15.11.2006
présidentielles 2007 programme d'Antoine WAECHTER
Programme d'Antoine WAECHTER
http://www.mei-fr.org/programme.php
RESUME DU PROJET PRESIDENTIEL D'ANTOINE WAECHTER
La France est un pays riche et en paix dans un monde agité et en pleine évolution. L’avenir est pourtant chargé de nuages sombres : dérive climatique, effondrement de la diversité vivante, progression des déserts, tension sur les ressources alimentaires, montée de la violence, multiplication des conflits dans le monde, transgression de la nature du vivant, disparition de la paysannerie… La tentation est forte d’ignorer ces réalités pour ne se préoccuper que de notre confort immédiat. Des alarmes sont émises depuis trente ans par des organisations crédibles (MIT, ONU…) sans que les arbitrages fondamentaux soient pris par les gouvernants, y compris en France.
Dans ce contexte, les priorités d’un Etat qui se préoccuperait de l’avenir de ses enfants seraient de :
- se libérer de la croissance
- restaurer une éthique du vivant.
- fonder la société française sur la convivialité.
- garantir la paix par la justice.
La Droite et la Gauche comptent sur la croissance pour améliorer les courbes du chômage et réduire l’endettement du pays. Nous voulons occuper tout l’espace disponible, tout domestiquer, tout exploiter. Et chaque année, nous défrichons, nous aménageons, nous stérilisons des surfaces considérables. Des centaines d’espèces disparaissent devant ce déferlement. La diversité vivante s’effondre. Il est pourtant évident qu’une croissance indéfinie est matériellement impossible dans un monde fini. De plus, la logique de croissance des pays industrialisés place ces derniers au cœur de tensions internationales pour la maîtrise des ressources et la conquête des marchés qui absorbent leurs exportations.
Dans ce contexte, la notion de développement durable est une escroquerie intellectuelle. Elle signifie que, moyennant quelques précautions environnementales, l’expansion humaine peut se prolonger sans remise en cause fondamentale. Ce postulat est faux. Même équipées de pots catalytiques, les voitures toujours plus nombreuses accentueront l’effet de serre (800 millions de véhicules en 2000, 2,2 milliards annoncés pour 2050). Même accompagné de quelques contraintes architecturales, l’entassement de la population sur une petite partie du territoire accroît les difficultés liées aux concentrations urbaines.
Donnons du prix à la beauté qui nous entoure. Pour que la Terre puisse encore nous émerveiller, nous devons être capable de laisser une place aux autres, c’est-à-dire aux plantes, aux animaux et aux peuplades qui vivent libres. Chaque commune, chaque région, devrait laisser des parcelles de territoire à la libre expression de la vie sauvage, des coins de forêt, des vallées et des rivages qui ne soient pas marqués par nos empreintes. En Guyane, la France a une responsabilité particulière.
Les stratégies sociales et économiques doivent nous permettre de nous libérer de la croissance, dont les effets sur l’emploi et la fiscalité sont d’ailleurs toujours éphémères. Mais la première émancipation doit être culturelle : l’expansion humaine ne sert pas le bonheur des individus : elle réduit la liberté de chacun et dégrade nos conditions de vie.
Une politique d’émancipation par rapport à la croissance privilégie la qualité qui exige davantage de main d’œuvre, exploite les gisements d’emplois délaissés (manuels) et traque les gaspillages de crédits publics. Elle mobilise la technologie et l’imagination pour réduire les besoins de transport routier et aérien ainsi que pour économiser l’énergie. Elle protège les terres agricoles, abandonne les incitations natalistes et équilibre la répartition de la population.
Quelques mesures.
1. Libérer l’emploi de la croissance.
·En créant un environnement fiscal et administratif favorable aux petites entreprises, qui représentent aujourd'hui 60% des créations d'emplois en France
·En valorisant les métiers manuels (dès l’école) où il manque des centaines de milliers de bras
En privilégiant la qualité, qui exige plus de main d’œuvre, notamment dans la production alimentaire
· En favorisant le temps partiel dans une logique à la fois d'aide à la fonction parentale et de partage du travail.
2. Libérer les budgets publics de la croissance
En réduisant les déficits publics qui pèsent très lourd dans le budget de l’Etat, en traquant les gaspillages de crédits publics.
En admettant que le niveau des dépenses publiques d’investissement fluctue avec celui des entrées fiscales.
3. Réduire les besoins de mobilité motorisée des personnes et des marchandises.
Arrêt des subventions publiques au trafic aérien régional.
Arrêt du programme autoroutier, abandon de la concession trentenaire et des péages au profit d’une vignette.
· Amélioration du transport ferroviaire pour les personnes et les marchandises.
· Transformation des tunnels routiers transalpins et transpyrénéens en tunnels ferroviaires (ferroutage).
· Conquête de la qualité de la vie en milieu urbain.
· Gestion de l’espace urbain et suburbain visant à limiter les déplacements induits.
· Relocaliser l'économie pour réduire la distance entre les producteurs et les consommateurs.
4. Gérer le territoire en laissant une place à la nature et à la beauté.
Mise en œuvre d’un programme ambitieux de réhabilitation et de mise en valeur des paysages ruraux et urbains.
Modification de la PAC pour faire des contrats territoriaux d'exploitation le passage obligé de toutes les subventions à l’agriculture avec quatre objectifs :
- Produire une alimentation saine.
- Créer des paysages de qualité.
- Respecter l’eau, l’air et les sols.
- Contribuer à l’économie rurale.
Création immédiate du Parc National de Guyane pour assurer l’intégrité de la forêt équatoriale, la seule placée sous la responsabilité de l’Europe, et la survie des derniers aborigènes.
