07.12.2006
présidentielles 2007 les méthodes anglo saxonnes
Depuis toujours les britanniques "protestants" ont eu une approche à l'argent différente des Catholiques Français.
l'argent est par essence "sale", l'église nous a t elle pas enseigné qu'il s'agissait de l'action du DIABLE??
Tout ce qui a trait aux affaires et par analogie aux prises de décision les concernant est par éthique contraire aux exigences morale de ceux qui prétendent penser et qui se sentent investis au nom du peuple.
Aujourd'hui encore, alors que le LOBBYing est incontournable dans le monde anglo saxons, nous Français avec notre exception Gauloise nous nous posons encore cette question au parlement.
c'est à mourir de rire mais ceci est tellement sérieux. ci joint un article de la Croix .
définition du Lobbying
<>À l’origine, le mot « lobby » désignait en langue anglaise, une « allée couverte dans un monastère », puis tout simplement un corridor ou une salle d’attente. C’est à la fin du XIXe siècle qu’il prend un sens politique lié à la pratique, courante à l’époque, qui consiste à intercepter les parlementaires dans les couloirs de la Chambre des communes pour les entretenir des décisions politiques en cours. Le terme lobbying renvoie donc littéralement à la pratique d’influence des parlementaires.
D’abord utilisé dans un sens péjoratif, le terme a ensuite pris un sens plus large pour désigner toute action d’influence sur les pouvoirs publics. Le terme de lobby, traduit parfois en français par groupe de pression ou groupe d’intérêt, tend à désigner toute organisation mettant en œuvre des actions d’influence pour peser sur une décision publique. Un lobbypeut donc représenter une entreprise, une coalition d’entreprises, une branche professionnelle, une association ou un syndicat.
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Deux députés réclament la création d'un groupe de travail parlementaire afin de mieux encadrer l'intervention des groupes d'intérêt à l'Assemblée nationale
<>Décembre 2005. Dans la salle des conférences de l’Assemblée nationale, à deux pas de l’hémicycle, des représentants de Virgin sont venus faire une démonstration de téléchargement de musique aux parlementaires en pleine discussion sur le projet de loi relatif au droit d’auteur.Objectif : les convaincre d’interdire une licence globale qui pourrait nuire aux industriels du disque.
Juillet 2006, quelques mois plus tard, le groupe Suez, partenaire de l’équipe de France, emmène une vingtaine de parlementaires assister, tous frais payés, à la finale de la Coupe du monde de football à Berlin, alors même que ces derniers s’interrogent sur l’intérêt de la fusion avec GDF présentée par le gouvernement.
Abondamment commentés, ces deux événements ne sont que la partie émergée d’unepratique, le lobbying, qui constitue depuis quelques années le quotidien de la vie de nos parlementaires.« Nous sommes tellement sollicités par les différents groupes d’intérêt qu’on pourrait facilement être invités à déjeuner et dîner matin et soir », témoigne un député.
Un livre (1) a d’ailleurs récemment dénoncé l’influence des lobbies sur l’Assemblée nationaleet recensé toutes leurs pratiques : financement de colloques et de clubs thématiques où députés, industriels et experts se rencontrent, voyages d’études à l’étranger pris en charge par des entreprises, assistants parlementaires rémunérés par des groupes d’intérêt pour faire de la « veille parlementaire » ou encore incitation à la création de « groupes d’études » – il y en a actuellement 125 – pour exercer leur influence.
"La frontière entre lobbying et corruption difficile à tracer"
Sans compter qu’elles ne contribuent guère à rehausser l’image du personnel politique, lorsque cela conduit comme hier des députés, sous l’influence du lobby viticole, à préconiser la mise en place à l’école de programmes d’éducation pour la santé « informant des effets bénéfiques du vin dans le cadre d’une consommation appropriée ».
C’est la raison pour laquelle deux députés UMP, Arlette Grosskost et Patrick Beaudouin, ont déposé, le 30 octobre dernier, sur le bureau de l’Assemblée nationale une proposition de résolution, soutenue par une centaine d’élus, visant à établir des règles de transparence dans ce domaine. Ils viennent même de demander très officiellement au président de l’Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, de créer un groupe de travail sur le sujet.
