10.11.2006

CHANGEMENT DE PRIORITES enfin un programme SOCIAL et gaulliste à l'UMP

 

le candidat UMP semble avoir tenu compte des critiques de son staff suite à son voyage malencontreux aux USA.

 ses déclarations contraires à toute approche gaulliste de l'Indépendance Nationale et son alignement sans condition sur les thèses américaines avaient fait frémir les gaullistes, non ceux encartés à l'UMP qui ont été recrutés par Nicolas SARKOZY mais ceux qui expriment leurs choix dans les urnes et qui se sont sentis trahis.

Le manque de visibilité sociale du programme semble aussi être corrigée et redevenir GAULLISTE. certaines envolées du discours de saint ETIENNE semble même rapprocher nicolas SARKOZY des positions défendues par un  jean-pierre CHEVENEMENT lui même, en matière de contrôle de la banque centrale Européenne, dans son rôle de la défense de l'emploi des plus fragiles exposés à la mondialisation quand on sait que la pénétration commerciale de l'Europe avec ses 40% est très loin des USA (15%) ou du JAPON (8%)

La prise de conscience de la dérive du programme de l'UMP semble à l'oeuvre et le rôle de jean-pierre RAFFARIN n'y est sans doute pas pour rien.

la victoire en 2007 se gagnera sur le THEME du  social, ne pas le comprendre condamne à l'échec avec 81% des électeurs françaus qui ne votent pas UMP.

article du Figaro

PAS de cornes de brume, hier soir à Saint-Étienne, où Nicolas Sarkozy a prononcé son sixième discours de présidentiable, sur le thème de « la France dans la mondialisation »,
 devant plus de sept mille personnes : « on préfère les éviter, ça casse le son », explique le staff de Nicolas Sarkozy. En revanche, on pouvait voir défiler sur les écrans le texte du discours pour les sourds et les malentendants. Lesquels auront bien lu que Nicolas Sarkozy voulait saisir l'occasion de l'anniversaire de la mort du général de Gaulle pour se démarquer de ceux qui l'invoquent sans cesse : « Je ne veux pas de présentation doctrinale du gaullisme parce qu'elle aurait nécessairement la rigidité d'une religion », a-t-il dit, en citant « le Général ».

Confirmant, avant le meeting, qu'il n'avait pas été invité par Jacques Chirac à Colombey-les-Deux-Églises pour commémorer la mort du fondateur de la Ve République, il a défini son gaullisme, celui de la « rupture ». Et d'expliquer : « De Gaulle est celui qui par deux fois a évité la guerre civile, qui a créé la Sécurité sociale, donné le droit de vote aux femmes, achevé la décolonisation, fondé la Ve République, assaini nos finances, refondé notre monnaie, réconcilié la France et l'Allemagne, mis en oeuvre le Marché commun, construit la force de frappe. »

  De Gaulle est « l'homme de toutes les ruptures », a-t-il martelé. En aparté, avant le meeting, il pestait contre un gaullisme passéiste : « Jacques Chirac lui-même qui a renoncé à la croix de Lorraine au moment de la création du RPR », rappelait-il. Glissant même, au passage, qu'il avait soutenu son DEA de Science Po sur le référendum de 1969 : « Ce fut le dernier acte du général de Gaulle, qui était la définition même de la rupture, sans parler de ses premiers écrits pour la création d'une armée de mouvement. »

Pour parler de mondialisation, Nicolas Sarkozy a encore choisi le décalage.

 Cette fois-ci avec ses amis libéraux. Depuis le discours de Douai, prononcé à la fin de la crise du CPE, le président de l'UMP est convaincu qu'il doit rassurer ceux qui voient en lui un dynamiteur du modèle français au nom d'une idéologie importée d'outre-Atlantique.

 Le ministre-candidat a compris la leçon : il ne reprendra pas le slogan de la « mondialisation heureuse » d'Alain Minc. Bien au contraire. Selon lui, la mondialisation est « la cause du vote protestataire et du ralliement de couches de plus en plus larges de la population aux thèses protectionnistes ».

Pour le futur candidat, il n'est pas question de « prêcher, au nom de la mondialisation, la résignation à tous ceux dont les conditions de vie et de travail ne cessent de se dégrader depuis 25 ans ».

« Je n'accepte pas d'entendre que tous ceux qui souffrent n'ont rien compris », a-t-il prévenu, évoquant, avec des accents que n'aurait pas désavoué un Jaurès,

  la montée de « la précarité », et ceux qui sont « exploités comme des bêtes de somme dans des conditions innommables ». « Je veux être l'homme qui dénonce les injustices pour les combattre », a-t-il encore lancé, avant d'énumérer une dizaine de propositions nouvelles qui se veulent autant de « protections » pour les Français.

Car c'est bien le mot que Nicolas Sarkozy met en avant pour parler de la mondialisation.

 « L'Europe a besoin de protection. Le mot protection ne me fait pas peur », assure le président de l'UMP en plaidant pour une « Europe politique qui s'assume enfin comme telle », et en dénonçant une « politique monétaire qui ne se préoccupe pas suffisamment de la croissance et du chômage ».

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