16.11.2006
présidentielles 2007 convention de l'UMP
article de l'AFP
UMP:
le Conseil national
réuni pour finaliser
le projet législatif
A l'ouverture du conseil national, Nicolas Sarkozy
a déclaré que son parti n'était "pas le RPR bis",
mais la "grande formation de la droite républicaine
et du centre".
"Je suis issu du courant gaulliste, mais la mission du
président de l'UMP est que chaque courant fondateur"
de la formation "se sente à l'aise", a déclaré M. Sarkozy.
"L'UMP n'est pas le RPR bis, mais la grande formation
de la droite républicaine et du centre", a-t-il affirmé.
Le Premier ministre Dominique de Villepin interviendra
dans la matinée. Prendront également la parole: les
anciens Premiers ministres Jean-Pierre Raffarin et
Edouard Balladur, Michèle Alliot-Marie, ministre de la défense
et présidente de l'association "Le Chêne", un "club de
pensée au sein de l'UMP" et Bernard Accoyer,
président du groupe UMP à l'Assemblée.
Alain Juppé, récemment réélu maire de Bordeaux, sera
également présent dans la matinée mais ne prendra
pas la parole, selon son entourage. Ce sera la première
participation publique de M. Juppé à une réunion des
instances nationales de l'UMP depuis qu'il en avait
quitté la présidence, en juillet 2004.
Les grandes lignes du projet pour la législature 2007-2012
ont été présentées à la presse lundi par son architecte,
François Fillon, ancien ministre et conseiller politique
du président de l'UMP. Il s'agit d'un projet de "rupture"
mais "non de cassure ou de fracture", selon M. Fillon,
car le bilan chiraquien constitue pour l'UMP sarkozyste "
un atout dont nous n'avons pas à rougir" même s'il "ne
doit pas nous dispenser d'une grande lucidité".
Il se décline en cinq valeurs (mérite, justice, responsabilité,
respect, confiance) et dix engagements, en matière
institutionnelle, sociétale, économique ou écologique.
Elaboré sur deux années, notamment lors des dix-huit
conventions tenues par l'UMP depuis l'arrivée de M. Sarkozy
à sa présidence (novembre 2004), ce contrat de législature
est également le fruit d'un "consensus" entre tendances
diverses au sein de l'UMP (libérales, gaullistes,
centristes, radicales...).
A la veille du Conseil national, les libéraux
du parti (réformateurs) devaient organiser un
dîner-débat avec M. Fillon pour évoquer à nouveau
leur contribution au projet, qui omet, notamment,
leur proposition de suppression de la durée légale
de travail dans la loi.
Jeudi en fin de matinée, quatre "ateliers" seront animés
par des membres de la Commission du projet pour recueillir
les éventuels amendements des quelque 2.400
conseillers nationaux. Ces amendements seront
ensuite examinés par la Commission, puis les
conseillers nationaux ratifieront le projet nouvelle
mouture dans l'après-midi. Enfin, ils voteront sur les
investitures législatives. Le projet législatif de l'UMP ne
sera toutefois définitivement entériné qu'après consultation,
par internet, des quelque 292.000 adhérents du mouvement,
du 20 au 26 novembre.
Cette étape close, conformément au calendrier que s'était
fixé l'UMP en 2005, une seconde étape, celle qui concerne
la campagne présidentielle, pourra commencer. Dans
cette optique, l'UMP réunira un bureau politique le
22 novembre, pour arrêter le calendrier pour la présidentielle
(date et conditions de dépôt des candidatures).
Le candidat que soutiendra l'UMP en 2007 sera choisi
par l'ensemble des militants lors d'un congrès le 14 janvier.
Selon toute vraisemblance, ce devrait être Nicolas Sarkozy,
même si certains, dans les cercles chiraco-villepinistes,
souhaitent l'émergence "d'autres personnalités"."
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