04.12.2006
présidentielles 2007 Ségolène ROYAL COURTISEE EN ISRAËL
La candidate PS à la présidentielle Ségolène Royal
reçue par le Premier ministre israélien
Ehud Olmert à Jérusalem,
le 4 décembre 2006
AFP - Yoav Lemmer
Mme Royal, qui devait donner une conférence
de presse dans la soirée, "a exprimé des
positions très claires contre le programme
nucléaire iranien. Elle a dit que l'Iran
ne devait pas être autorisé à acquérir une
capacité nucléaire aussi bien pour des
usages civils que militaires", a affirmé
à l'AFP Miri Eisin, la porte-parole de M. Olmert.
"Mme Royal a posé au Premier ministre de
nombreuses questions à propos de la région.
Ils ont ensuite longuement évoqué la question
palestinienne", a ajouté la porte-parole.
Durant son séjour de 48 heures en Israël et
dans la bande de Gaza, celle qui brigue la
présidence française aura rencontré, outre M. Olmert,
les principaux responsables israéliens: les
ministres des Affaires étrangères Tzipi Livni
et de la Défense Amir Peretz.
Ségolène Royal lors d'une visite au musée
Yad Vashem, à Jérusalem, à la mémoire des
six millions de juifs exterminés par les nazis,
le 4 décembre 2006
AFP - Yoav Lemmer
La candidate française à la succession de
Jacques Chirac avait partagé dimanche un
dîner privé avec Mme Livni, membre du parti
centriste Kadima et symbole de la nouvelle
génération politique en Israël, comme Mme
Royal en France.
Lors de cette rencontre la chef de la diplomatie
de l'Etat hébreu a cherché à faire comprendre,
notamment à partir de son histoire personnelle,
les ressorts profonds de la politique israélienne
et ses exigences en matière de sécurité,
selon l'entourage de Mme Royal.
Celle-ci s'est imprégnée un peu plus
d'histoire juive, notamment le chapitre de la Shoah,
en visitant longuement lundi matin le musée
Yad Vashem, à Jérusalem, à la mémoire des
six millions de juifs exterminés par les nazis.
La veille, dans la bande de Gaza, Ségolène Royal
avait eu un entretien de 45 minutes avec le
président de l'Autorité palestinienne
Mahmoud Abbas.
Cet agenda digne d'un chef d'Etat contraste avec
la polémique née en France, en période de
pré-campagne électorale, autour du périple
proche-oriental de Mme Royal.
Elle s'est vue reprocher un manque d'expérience,
voire une forme de mansuétude à l'égard de
l'antisémitisme, pour avoir, à Beyrouth, laissé passer
des propos tenus en sa présence par un député
du Hezbollah assimilant au nazisme l'action
israélienne au Liban. Mme Royal avait fait une
mise au point quelques heures plus tard affirmant
que ni elle ni l'ambassadeur de France n'avaient
entendu ces propos.
Dimanche soir, le Conseil représentatif des
institutions juives de France a "déploré" que
Mme Royal "ait accepté de dialoguer avec un
représentant du Hezbollah", tandis que le chef
de la diplomatie française Philippe Douste-Blazy
a critiqué "les idées simplistes" de la candidate socialiste.
Cet épisode n'a provoqué aucune réaction des
responsables de l'Etat hébreu, alors que la presse
israélienne s'est contenté de relater l'incident en
soulignant "le silence" de la candidate.
Mme Royal est revenue lundi sur l'affaire, déclarant
à des journalistes français: "Ces polémiques sont
dérisoires par rapport à la situation. C'est l'avis des
autorités israéliennes qui m'importe".
Ségolène Royal a aussi prêté le flanc à la critique
pour avoir entretenu un moment l'incertitude sur
une possible rencontre à Gaza avec des représentants
du Hamas, qualifiés d'"élus démocratiquement désignés".
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