27.11.2006

présidentielles 2007 politique de la ville

 
    article extrait du BLOG de MAM 2007  http://www.lechene.org/
  "  LA POLITIQUE DE LA VILLE par Philippe DALLIER, sénateur    


Philippe Dallier Mon nom est Philippe DALLIER,  je suis depuis 12 ans le maire d’une commune de 20.000 habitants située à 15 km du centre de Paris. 

Depuis 2004, je suis aussi, Sénateur du Département de Seine-Saint-Denis dans lequel ont éclaté, l’année dernière, les émeutes dont vous avez certainement vu des images à la télévision puisqu’elles ont fait le tour du monde. 

Ces émeutes ont eu pour origine la mort d’un jeune qui pour échapper à la police, s’était réfugié dans un transformateur électrique.

Ces émeutes ont été un choc pour tous les français. S’attaquer à des écoles, des gymnases, brûler la voiture de ses voisins, agresser les pompiers à coup de pierres pendant des nuits entières, tout cela ne s’était jamais produit en France à une échelle aussi vaste et pendant aussi longtemps. 

Au fil des nuits, les émeutes se sont étendues à toute la Seine-Saint-Denis puis à l’extérieur du département. Il y a eu un phénomène de contagion de quartier en quartier avec une surenchère et une course au nombre de voitures brûlées, par médias interposés.    

C’est de cela dont je souhaite vous parler et vous expliquer, en quelques minutes, pourquoi, de mon point de vue, cela s’est produit et tracer des pistes de solutions. 

Le Département de la Seine-Saint-Denis compte officiellement 1 million  400 000 habitants et très certainement 200.000 personnes de plus en situation irrégulière. 2/3 de la population est étrangère ou d’origine étrangère et le département concentre 35% de la pauvreté de toute la région parisienne qui compte près de 12 millions d’habitants.  

Nous avons là une situation tout à fait particulière dont l’origine remonte aux années soixante. C’était à l’époque les trente glorieuses de l’économie mondiale, l’industrie française avait un besoin important de main d’œuvre et la France a eu recours à une immigration du travail alors essentiellement masculine, hébergée dans des foyers de travailleurs.  

A la fin des années 70, avec le vote de la loi sur le regroupement familial, l’immigration changea de nature. 

Des familles essentiellement issues du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne se sont concentrées dans le nord et l’est de la région parisienne ainsi qu’aux abords des grandes villes.  

Leurs enfants, nés en France, et donc français, ont grandi dans les quartiers construits, au lendemain de la seconde guerre mondiale, pour faire face à la crise du logement.  

Dans le même temps, à partir de 1974, la crise économique frappait de plein fouet l’industrie qui était le premier employeur de ces populations.  

L’intégration à la française est alors tombée en panne et ces quartiers sont devenus des ghettos dans lesquels seuls habitent ceux qui ne peuvent pas faire autrement. 

Pourtant, depuis des siècles, la France avait su intégrer et même assimiler plusieurs millions de personnes originaires principalement des autres pays européens, Italie, Espagne, Portugal, Russie, Pologne, Arménie. 

Leur intégration ne s’était certes pas faite sans problème, mais elle est très vite devenue une réalité et tous les descendants de ces immigrants se sentent aujourd’hui parfaitement français. 

Alors pourquoi ce qui a fonctionné pendant plus d’un siècle ne fonctionne t’il plus ?  

Ces émeutes de l’année dernière étaient-elles prévisibles ? 
Etaient-elles des émeutes raciales ou seulement des émeutes sociales ?  
Le fait culturel ou religieux a-t-il joué un rôle ? 

Voilà les questions auxquelles nous tentons de répondre, politiques, sociologues, philosophes, et nous devons très vite trouver des réponses.  