« C’est la seule façon de tout mettre à plat et de revenir aux fondements même de notre fonction qui est la défense de l’intérêt général », justifie Patrick Beaudouin. L’objectif de cette proposition n’est cependant pas de bannir toute forme de lobbying. « Les lobbies existent et agissent. La question n’est donc pas de savoir si cela est souhaitable ou non. C’est plutôt l’absence de règles qui pose aujourd’hui problème », explique Emiliano Grossman, chercheur en sciences politiques au Cevipof (2).
Un « trophée des relations institutionnelles »
Le « trophée des relations institutionnelles » a couronné cette année Air France et… Suez. « Nous vivons une situation paradoxale, confirme Jean-Claude Adler, président de l’Association française des conseils en lobbying et affaires publiques. Toutes les entreprises et les organisations professionnelles pratiquent aujourd’hui le lobbying, ilest enseigné dans les écoles, c’est devenu une profession à part entièremais il n’a toujours ni reconnaissance ni statut. »
Le lobbying a, dans notre pays, mauvaise presse, contrairement à de nombreux autres pays, notamment anglo-saxons, où il a pignon sur rue. « En France, le mot est presque obscène », regrette Olivier Debouzy dans une note de 2003 de l’Institut français des relations internationales (Ifri), qui y voit le résultat de notre tradition politique issue des Lumières où la loi est l’expression de la volonté populaire et où toute tentative de l’influencer est donc forcément illégitime.
"Quand cela le mérite, je peux m’engager sans états d’âme"
« Act Up, qui n’est pas très riche, a eu par son action une influence décisive sur la politique de lutte contre le sida en France », rappelle à juste titre Emiliano Grossman. À l’inverse, le lobbying intense pratiqué par les fabricants de cigarettes pour tenter de faire échouer l’interdiction de fumer dans les lieux publics n’aura eu que peu d’effets.
La professionnalisation du lobbying dans les années 1980 serait par ailleurs symptomatique d’une évolution de la prise de décision publique où l’État ne serait plus au centre. « Il a permis de sortir du tête-à-tête qui prévalait jusque-là entre l’État et quelques décideurs », approuve Jean-Claude Adler.
« Je trouve normal que les groupes d’intérêt se fassent entendre, souligne Yves Bur, député UMP du Bas-Rhin. Après, c’est une question d’éthique personnelle. Je ne promets jamais rien et je ne défends pas toutes les causes. Mais quand cela le mérite, je peux m’engager sans états d’âme. »
Certains parlementaires réclament une charte
Quatre mille huit cent dix groupes d’intérêt sont officiellement accrédités auprès du Parlement européen et disposent d’un laissez-passer en échange du respect d’un code de conduite. Un système dont voudraient s’inspirer les deux députés français en créant à l’Assemblée nationale un registre qui permettrait « d’identifier et de répertorier les représentants des groupes d’intérêt et de s’assurer pleinement du contrôle des allées et venues de ces représentants ».
Il viendrait se substituer à une situation opaque où seule une vingtaine de personnes, issues de grandes entreprises publiques ou d’organismes institutionnels, ont actuellement accès aux députés.
Ces mesures sont jugées cependant insuffisantes par certains parlementaires qui réclament une véritable charte précisant clairement « ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas ». De son côté, l’association Anticor, qui juge « dangereux et pervers » l’institutionnalisation des lobbys, travaille à une contre-proposition visant à plafonner l’engagement des dépenses des entreprises en faveur des lobbys et à faire davantage de transparence sur les revenus et le patrimoine des élus.
Emiliano Grossman évoque, lui, l’exemple canadien où a été créée une autorité indépendante chargée du contrôle. « En tout cas, notre objectif qui était de lancer le débat est atteint », se félicite Patrick Beaudouin, pour qui le sujet devra impérativement être inscrit à l’ordre du jour de la prochaine législature.
Céline ROUDEN"
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19:09 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ump, ps, pcf, udf




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