10.11.2006
présidentielles 2007 choix de la candidate PS
Dans un communiqué de presse en date du 9 novembre 2006,
Arnaud Montebourg réagit aux paroles du Président Chirac sur
la Ve République, prononcées à l’occasion de son discours à
Colombey-les-Deux-Eglises.
"A Colombey-les-Deux-Eglises, le Président de la République a défendu
qu’on touche au régime de la Ve République en lui attribuant des vertus
de stabilité. C’est bien sur ce seul point que la Ve République est
encore défendable.
Car les français ont compris dans leur vie quotidienne que ce
régime organise l’irresponsabilité à tous les étages et l’impunité
du pouvoir, l’autoritarisme sans aucun contrepoids, l’enfermement
des dirigeants à l’égard des citoyens, l’absence de délibération
nationale sur tous les sujets, et la confusion systématique des
pouvoirs là où ils devraient être séparés.
Jamais le prix de la stabilité n’aura été aussi élevé car la
Ve République est à la fois inutilement autoritaire et lourdement
impuissante à régler les problèmes de notre pays.
La montée de l’extrémisme et des populismes, l’incapacité à
rétablir la confiance entre la Nation et ses représentants,
l’impossibilité de réformer en construisant entre les français
des compromis durables sont à mettre au passif de ce triste
régime que Jacques Chirac est bien le dernier à défendre.
Voilà pourquoi, les socialistes défendent l’avènement d’une
République parlementaire nouvelle, par référendum et dans
les 6 mois de la victoire. Cette République mariera stabilité,
démocratie et respect des citoyens.
Il est inutile de s’abriter derrière l’ombre de la statue du
commandeur du Général de Gaulle pour tenter de faire peur
aux français. Il est temps d’écrire ensemble une nouvelle page
de l’histoire de France."
Aujourd’hui vient l’heure du choix, pour les militants socialistes
que nous sommes. Le choix de celui ou de celle qui portera le
projet socialiste devant les français à l’occasion de l’élection
présidentielle de 2007. Dans ce débat, faire un choix responsable
et constructif est un impératif pour les militants et responsables
socialistes. Ségolène ROYAL, dans son approche bouleverse la
donne. Tant et si bien que pour nous, c’est elle...
La première priorité de la période est le renouvellement du
personnel politique. En effet, la désaffection démocratique et
le constat d’un parti vieillissant, et donc incapable d’assumer la
proximité nécessaire avec l’électorat jeune et populaire, nous
amène tout naturellement à aspirer à un renouvellement du
personnel politique, en particulier au sein du Parti Socialiste.
Ségolène incarne ce renouvellement. Entourée d’une équipe
jeune, dynamique, elle permet de remettre en mouvement un
parti qui oublie trop souvent l’essentiel : écouter, comprendre et
penser les besoins de nos concitoyens. Ce mouvement autour
de Ségolène a pu surprendre, il a pu choquer, mais une seule
question se pose : est-il utile ? Oui, assurément. Grâce à sa volonté
de changer les choses, au sein même de sa famille politique mais
aussi au niveau national, elle suscite l’adhésion là où les autres
candidats ne survivent que de fidélité. L’adhésion au-delà des
divisions sur le référendum, l’adhésion au-delà des motions du Mans
, l’adhésion au-delà des écuries traditionnelles et des clivages
historiques. Cette adhésion est précieuse : elle préfigure d’un vrai
rassemblement du camp du progrès, derrière celle qui désormais
l’incarne. Cette volonté de changement effraie les « éléphants »,
prêts à s’unir, malgré des divergences profondes et non
dissimulées, au nom d’une « expérience gouvernementale de
premier plan » - soldée par un échec - pour empêcher l’évolution
naturelle et nécessaire d’un socialisme enfin tourné vers l’avenir.
Face à une droite décomplexée, incarnant la corruption et les
« affaires », faisant la promotion d’une France terne et sans couleurs,
Ségolène prône un discours de diversité, de solidarité et de modernité.
Tous les jours, la droite détruit le lien social et encourage les
communautarismes, prône la violence économique et réprime
les réponses du mouvement social, fait la preuve de son attachement
à une politique du déséquilibre social et montre sa démagogie et
son électoralisme. De ce constat, il faut tirer une évidence :
nous avons un devoir de victoire, nous avons le devoir d’incarner
l’espérance du changement et l’alternative. Plus que jamais,
le Parti Socialiste doit donc enfin se montrer responsable et choisir
« celui ou celle qui sera le mieux placé ». Dès lors, Ségolène
s’impose à nous comme la plus crédible face à un Nicolas SARKOZY
qui fait tout pour qu’elle soit éliminée... Quelle meilleure preuve de
ses chances de victoire ? Gagner, c’est avoir l’occasion, et l’obligation
, d’appliquer collectivement le projet socialiste.
Pour ces raisons, elle a fait le choix de respecter ses adversaires
d’un jour, pour ne pas s’user avant d’affronter ses adversaires de
toujours. Ce choix, exemplaire, n’est pas partagé par ceux qui
préfèrent parier sur la défaite sans comprendre l’urgence.
Ségolène, elle, se propose d’être la candidate des socialistes et
de la gauche. Elle a donc fait le choix de s’adresser aux classes
populaires, délaissées par le Parti Socialiste au profit d’un
électorat de classe moyenne, urbain et diplômé. Ainsi, Ségolène
fait le pari d’enrayer la montée sourde et violente de l’extrême droite,
pour retrouver enfin un équilibre démocratique et républicain.
Ségolène a fait le choix de porter le projet socialiste. Elle a aussi
fait le choix de donner son avis sur des points essentiels où le
projet s’est révélé insuffisamment novateur. Ce choix de l’honnêteté
est assorti d’une garantie fondamentale : celle du renouveau
démocratique qui laissera enfin le choix aux urnes. La démocratie
participative se nourrit de responsables politiques comme Ségolène
qui n’hésitent pas à donner leur avis sans pour autant prétendre
l’imposer, parce que la démocratie représentative trouve ses
limites dans l’irresponsabilités de ceux qui prétendent l’incarner.
En tant que jeunes, en tant que rénovateurs, mais surtout en
tant que socialistes, volontaires et engagés, nous appelons tous
les socialistes à se poser la question de l’avenir, à profiter de
l’occasion qui leur est donnée d’exprimer leur choix pour soutenir
celle qui peut changer les choses. Encore une fois, et sans hésiter
: pour nous, c’est elle !
site web de "Rénover maintenant"
: http://www.renover-maintenant.org/rubrique.php3?i...
- Ségolène n'aura pas la tentation de "confisquer"
- le pouvoir, par Jean-Pierre Repiquet, RM 13
http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article=560 - "Ségolène et la fin des patriarches"
- par Michel Loussouarn, RM 29
- http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article=562
- "Aurions-nous perdu la raison ?" par
- Marie-Laurence Davoine, RM 59
- http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article...
- "Pourquoi Ségolène Royal ? Le choix du
- renouveau" par Marie-Agnès Gandrieau, RM 31
.http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article=553 - "Intéresser les couches populaires
- à sa candidature" par Paul Alliès RM 34
- http://www.renover-maintenant.org/article.php3?id_article=539
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