Ces émeutes étaient-elles prévisibles ? Il serait facile, à posteriori de répondre oui, mais je dois à la vérité de dire que personne ne les avait prévues. Cependant, ceux qui connaissent ces quartiers, c’est mon cas puisque j’ai grandi dans l’un d’eux, sentaient bien que la situation s’était fortement dégradée et que la tension montait. Le premier signe qui aurait du nous alerter remonte à l’année 2000. Lors d’un match de football  France-Algérie, au Stade de France, devant 80.000 personnes, en présence du 1er Ministre, l’hymne national, La Marseillaise, a été sifflé par toute une partie du stade dans laquelle se trouvaient de jeunes français issus de l’immigration. Siffler la Marseillaise était le signe évident que pour ces jeunes elle ne signifiait rien ou pire encore qu’elle symbolisait la culture française qu’ils rejetaient. Pourtant, ils ont toujours vécu en France et souvent ne parlent que le français, mais ils ont le sentiment, à tort ou à raison, que la France ne veut pas leur faire de place à cause de leur origine. Je crois que l’on peut également affirmer qu’il y a chez beaucoup d’entre eux un ressentiment à l’égard de notre pays, ancienne puissance coloniale. Même s’ils ne connaissent que peu ou pas du tout le pays de leurs parents ou grands-parents et qu’aucun n’envisage de quitter la France, ils ne se sentent pas français.  Ils se sont donc construits une véritable culture de rechange, culture des quartiers où ils habitent, avec leur propre langage, leur propre mode, leur propre expression artistique, ce qui pourrait être considéré comme positif.  
Mais pour certains, ils se sont aussi donné des règles de vie qui ne sont pas celles de la République, pratiquent une économie parallèle faite de vols, de recel et de trafic de drogue. Aussi en viennent-ils, j’allais dire logiquement à tenter d’empêcher, par la confrontation, les forces de police d’entrer sur ce qu’ils considèrent comme leur territoire.  
Le repli de ces quartiers sur eux-mêmes est aujourd’hui bien réel et c’est le danger majeur qu’il nous faut combattre.  


Autre question, ces émeutes étaient-elles des émeutes sociales ou raciales ? J’aurais envie de répondre, les deux.  Emeutes sociales d’abord, parce que je suis persuadé que l’échec scolaire, le manque de formation professionnelle et le taux de chômage qui peut atteindre jusqu’à 50% chez ces jeunes, sont en grande partie responsable de cette situation. Mais émeutes raciales aussi parce qu’ils se sentent, encore une fois à tort ou à raison, exclus de par leur origine. Le repli communautaire est ainsi devenu pour certains un refuge.  Emeutes raciales également parce que l’on constate la montée en puissance de groupes identitaires extrémistes qui prônent la violence et s’attaquent à de jeunes blancs pour ce qu’ils représentent. Ce fut le cas à plusieurs reprises lors des grèves d’étudiants au printemps dernier. Il ne faut pas non plus occulter le poids du conflit Israélo-palestinien qui sert de prétexte à certains jeunes pour justifier leurs agressions contre des français de confession juive et des synagogues. Certains n’hésitent pas non plus à nier ouvertement le génocide des juifs et vont jusqu’à contester, voire empêcher, l’enseignement par les professeurs de ce point essentiel de l’histoire de la seconde guerre mondiale. 


Le fait religieux joue donc bien un rôle important dans la problématique que nous avons à régler.  
Comment être à la fois de culture française et de confession musulmane ? Comment construire un Islam de France respectueux des valeurs de la République et qui ne soit pas inféodé à des pays étrangers ? Comment faire de l’Islam une religion comme les autres ? Voilà des questions essentielles. 
Il y a aujourd’hui environ 6 millions de musulmans en France. C’est la plus forte communauté en Europe mais ils ne sont que 11% à pratiquer régulièrement leur religion. 
Nous savons cependant avec certitude que des intégristes tentent de radicaliser les jeunes de ces quartiers en fondant leur discours sur l’exclusion sociale dont ils sont victimes. Le port du voile chez les jeunes filles, le refus de l’enseignement de certaines disciplines à l’école, comme les sciences naturelles, l’histoire, le sport, le refus de la mixité homme-femme dans les lieux publics, la volonté de faire primer les lois religieuses sur les lois de la République, tout cela est bien une réalité.  
Même s’il ne faut pas exagérer le nombre de ceux qui propagent ce discours, il faut cependant être très vigilant contre ces tentatives de faire entrer dans la sphère publique le fait religieux.    


La solution à ces problèmes passe d’abord par la remise en marche de l’ascenseur social. 
Il faut faire en sorte que notre devise « Liberté – Egalité – Fraternité » redevienne une réalité pour tous. Il faut que chacun, quelle que soit son origine, sa religion, sa couleur de peau ait, à talent égal, la même chance de réussir à partir du moment où il fournit les efforts nécessaires.  


C’est à l’Etat de compenser, par des politiques appropriées les inégalités sociales afin de rétablir une réelle égalité des chances. Il faut également que la société française s’ouvre plus encore à la diversité.
Il faut que la télévision, les entreprises, les services publics, la classe politique reflètent mieux qu’ils ne le font aujourd’hui ce qu’est la société.
 
