25.11.2006

RWANDA le départ des FRANCAIS la guerre JUDICIAIRE

 

L'affrontement entre la France et le RWANDA se place sur le terrain de la Justice internationale.

 la volonté du Juge Français  de lancer un mandat international à l'encontre du président KAGAME est sans doute juridiquement  de bonne guerre, mais qui empêchera  ce même président de lancer les mêmes mandats à l'encontre du premier MINISTRE de l'époque (  E BALLADUR)  ou de celui des affaires étrangères (A JUPPE) ?
 Il  est évident que l'affrontement est Politique comme le souligne le président KAGAME, mais pour comprendre il faut revenir à la situation initiale et surtout ne pas oublier l'histoire de ce pays au cours des 50 dernières années.
 Ne pas prendre en compte cette réalités historique nous amène nous Européens à projetter nos fantasmes et nos visions d'occidentaux sur des situations qui ne peuvent les intégrer.
 Il y a bien un avant, un pendant et un après à ce génocide.
 L'avant se décomposant d'ailleurs en plusieurs phases.
 La phase qui précéde l'attentat contre l'avion du  président RWANDAIS (huttu)qui déclenchera en représaille les massacres à l'encontre des populations  TUTSIS.
 Chacun s'accorde à reconnaître que c'est bien cet évenement qui est la cause déclenchante des évenements qui suivront.
 Avant ces événements, le RWANDA avait passé des accords de défense avec la FRANCE et conformement à ces accords la FRANCE formait ses personnels militaires et participait en assistance auprès de cette armée afin de contrer les actions de ses ennemis aux frontières du pays.
 Le président KAGAME; lui même issu des TUTSIS qui avaient déjà été massacrés il y a quelques decennies vivait en OUGANDA et faisait même parti intégrante de l'armée de ce PAYS.
 Les TUTSIS OUGANDAIS étaient donc les ennemis du RWANDA dirigé par le gouvernement HUTTU du président  HABYARIMANA . les offensives perpettuelles qui ont eu lieu au cours des années qui ont précédé ce massacre sont des réalités constatables par tous.
 Prétendre aujourd'hui que la FRANCE aurait   armé les forces armées loyalistes de ce Pays est une escroquerie intellectuelle, car il s'agit de la stricte application d'accords internationaux.
 Par ailleurs l'aide apportée par certains pays occidentaux auprès des forces OUGANDAISES constituées de TUTSIS dans leur démarches d'invasion du RWANDA et ensuite du ZAÏRE n'est qu'un secret de polichinelles.
 Un article paru en dernière page du monde indiquait à l'époque la façon dont ces forces étaient équipées et surtout précisait le nombre de corps restitués  d'officiers supérieurs de deux grands pays occidentaux amis de la FRANCE qui assistaient avec beaucoup d'efficacité les troupes du Commandant KAGAME de 1994 à 1995 (dans l'invasion du ZAÏRE)
 L'absence de réaction du conseil de sécurité de L'ONU trouve sans doute un début d'explication dans le fait que certaines grandes puissances se repartissaient les rôle derrière les intérêts des deux partis en présence.
L'engagement de la FRANCE fut décidé par l'ONU devant le nombre croissant des massacres, cette intervention rapide avec l'engagement de moyens limités, eut pour effet l'arrêt de l'invasion Ougandaise par Tutsis interposés.
 Il est évident que des massacres furent encore perpétués malgré la présence des forces françaises, ces massacres eurent également lieu dans des camps de réfugiés au BURUNDI l'année suivante entre réfugiés huttu sans aucun commentaire dans la presse internationale (plusieurs milliers de morts)
article de l'AFP:

"Les diplomates français à Kigali s'apprêtent à quitter le Rwanda

25 novembre 09:44 - KIGALI (AFP) - Les diplomates français en poste au Rwanda et leurs familles s'apprêtaient samedi à évacuer Kigali après la rupture des relations diplomatiques entre Paris et Kigali décidée vendredi par le gouvernement rwandais, a-t-on appris de sources françaises.
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Manifestation anti-française à Kigali le 23 novembre 2006, après les poursuites réclamées contre le président rwandais Paul Kagame

AFP - José Cendon

 

"L'ambassadeur Dominique Decherf prendra un vol ce (samedi) soir depuis Kigali", a expliqué une source à l'ambassade de France s'exprimant sous couvert d'anonymat. Kigali a ordonné vendredi à l'ambassadeur de France de quitter le pays dans les 24 heures.

Toutes les institutions françaises au Rwanda, y compris l'école française et le centre culturel, ont reçu l'ordre des autorités rwandaises de fermer leurs portes et tous leurs personnels français doivent quitter le pays dans les 72 heures.

"J'ai passé la nuit à faire mes bagages. Je quitterai Kigali lundi", a commenté sous couvert d'anonymat un Français visé par l'ordre d'expulsion.

Contactés par l'AFP, plusieurs Français établis à Kigali se sont refusés à tout commentaire sur la crise entre la France et le Rwanda, en mettant en avant le caractère sensible de l'affaire.

http://actualite.aol.fr/a-la-une/les-diplomates-francais-a-kigali-s-appretent-a-quitter-le-rwanda/55499/photo1/p-image_cat/image_titre/image_id/image_nom/image.html

Montage des portraits du président rwandais Paul Kagame (g) et de l'actuel chef d'état-major de l'armée rwandaise James Kabarebe

AFP - Mandel Ngan

La réaction était la même dans les chancelleries occidentales dans la capitale rwandaise, qui sont restées muettes samedi sur le dossier.

Le Rwanda a rompu vendredi ses relations diplomatiques avec la France, après les poursuites réclamées par le juge français Jean-Louis Bruguière contre le président Paul Kagame et l'émission de mandats d'arrêt contre neuf de ses proches.

Le juge français a recommandé que M. Kagame soit poursuivi devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) pour sa participation présumée à l'attentat contre l'avion de l'ancien président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994, élement déclencheur du génocide.

Il a également signé mercredi neuf mandats d'arrêt visant des proches du président rwandais et de hauts responsables militaires, dans le cadre de son enquête.

"Nous avons passé en revue le rapport Bruguière, il est tellement creux que nous sommes surpris qu'une institution comme le tribunal à Paris puisse autoriser des inculpations sur la base d'un tel rapport. Cela confirme nos craintes que ceci est politique", avait commenté vendredi matin le ministre rwandais des Affaires étrangères.

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Le juge français Jean-Louis Bruguière, en conférence de presse à Londres le 14 novembre 2006

AFP/Archives - Bertrand Langlois

Dès mercredi, M. Kagame avait averti que les relations entre France et Rwanda allaient "se dégrader". Jeudi après-midi, 25.000 personnes avaient manifesté à Kigali contre la France, en dénonçant le rôle joué selon eux par Paris pendant le génocide de 1994, qui a fait, selon l'ONU, environ 800.000 morts, essentiellement tutsis.

Les autorités rwandaises accusent régulièrement la France d'avoir entraîné et armé les auteurs du génocide avant les massacres. Paris a toujours démenti toute implication.

Une commission d'enquête rwandaise mène des recherches sur le rôle de la France avant, pendant et après le génocide.

Cette commission doit reprendre ses audiences publiques le 11 décembre et, à terme, se prononcer sur une éventuelle procédure contre Paris devant la Cour internationale de justice (CIJ), qui juge les différends entre Etats."

© 2006 AFP

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