09.12.2006

présidentielles 2007 analyse de la primaire des socialistes par les Gaullistes sociaux

http://www.gaullismesocial.fr/

La CAMPAGNE socialiste vue par les GAULLISTES sociaux

 Un premier bilan

La campagne que vient d’organiser le Parti Socialiste pour désigner son candidat

aux élections présidentielles a démontré, une fois de plus, l’ambivalence

de la démarche des socialistes.

D’une part, en effet, cette confrontation interne a fait apparaître la richesse

 et la diversité des talents que le PS rassemble et lui a permis d’occuper

une place considérable dans le débat public. Elle a même intéressé,

non seulement la totalité des médias, mais aussi une fraction de

 l’opinion qui ne partage pas ordinairement les options de la gauche.

Si bien que le parti socialiste a donné à beaucoup de Français

 l’impression qu’il leur apportait un supplément de démocratie.

D’autre part, il est certain que des divisions profondes, voire des fêlures,

 sont apparues dans cette confrontation, qui pourront ultérieurement

compromettre l’unité du parti, au-delà même des présidentielles.

Et il est clair que les prises de position des candidats n’ont guère fait

 avancer la solution des problèmes auxquels est confronté le pays.

C’est ce que l’on a pu constater pour Laurent Fabius, malgré sa

dimension d’homme d’Etat, du fait de son enfermement dans un stérile

"à gauche toute". Mais aussi pour Dominique Strauss-Kahn, dont

 la compétence a été reconnue, mais dont le souhait de développer

 chez ses "camarades" une culture social-démocrate n’a pas

recueilli beaucoup d’échos. Quant à Ségolène Royal, elle a justement

compris que la bipolarisation actuelle ne devait pas interdire à un camp,

 s’il voulait gagner, de s’ouvrir à la sensibilité de l’autre ; mais elle a

 en même temps proposé un ensemble de mesures peu cohérentes,

 faibles dans le domaine international, souvent floues, toujours

 marquées par la tentation populiste.

Ce qui ne l’a pas empêchée de séduire une forte majorité de militants,

tant était grande leur hâte de "battre la droite" pour revenir au pouvoir.

On est donc en droit de se poser la question : cette campagne

fut-elle un véritable exercice de démocratie ou une abdication camouflée

 devant les facilités de la démagogie ? En tout cas, Mme Royal aura

 besoin de toutes ses forces pour "gravir la montagne" jusqu’au printemps 2007.

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