Je crois de ce point de vue, qu’une réelle prise de conscience s’est opérée après les émeutes de l’an passé et depuis, le vote d’une loi est venu renforcer cette nécessité d’ouverture. 
C’est seulement lorsqu’il y aura le même pourcentage de français d’origine étrangère dans tous les corps de la société que nous pourrons parler d’intégration réussie comme ce fut le cas pour les vagues d’immigrations précédentes.  
Zinedine Zidane, lorsqu’il ne donne pas de coup de tête, est un exemple  formidable mais il ne suffit pas à lui seul, à démontrer aux jeunes que l’on peut réussir en France quelle que soit son origine.     
Il faut aussi reconstruire ces quartiers qui sont aujourd’hui très dégradés et repliés sur eux-mêmes. A cette fin, le Gouvernement a lancé, il y a 3 ans, un plan de 30 milliards d’euros destiné uniquement à traiter les problèmes d’urbanisme. Ce plan mettra encore près de 10 ans avant d’être achevé. 
Enfin, il faut nous interroger sur notre capacité à intégrer toujours plus d’étrangers. Un Premier Ministre socialiste, Michel ROCARD avait dit en 1988 : « la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, mais elle doit en prendre sa part ». 

Toute la question est de savoir si la France n’a pas atteint le seuil qui rend maintenant difficile l’intégration de population étrangère nouvelle d’autant que la situation économique ne permet pas de lui assurer travail et logement.   


Pour l’avenir, je suis partagé entre pessimisme et optimisme. La France est aujourd’hui à la croisée des chemins.  

Soit elle parvient à maintenir et à faire vivre un modèle de société qui place au-dessus des particularismes les valeurs qui fondent notre République laïque. C’est-à-dire une République garante de la liberté de conscience politique et religieuse de chacun qui garantit l’égalité entre tous les citoyens, quelle que soit leur origine, mais qui marque une séparation nette entre la chose publique et la religion.  

Soit elle devient une juxtaposition de communautés qui ne partagent que le fait de coexister sur un même territoire, sans repères communs.  

Je pourrais être pessimiste parce que le problème est difficile et que la solution ne dépend pas seulement de nous. Ce qui se passe au Proche et Moyen-orient, la tension inter-religieuse et la montée des extrémismes partout dans le monde sont des facteurs exogènes très importants.     

Mais je veux aussi être optimiste parce que la France a toujours su, dans le passé, intégrer ceux qui le voulaient réellement.  

Nous ne pouvons pas échouer, car alors les intégristes d’un côté et l’extrême droite de l’autre gagneraient la partie face à la démocratie. 

Ce serait à coup sûr la fin du modèle de société française telle que les philosophes du siècle des lumières, VOLTAIRE, DIDEROT, ROUSSEAU, MONTESQUIEU et les fondateurs de la République l’avait rêvé.

Philippe DALLIER"

Commentaires

23.10.2006
PRESIDENTIELLES 2007 PROGRAMMES
Les conséquences de la politique de la ville conduite depuis 30 ans se soldent par un véritable désastre humain. Là encore pourquoi ne pas décrire l'enchainement historique et cerner les vrais raisons avant de proposer des propositions qui si elles sont toutes humainement acceptables sont irréalistes dans l'immédiat. rappel d'une note publiée le 23 octobre dernier.




L’IMPERIEUSE NECESSITE DE REDUIRE LA FRACTURE SOCIALE








La France dérive entre deux mondes qui s’ignorent de plus en plus. Ceci est le résultat de politiques mal comprises et mal maîtrisées tant par la Gauche que par la Droite.




Nous avons laissé se développer des zones de « GANGRENE SOCIALE » depuis 1974, d’où ont fuit tous les Français de souche en abandonnant à leur sort les migrants les plus récents.




L’arrivée massive de plus en plus nombreuse d’immigrés suite aux lois de regroupement familial prise par le président GISCARD et le Premier Ministre jacques CHIRAC en 1975 répondait à un double souci :




1/ Rendre plus performants les étrangers déjà présents sur notre territoire




2/ Prendre des mesures humanistes pour les étrangers présents en les autorisant à faire rejoindre leurs familles.




Ces mesures ont rapidement montré leurs limites d’autant que le peuple n’avait jamais été consulté sur la prise de décision de ces mesures.




