25.11.2006

DARFOUR LES EFFETS SUR LE TCHAD

 

LA SITUATION CATASTROPHIQUE DU DARFOUR déborde sur les pays frontaliers.

Qui peut penser que la catastrophe Humanitaire que connaît cette région du SOUDAN ne puisse avoir des effets secondaires au sein même des pays voisins où se trouvent d'ailleurs des centaines de milliers de réfugiés?

 iL EST TEMPS QUE LE CONSEIL DE SECURITE PRENNE LES MESURES QUI S'IMPOSENT EN  DEHORS DE TOUTE CONSIDERATION LIEE AUX INTERÊTS ECONOMIQUES DU PETROLE  DES GRANDES PUISSANCES;

ARTICLE DE L'AFP

"Tchad: la rébellion lance une nouvelle offensive dans l'est du pays"

"25 novembre 09:49 - N'DJAMENA (AFP) - Un mois après une première série de raids sans lendemain, les rebelles tchadiens de l'Union des forces pour la démocratie et le développement (UFDD) ont repris l'offensive contre le régime du président Idriss Deby Itno en attaquant samedi la ville d'Abéché, dans l'est du pays.
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Carte du Tchad

AFP/Infographie -

 

Entrée vendredi sur le territoire tchadien depuis le Soudan voisin, une colonne de 80 véhicules de l'UFDD s'est heurtée samedi au lever du jour à l'armée gouvernementale autour d'Abéché, la principale ville de l'est du pays située à 700 kilomètres à l'est de N'Djamena.

Lors des violents combats qui ont suivi, des éléments rebelles sont entrés dans la matinée dans Abéché, a-t-on appris auprès des rebelles et de source officielle. Des affrontements se poursuivaient en journée tout autour de la ville et l'issue de la bataille restait très indécis, selon des sources militaires concordantes.

Interrogé par téléphone sur son téléphone satellitaire, le chef de l'UFDD, le général Mahamat Nouri a affirmé que ses troupes avaient pris le contrôle d'une bonne partie de la ville.

"Je suis depuis ce matin à 7h30 dans la ville, mes hommes sont entrés dans Abéché (...) nous contrôlons une bonne partie de la ville. Les combats se poursuivent tout autour", a-t-il déclaré.

Interrogée par l'AFP, une source gouvernementale à N'Djamena a confirmé que des rebelles avaient effectivement pris position dans Abéché et que des affrontements à l'arme lourde se poursuivaient dans ses alentours.

"La situation est très confuse", a commenté cette source. "Ce n'est que quand tous les combats seront terminés que nous saurons si Abéché est tombée aux mains des rebelles ou non", a-t-elle poursuivi.

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Des Tchadiens fuient l'est du pays, le 10 novembre 2006

AFP/Archives - Sonia Rolley

Toutes les communications téléphoniques avec la ville étaient coupées samedi matin.

Interrogée par téléphone satellitaire, une porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à Abéché, Claire Bourgeois, a rapporté que des "tirs à l'arme lourde" étaient entendus dans et autour de la ville samedi, décrivant une situation "très confuse".

Fruit de la récente fusion de plusieurs groupes, l'UFDD a repris fin octobre les hostilités contre le régime du président Deby en s'emparant brièvement de Goz Beïda, près de la frontière soudanaise, puis d'Am Timan, à une centaine de kilomètres plus au sud, avant de se replier vers l'est.

De violents combats avaient opposé la rébellion à l'armée le 29 octobre dans la zone montagneuse d'Hadjer Meram, au sud de Goz Beïda. Ces affrontements s'étaient notamment soldés par la mort du chef d'état-major général adjoint de l'armée tchadienne, le général Moussa Sougui.

Comme il y a six mois lors de l'offensive repoussée du Front uni pour le changement (Fuc) devant N'Djamena, le Tchad a accusé le Soudan de soutenir l'UFDD, ce que Khartoum a catégoriquement nié.

La nouvelle offensive de l'UFDD a provoqué la suspension vendredi des activités des organisations humanitaires présentes dans l'est du Tchad pour y assister les réfugiés de la province soudanaise du Darfour.

Dans un bref communiqué publié vendredi soir, l'ambassade de France à N'Djamena a appelé "par précaution" ses quelque 1.500 ressortissants au Tchad à "limiter (leurs) déplacements" jusqu'à nouvel ordre.

Le Tchad a décrété le 13 novembre l'état d'urgence sur l'essentiel de son territoire pour enrayer les affrontements entre tribus arabes et non-arabes qui ont, selon le gouvernement, fait depuis début novembre plus de 400 morts et des milliers de déplacés dans l'est du pays.

Cette mesure d'exception très controversée, qui s'accompagne d'une censure de la presse privée, a été prolongée jeudi jusqu'à la fin mai 2007."

© 2006 AFP

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