Restaurer une éthique du vivant
Les manipulations génétiques, les élevages concentrationnaires, l’abattage et l’incinération de millions de moutons et de milliers de vaches pour protéger les marchés…sont autant d’expressions d’une transgression de la nature du vivant. Cette transgression peut modifier le regard que nous portons sur nos congénères, favoriser l’avènement du “ meilleur des Mondes ” et perpétrer la barbarie. Les camps de concentration nazis et communistes, les frappes nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, et quelques génocides, ont fait du XXème siècle le plus barbare de l’Histoire. L’éradication de la barbarie serait le seul véritable progrès humain. Restaurer une éthique du vivant c'est aussi n’accepter le sacrifice d’aucune vie humaine sur l’autel de la raison d’Etat, du “ progrès technologique ” ou de la justice.
Quelques mesures
Interdiction du clonage.
Interdiction de tout élevage ou culture d’organismes génétiquement modifiés (OGM) hors de milieux confinés.
Disparition des élevages hors sol d’ici 2012.
Adoption d’une loi de désengagement du nucléaire et d’un plan de développement des énergies alternatives sur 15 ans. Relance des économies d’énergie.
Abandon dans un cadre international de toutes les armes de destruction massives (nucléaires, bactériologiques, chimiques)
Mise en place d’un code éthique des relations commerciales avec des pays tiers, intégrant la disparition de la peine de mort et le respect des droits de la personne humaine.
Application du statut d’êtres sensibles aux animaux et notamment aux animaux d'élevage.
Fonder la société française sur la convivialité
Le bonheur d’être ensemble est une conquête de tous les jours. Il se construit dans la famille et à l’école, il se vit au travail, dans son quartier, dans les associations. La montée de la violence indique que le corps social est malade. Malade de l’affaiblissement de tous les lieux où se forgent les repères pour la vie. Malade des grands ensembles (trop grands et trop ensembles) qui distillent l’ennui et réunissent trop d’absence de perspective.
Une société conviviale permet à chacun de ses membres de trouver une place qui le valorise, de donner un sens à son existence sans préjudice pour les autres.
Ce chantier implique de :
· permettre à chaque citoyen de contribuer à la maîtrise du destin collectif ;
· favoriser les solidarités de proximité ;
· consolider la famille ;
· investir l’école d’une fonction éducative.
Quelques mesures
Approfondir la démocratie
· Instauration du référendum d’initiative populaire à tous les niveaux sur tous les sujets qui ne remettent pas en cause les traités internationaux et la constitution.
· Réforme du code de l’urbanisme pour placer les changements d’affectation de l’espace sous le contrôle des citoyens
· Généralisation du scrutin proportionnel pour l’élection des assemblées et du scrutin direct pour l’élection du chef de l’exécutif.
· Compenser l’éloignement du centre de décision européen par l'émergence du pouvoir régional: attribution de pouvoirs réglementaires aux assemblées régionales dans les domaines de la culture, de l’économie locale, de l’environnement, des transports…
Consolider la famille en créant un environnement favorable à sa stabilité
· Revalorisation de la fonction parentale
· Attribution d'une indemnité parentale au conjoint qui reste à la maison pour s'occuper des enfants du couple jusqu'à leur entrée au lycée
· Réduire les besoins de mobilité professionnelle dans l'esprit de "vivre et travailler au pays"
· Développement du logement locatif en milieu suburbain et rural
· Promotion d'un urbanisme convivial, disparition des grands ensembles au bénéfice de quartiers comportant des rues et des commerces de proximité
Investir l'école d'une fonction éducative, notamment l'école primaire, ce qui suppose une formation appropriée des instituteurs et des moyens en personnel
Gagner la paix par la justice
La France, par son histoire et son rayonnement, a vocation à être l'avocat actif de la paix dans le monde et de la sauvegarde de la planète. Il est singulier que l'action de notre pays sur la scène internationale soit complètement absente du débat présidentiel. Les conflits paraissent loin, mais, à l'image de la mondialisation de l'économie, les tensions sont contagieuses et les menaces sont planétaires (11 septembre). Ces menaces ne sont plus seulement de l'ordre de l'agression armée ou de l'usage de l'arme nucléaire : une région du globe peut constituer une menace pour ses voisins en portant atteinte aux équilibres géochimiques ou biologiques de la Terre.
L’injustice est aujourd'hui la principale source de conflits : la révolte et le désespoir qu'elle engendre font le lit du terrorisme. Ce n'est pas en tuant quelques centaines de terroristes que le mal sera éradiqué. Nous proposons une nouvelle règle du jeu internationale fondée sur la justice et une économie équitable.
Mise en place d'un code de gouvernance définissant les obligations des gouvernants à l'égard de leur peuple, de la planète et des générations futures.
Création d'un tribunal international (à l'image de celui de La Haye) à compétence planétaire, ayant compétence pour juger tous les manquements à la loi internationale. Le tribunal est obligatoirement consulté avant une intervention de la communauté internationale contre un Etat. Les forces onusiennes deviennent le bras armé de cette justice internationale.
La communauté des Nations, au sein de l'ONU, veille à ce que les échanges soient équitables entre les diverses parties du Monde. Le commerce international est encadré par des exigences sociales, culturelles et environnementales.
La France cherchera à convaincre les autres nations :
· de lever l'embargo vis-à-vis de l'Irak ;
· de créer les conditions de la création rapide d'un état palestinien à côté de l'état israélien ; de séparer les belligérants par une force d'interposition.
La France cessera de faire du suivisme derrière les Etats-Unis : elle affirmera un positionnement autonome capable d'en faire une référence et, le cas échéant, un arbitre respecté.
23:15 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, les verts, écologie, waechter, bové, voynet




Les commentaires sont fermés.