La première crise pétrolière de 1973 et surtout l’arrivée massive sur le marché du travail des classes d’âge nées après guerre se traduiront très vite par une montée impressionnante du chômage dans notre pays comme dans d’autres démocraties occidentales, avec cependant un particularisme Français lié à notre démographie. En effet les nouvelles classes d’âges étaient excédentaire chaque année de plus de 150 000 personnes.




Très vite les problèmes surgiront dans les cités avec comme conséquence la fuite de tout ce qui faisait la MIXITE SOCIALE. Les cadres furent en effet les premiers à quitter ces zones, rapidement suivis par les enfants des classes ouvrières qui accédaient soit à la maîtrise soit aux postes de cadres.


Pour des raisons idéologiques, personne ne voulu prendre en compte cette réalité. Le simple fait d’évoquer ce sujet condamnait ceux qui s’y risquaient à se faire traiter de xénophobes et pire encore de RACISTES.




Les classes populaires les plus pauvres, qui formaient les gros bataillons des électeurs du Parti Communiste Français se sentir abandonnés et rejoindront en masse le seul parti qui même s’il ne proposait aucune solution aux problèmes avait le premier identifié ce problème. Qui fera dire à Laurent FABIUS lui-même avec courage, « Le front National pose de bonne question même si les réponses qu’il donne sont incompatibles avec l’éthique de notre Pays. »




La fuite des élites et donc de l’encadrement social de toute structure humaine s’accélérera encore avec la perte de puissance des syndicats, du PCF et de l’implantation de l’Eglise catholique elle-même.


Le manque de structures sociales et humaines surtout ouvrira le champ à l’apparition de bandes qui aura très vite pour conséquences, le délabrement de l’habitat et la fuite des services et des commerces de proximité qui furent alors rackettés.




Les populations résiduelles furent alors de plus en plus livrées à elles mêmes, pour ne pas dire abandonnées.




Là encore pour des raisons idéologiques, le pouvoir politique préconisera une certaine forme d’exception culturelle en contradiction totale avec notre politique centenaire d’assimilation des nouveaux migrants.




Au DROIT à la DIFFERENCE clamé par la Gauche Bourgeoise vivant dans le 16° ou les plus beaux arrondissement de Paris, de trop nombreux FRANÇAIS se firent une raison à cette situation qu’ils n’avaient pas choisie et qui leur était imposée par les politiques.


Il s y répondirent par un DROIT à L’Indifference TOTALE




Il aura fallu les émeutes de novembre 2005, il y a à peine un an, pour que le pays prenne enfin conscience de la situation déplorable de ces zones que certains qualifient de NON DROIT.




Même si de nouveaux migrants parviennent encore à rejoindre ces cités en volumes d’ailleurs de plus en plus réduits, les enfants de la première et seconde vagues ne sont plus des étrangers mais « légalement » des FRANÇAIS.








Tous les sociologues savent que l’assimilation de populations hétérogènes n’est possible qu’en dessous d’un certain seuil qu’ils ont placé à hauteur de 10% de l’ensemble de la population d’accueil.




Nous sommes dans l’obligation de constater que ce « ratio » avoisine souvent plus de 30 à 40% dans ces cités et qu’en conséquence toute assimilation à la Française devient de fait IMPOSSIBLE.






Nous aurons mis plus de 40 ans pour parvenir à ce POURRISSEMENT, il nous faudra logiquement un temps incompressible pour corriger cette situation qui ne pourra être inférieur en toute logique à 20 ans au minimum.




Laisser une part importante de la population FRANCAISE dans une certaine forme de « GANGRENE SOCIALE » est indigne du pays des droits de l’Homme. Les risque sont en effet considérables d’une explosion sociale comme l’a connu la France en 1788 et qui a alors débouché sur la révolution Française.


Les plus jeunes de ces FRANÇAIS pourront ils attendre ces 20 années qui seront nécessaires aux correctifs de la situation présente.




Seule des propositions de NOS CANDIDATS qui viseront à renouer avec notre histoire par une réelle MIXITE SOCIALE seront de nature demain à répondre avec efficacité à la situation présente qui résulte surtout ne notre indifférence et de l’aveuglement de nos politiques.
que pouvons nous attendre des partis politiques? d'abord et avant tout de ne pas faire de cet enjeu un argument électoral ce qui est indécent. les critiques de F HOLLANDE sont une insulte au bon sens, car la responsabilité historique de la gauche est aussi importante que celle imputée à juste titre à la droite.
la solution passera par la manière dont les politiques parviendront à la MIXITE sociale qui seule au long de notre histoire est toujours parvenue à assimiler comme "français" les nouveaux arrivants.
certaines propositions devront être étudiées en dehors des partis si cette cause devient une "cause nationale" et non seulement électorale pour les bonnes consciences. il es cependant à craindre que l'indifférence des français dits de souche " s'aggrave au cours des prochaines années et qu'ils refusent la mixité qui seule est de nature à amorcer un début de solution qui nécessitera de toute façon au moins une dizaine d'années pour obtenir des résultats visibles.

