05.12.2006

présidentielles 2007 l'EUROPE à 30 ou 35?

 
élargissement de l'EUROPE:
lu sur le blog de Pierre MOSCOVICI Vice président du Parlement EUROPEEN

30 novembre 2006

Vote de mon rapport final sur l'adhésion de la Roumanie

http://moscovici.typepad.fr/.shared/image.html?/photos/uncategorized/12439_moscovici_global_forum_031129_2003.jpg Mon cinquième -et dernier- rapport sur l'adhésion de la ROUMANIE a été voté aujourd'hui par une immense majorité du Parlement européen. C'est pour moi l'aboutissement d'un travail de plus de deux ans, et un moment important dans mon combat pour une Europe réunifiée.

 

 

Je n'ai eu de cesse de permettre l'entrée de la ROUMANIE -et de la  BULGARIE- dans l'Union,

 

 tout en maintenant la pression pour la réalisation des réformes nécessaires à cet effet. A chaque rapport, j'ai utilisé les mêmes mots- amitié, destin commun, exigence. Je crois qu'ils étaient justes.

 

 

Il fallait, en effet, naviguer entre deux écueils.

 

 Une attitude laxiste, de facilité, laissant croire à une adhésion automatique, comme justifiée par un "dû" historique, n'aurait pas encouragé les réformes.

 

Une position trop dure, au contraire, aurait menacé l'élargissement et stérilisé les évolutions de la politique et de la société  roumaines.

 

J'ai la conviction que la ROUMANIE entrera dans l'Union le 1er Janvier avec un état de préparation suffisant, même si des lacunes-identifiées par la Commission- persistent et si des mécanismes de vigilance continueront à jouer après l'adhésion.

 

Cette entrée clôt un cycle, celui du 5ème élargissement de l'Union.

 

 Désormais, tous les pays issus de l'ex-pacte de VARSOVIE, ceux qui se sont libérés du joug soviétique après 1989, sont dans l'Union.

 

Je sais que le climat a changé, qu'existe aujourd'hui une sorte de "blues" de l'élargissement.

 

 Pourtant, il s'agit d'un accomplissement historique, auquel je suis fier d'avoir participé, pendant cinq ans comme Ministre des Affaires Européennes du gouvernement de Lionel JOSPIN, depuis 2004 par mes travaux au Parlement européen.

 

 

J'ai la conviction que ce mouvement ne peut pas, ne doit pas s'arrêter.

 

Certes, je n'ignore pas les réflexions en cours sur la "capacité d'absorption" de l'Union.

 

Il faudra, pour aller plus loin, réformer les institutions européennes,

 

 adapter son cadre financier,

 

 convaincre les Européens.

 

 Il ne s'agit pas, pour autant, d'en prendre prétexte

 

 pour décréter un coup d'arrêt, ni même une pause.

 

Plusieurs pays- la Macédoine, la Croatie,

 

la Turquie surtout- sont candidats, ils doivent être traités

 

de bonne foi.

 

D'autres- les Balkans, l'Ukraine un jour- ont cette perspective.

 

 Débattons, publiquement, des frontières de l'Europe, pour éviter le choc en retour d'une ouverture mal préparée.

 

 Mais ne fermons pas la porte.

 

Depuis le début des années 90, je n'ai pas changé d'avis:

 

 je suis un militant d'une Europe réunifiée, appelée

 

 à moyen ou long terme à compter de 30 à 35 membres.

 

 Demain, je continuerai à agir pour la réussite de

 

 cette grande aventure. Aujourd'hui, je me réjouis

 

que la ROUMANIE et la BULGARIE nous rejoignent

 

le 1er Janvier 2007.

 

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