29.11.2006
PRESIDENTIELLES 2007 ROYAL SARKOZY
deux candidats, deux stratégie de la communication; deux approches et deux personalités.
article de l'EXPRESS de cette semaine:

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voiture. Dans la mesure du possible, elle évite d'être photographiée: souvent en jupe, elle n'a pas envie qu'un cliché «déplacé» soit un jour publié. Consciente de la force visuelle de sa féminité, elle a appris à en jouer: des talons ni trop hauts ni trop plats, des tailleurs ni trop chics ni trop stricts, toujours un bijou et un sac à main «tendance», l'accessoire indispensable pour une silhouette moderne... Un look très étudiéEn juin, Ségolène Royal confiait sa satisfaction de figurer, selon un sondage, parmi les femmes les plus sexy du monde. Désormais, la candidate socialiste surveille tous les clichés d'elle, attentive à éviter les photos «déplacées» et à apparaître en adéquation avec la fonction présidentielle. Quant à Nicolas Sarkozy, il portait encore, en mars, une chemise à rayures en meeting. Depuis mai, il a adopté une nouvelle tenue et s'y tient: costume sombre (parfois agrémenté de fines rayures) et chemise blanche, pour que la transpiration soit moins visible. En prise directe avec quelques grandes plumes du magazine Elle, avec qui elle discute régulièrement, Ségolène Royal a compris qu'il existait un public spécifiquement féminin à conquérir, un public qu'elle a rallié par ce qu'elle montre plus que par ce qu'elle dit. «J'ai été stupéfié, raconte un élu parisien, par le nombre de nouvelles adhérentes qui me répondaient: "C'est une femme, elle est jeune et elle est belle'', lorsque je les interrogeais sur leur préférence affichée pour Ségolène Royal.» Sur une scène politique où la victimisation est devenue un mode de communication, la candidate du PS ne s'est pas privée de ce ressort, au contraire: «victime» du machisme des éléphants, «victime» de ceux qui pronostiquaient l'éclatement de la «bulle médiatique», «victime» des journalistes qui ne l'ont pas interrogée comme ils auraient interviewé un homme, elle a appuyé toute sa campagne sur les mauvaises manières réservées au sexe faible, suscitant une solidarité sans le moindre rapport avec une quelconque idéologie. Attentive à être séduisante, Ségolène Royal n'est pas pour autant une séductrice. Toujours souriante mais jamais proche, elle n'aime pas qu'on la touche, qu'on l'embrasse ou qu'on lui serre la main. La foule l'effraie, la cohue lui étreint le cœur. Elle peut refuser de traverser une salle en liesse, choisir de sortir par une porte dérobée pour échapper à ces bras qui se tendent. Aux grands meetings elle préfère d'ailleurs les petites salles: à l'aise au milieu d'un public restreint, elle juge le contact plus facile lorsque les gens sont installés en rond autour d'elle. Ségolène Royal demande depuis longtemps à être équipée d'un micro-cravate, afin d'arpenter l'estrade: oratrice souvent médiocre en tribune, elle est desservie par les longs discours statiques, lors desquels elle peine à garder une contenance. D'où sa volonté de renouveler aussi cette forme-là de campagne - la rupture, c'est parfois simplement écarter ce qui ne vous avantage pas. Cette rupture, Nicolas Sarkozy prétend l'incarner dans les idées. Voilà pourquoi il travaille tant sa posture, soucieux d'abord de ne plus effrayer. C'est la méthode «Photoshop»: depuis la rentrée, il corrige son image par petites touches. Son ami Brice Hortefeux l'a prévenu, «les grands meetings inquiètent». Pour son intervention à Marseille, en septembre, le président de l'UMP ne fend plus la foule pendant de longues minutes et évite ainsi d'atteindre la tribune en nage. L'homme pressé - «De son impatience découlent tous ses défauts», note l'un de ses proches - prend ensuite le temps de saluer une par une les personnalités présentes. Histoire de transmettre un peu de chaleur humaine.
La moindre image, filmée par une société payée par le parti et souvent reprise par les chaînes de télévision, est étudiée: les élus qui l'entourent à la tribune, à Périgueux ou à Saint-Etienne, et se trouvent dans le champ des caméras ont été sélectionnées avec minutie. Pour cette série de discours qu'il veut présidentiels, il a légèrement baissé le ton de sa voix et revêt régulièrement un costume sombre et sobre, avec une chemise blanche plutôt que rayée, afin de dissimuler un peu sa transpiration . Il n'y a pas de détails dans une campagne présidentielle. Au placard aussi les tenues noires et les lunettes de soleil qui caractérisaient les nombreux gardes du corps qui l'encerclent. Des consignes ont été données, aux résultats perceptibles lors de son discours le plus récent, dans le Forez: même la personne venue déposer son texte sur le pupitre n'avait pas l'allure d'un policier. Tout ça pour ça? Le 16 novembre, l'UMP tient un conseil national qui doit prouver la détermination de son président à rassembler la famille. Et voilà que les provocations de Michèle Alliot-Marie, critiquant plusieurs aspects de sa politique, font réapparaître aussitôt le Sarkozy d'avant: il se lance dans une violente diatribe, comme s'il ne supportait pas d'être contesté au sein de son mouvement. Ce sont les limites de la mue du personnage et du contrôle de son image. Il y a quelques semaines, pour un malentendu ridicule (il attendait Place Beauvau un rendez-vous qui avait été fixé à deux pas, au siège de l'UMP), il s'énerve soudainement contre l'un de ses conseillers, devant de nombreux témoins: «Je suis entouré de connards!»
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14:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2007, politique, politique critique, ump, ps, sarkozy, royal




égolène Royal fait toujours attention lorsqu'elle descend d'une
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