06.12.2006
présidentielles 2007 le rôle des syndicats.
Avec moins de 7% du monde salarial qui est syndiqué dont plus de 70% au sein de la Fonction publique il était temps de savoir ourquoi les françis ne se sentaient pas ou mal représentés par les cinq syndicats qui leur sont imposés depuis 1965.
ci joint un article de Paule MASSON de l'humanité construit et très explicatif:
Syndicats . La CGT et la CFDT demandent aux députés d’intégrer une réforme de la représentativité syndicale dans le projet de loi sur le dialogue social.
Bernard Thibault et François Chérèque demandent aux députés de ne pas reporter à plus tard ce qui peut être fait immédiatement. Puisque les parlementaires sont amenés à discuter cet après-midi du projet de loi de modernisation du dialogue social, pourquoi ne pas y intégrer l’amendement proposant de fonder la représentativité syndicale sur le vote des salariés ?
C’est ce qu’ont clairement exprimé hier les secrétaires généraux des deux premières organisations syndicales françaises, la CGT et la CFDT.
Aujourd’hui, toutes les formations politiques reconnaissent comme « obsolète » la « présomption irréfragable » de représentativité accordée à cinq confédérations syndicales sur la base d’un décret d’État datant de quarante ans.
Saisir l’opportunité maintenant
Toutes s’accordent à trouver pour le moins problématique le fait que des accords négociés entre le patronat et les syndicats puissent être mis en oeuvre même s’ils sont refusés par la majorité des salariés.
Elles concèdent aussi que cette situation est génératrice de tensions sociales.
Mais le projet de loi élaboré après la crise du CPE par le gouvernement, discuté aujourd’hui au Parlement, ne touche à aucune de ces règles-là.
Il se contente d’inscrire dans la loi une concertation préalable avec les partenaires sociaux avant toute réforme concernant le droit du travail et fait l’impasse sur la légitimité des acteurs à même d’être concertés.
« Ajouter un zeste de dialogue social ne va pas révolutionner la situation. Je sais bien que nous rentrons dans une période où beaucoup de promesses vont être dites. Mais il y a l’opportunité de bouger main- tenant »,
insiste Bernard Thibault. Les présidents de groupes parlementaires ont donc découvert hier matin sur leur bureau un amendement tout prêt (voir ci- contre).
Ils sont vivement incités à ne pas reporter ce débat qui consiste, selon François Chérèque, à « ramener une légitimité syndicale dans l’entreprise » à plus tard, c’est-à-dire après l’élection présidentielle.
Les deux confédérations, qui travaillent depuis deux mois à élaborer une position commune, ont trouvé un renfort de premier ordre dans l’avis rendus par le Conseil économique et social le 29 novembre dernier, approuvé par 132 voix pour et 57 contre.
Nombre de membres du groupe des personnalités qualifiées, y compris certaines connues pour leur sensibilité à droite, ont approuvé la philosophie générale de l’avis : tout remettre dans les mains des salariés, le choix des organisations syndicales qui les représentent comme celui d’approuver ou non le résultat d’une négociation sociale. Aujourd’hui, « on ne peut pas évacuer ce sujet de la société française », s’est réjoui François Chérèque, content que la situation ait « évolué plus vite que prévue ».
Voter dans toutes les entreprises
La CGT et la CFDT proposent de mesurer la représentativité syndicale à partir du vote des salariés dans les entreprises (comité d’entreprise, délégués du personnel), grandes et petites.
Pour les salariés des TPE, des élections interentreprises seraient organisées. Ensuite, la compilation des résultats permettrait de mesurer la représentativité par branche professionnelle.
Les organisations syndicales considérées com- me représentative « dans un nombre significatif de bran- ches » le seraient au niveau interprofessionnel. Ce nouveau système devrait, selon les deux syndicats, être opérationnel d’ici à 2010.
Il est demandé au législateur « d’arrêter ces nouveaux principes » afin que les partenaires sociaux puissent ensuite en négocier la faisabilité. L’enjeu est de « disposer d’outils supplémentaires pour être présents dans les entreprises », insiste François Chérèque tandis que Bernard Thibault rappelle qu’il serait peut-être temps de mettre en oeuvre l’article 8 de la Constitution française de 1946 :
« Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses délégués, à la détermination collective des conditions de travail ainsi qu’à la gestion des entreprises. » La balle est dès à présent dans le camp du gouvernement et de la représentation politique.
Paule Masson"
22:03 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique sociale, syndicalisme, représentation ouvrière, défense des intérêts des salariés, ps, ump




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