Écrit par : gilles | 27.11.2006

Etre gaulliste de gauche n'est pas possible aujourd'hui. Nous sommes européens, même si l'Europe Politique n'existe pas encore telle que le souhaitait la Constitution Européenne. Le gaullisme c'était avant tout la Résistance. Les erreurs de De Gaulle ont laisser des marques indélébiles dans la France de 1968, notamment.
Dans le soutien à un préfet de police tel que Papon.
Monsieur vous êtes sénateur d'une banlieue difficile, vous parler bien des ghettos (j'y vis).
Française je souhaiterai comme vous voir les valeurs des acquits de 1789 appliquées. Las !vous savez bien que M. Thiers a dit de la Commune 1870: " qu'on la fusille".
La "Butte Montmartre" s'appelle toujours la butte rouge.
Nous avons choisi J. Chirac pour battre le Pen en 2002, en dépit des promesses, "la fracture sociale" n'a jamais été aussi énorme.
7M de personne en France vivent en dessous du seuil de pauvreté. La médecine est a xxx vitesses, si l'on possède un peu de culture on peut encore se faire entendre, encore faut-il avoir les moyens de payer les déremboursements. Mettez-vous à la place de ceux qui ne peuvent se faire entendre, et n'ont pas un sou vaillant. Ils sont à la merci des files d'attente dans les dispensaires.
La police secondée par la BAC, et autres personnages moins délicats, fait son travail, mais que d'erreur de la part du ministre de l'intérieur: la police à l'école, dans la rue essaie de rééduquer les jeunes, et souvent c'est facile d'accabler des parents dont les moyens sont très limités par le chômage, leur autorité n'est plus respectée dès lors qu'un "caïd" formé dans le moule des prisons en sort plus rebelle.
Le manque de psychologie de certains "zélès" prétendus membres de la police, peut mettre le feu au poudres en un éclair.
Comment M. Sarkozy ose-t-il écrire dans son livre: "Témoignages" l'effort favorise le succès, et la bourgeoisie doit son rang à ses efforts.
Vous serez sans doute d'accord pour dire que les efforts des plus humbles ne sont pas aussi bien récompensés, mais en restant gaulliste vous ne serez pas moins Um-piste (ce me semble).
La sécurité sociale se porte mal, nous constatons une atteinte au porte-monnaie des plus modestes quand certaines entreprises ne paient pas leurs cotisations à l'URSSAF.
Les retraites ne seront plus garenties, vu le nombre de chômeurs, de français qui s'expatrient en raisons des discriminations, des délocalisations, ce n'est pas étonnant.
Aussi comment voulez-vous que les gens habitants les ghettos ne soient pas sur-tendus par de telles pratiques, car ceux sont eux qui paie le prix fort.
M.Sarkozy en dépit de ses déplacements, réside à Matignon, ou à Neuilly si je ne m'abuse.
Voyez-vous ce que je crains le plus, et ce que je combattrai toujours, c'est le retour d'un duel déjà vu.
Les années Mitterand, ne m'ont pas parues les meilleures, il serait bon qu'une alliance droite/gauche se fasse dans l'intérêt des français et des européens. Bon! en France c'est un voeu pieux, vu les clivages existants.
Sans vous offensé, Mme Ségolène Royale, ne serait peut-être pas si mal, voire.
Véga

Écrit par : VEGA | 27.11.2006

être gaulliste de "gauche" ou de "droite" cela n' a aucun sens pour un gaulliste qui par définition se place au dessus des partis.
Le GAULLISME ce n'est pas que la résistance, mais d'abord une certaine idée de la FRANCE, une certaine idée de son indépendance et du rôle qu'elle doit tenir dans le monde.
C'est l'idée de sa responsabilité en matière de défense des droits de l'homme dont elle est responsable vis à vis de l'humanité .
C'est la place de l'homme qui doit toujours être préservée et qui impose que le politique soit toujours devant l'économie qui ne doit être que le moyen de réaliser une politique non pas juste mais EQUITABLE.

Écrit par : gilles | 28.11.2006

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