pays depuis 1973 date du premier choc pétrolier.
            L’instauration du CNE depuis l’été dernier était la première phase d’un processus plus général. Devant les premiers résultats encourageants de ce dispositif qui malgré les critiques aura créé plus de 30 à 40 000 nouveaux emplois a conduit le premier ministre à ajouter un amendement concernant le CPE à la loi sur l’égalité des chances.
            Ce nouveau dispositif aurait lui aussi eu pour résultat la création d’au moins 30 000 emplois supplémentaires, toutes les critiques sont sans fondement et partisanes.
            Le règlement de nos blocages concernant la création de nouveaux emplois en France repose sur au moins quatre  facteurs.
            La CREATION de nouvelles richesses par la conquête de nouveaux marchés à l’export.
            L’augmentation des salaires si l’économie des entreprises le permet
            Le retour à l’équilibre des comptes de l’état
            L’adaptation de notre code du travail aux exigences du monde globalisé au quel notre pays appartient.
            C’est sur ce dernier point en particulier que s’opposent frontalement les partis de gauche et ceux de la majorité.
            La flexibilité est aujourd’hui acceptée par tous ceux qui ont un minimum de culture économique.
            Nos entreprises se sont adaptées depuis 1982 à la politique de François MITTERAND qui refusa le licenciement des salariés ce qui eut pour conséquence la mise en faillite de nombreuses entreprises et la mise au chômage de près d’un million huit cent mille personnes.
            Les sociétés qui se sont alors créées après cette époque ne recruteront qu’avec des emplois correspondant aux commandes en cours.
            La crispation des Français et des plus jeunes sur le CPE aura au moins l’avantage d’obliger tous les partis et les mouvements syndicaux à se prononcer clairement sur plusieurs Thèmes.
            1/ L’économie de marché est elle la seule voie possible pour créer en suffisance les richesses dont a besoin le Pays ?
            Sur ce point les partis de gauche devront se déterminer d’une manière très précise, car nombre de partis restent dans l’optique d’une RUPTURE TOTALE avec le capitalisme.
            Comment dans ces conditions envisager des alliances crédibles ?
            2/ La flexibilité acceptée par les plus sages doit cependant être corrigée par une nouvelle sécurisation des parcours professionnels des salariés.
            Le PS ainsi que l’UMP semblent avoir une approche convergente sur ce problème. Les Syndicats eux-mêmes savent qu’il n’y a pas d’autre alternative crédible.
            Au droit de licenciement des entrepreneurs réalisé dans des délais très courts correspondant aux aléas de la conjoncture doit répondre un nouveau dispositif de protection sociale pris en compte par l’état et non seulement par les entreprises.
            Si le MEDEF et de nombreux syndicats partagent ce constat, personne aujourd’hui n’est capable de chiffrer les coûts qui s’élèveront au moins de100 à 150  milliards d’euros.
            Compte tenu de l’état de nos finances publiques comment peut on faire sans d’abord équilibrer nos déficits c'est-à-dire sans réduire d’une manière drastique nos sureffectifs en postes de fonctionnaires qui représentent plus de 25% de notre population active.(fait unique dans l’histoire de l’humanité))
            A l’exemple d’un petit pays comme le DANEMARK, il sera impératif de rééquilibrer nos comptes en supprimant nos postes de fonctionnaires excédentaires.
            Les problèmes que poseront le règlement de cette solution incontournable sont explosifs dans notre pays dont l’histoire administrative remonte à près de 1000 ans.
            Il appartiendra enfin aux futurs candidats d’éclairer le peuple sur leur vision globale de notre pays dans les dix prochaines années. De leur expliquer les raisons impérieuses de notre adaptation au réel en lui donnant le pourquoi des réformes qui seront entreprises.
            Le retour à un capitalisme centré sur l’humain et non seulement sur le profit des actionnaires sera une des clé de compréhension de tous les programmes qui nous seront proposés.
            Le seul avantage de la crise provoquée par le CPE sera la prise de conscience des réalités économiques du monde au quel la France ne pourra échapper plus longtemps.

Commentaires

De bonnes questions il faut le reconnaitre, venez également débattre sur http://desirsdereaction.over-blog.com

Écrit par : Fred | 24.10.2006

merci du commentaire je passe souvent sur votre site
gilles

Écrit par : gilles | 24.10.2006

Les commentaires sont fermés.