09.12.2006

présidentielles 2007 le candidat des Gauches

AFP:

 

article de l'AFP

"Les antilibéraux tentent de s'accorder sur un candidat


http://fr.news.yahoo.com/09122006/290/photo/rendez-vous-crucial-pour-les-antiliberaux.html

L'ILE-SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis) (Reuters) - Un millier de délégués ont débattu samedi à l'Ile-Saint-Denis, près de Paris, du choix d'un candidat antilibéral pour 2007, sans certitude de parvenir à un accord d'ici dimanche.

Après le renoncement de José Bové, les appels se sont multipliés au sein de la gauche radicale pour que le Parti communiste n'impose pas à tout prix Marie-George Buffet, l'un des trois prétendants encore en lice.

La secrétaire nationale du PCF a en effet la préférence de 55% des collectifs, devant Clémentine Autain (23%), adjointe au maire de Paris, et Yves Salesse, président de la Fondation Copernic (20%), selon la synthèse diffusée par le collectif national.

Ces votes indicatifs partiels - 569 collectifs sur 750 - ne préjugent pas, cependant, de la décision définitive, car le choix du candidat doit s'opérer sur la base d'un double consensus entre militants des collectifs et partis.

Les discussions serrées entre militants du PCF, courants minoritaires de la LCR et des Verts, amis du socialiste Jean-Luc Mélenchon, syndicalistes et membres d'associations doivent se prolonger jusqu'à dimanche.

"Soyons lucides, c'est d'un accord sur cette candidature que dépend la réussite ou l'échec de notre rassemblement", a lancé l'un des responsables, Claude Debons, en ouvrant les débats.

"PAS LE DROIT A L'ECHEC"

Marie-George Buffet, qui voudrait recréer la dynamique qui a permis la victoire du "non" au référendum de mai 2005 sur le projet de Constitution européenne, revendique l'investiture au nom du poids du PCF dans les collectifs créés en France.

Elle a insisté samedi sur "l'urgence" qu'il y avait à entrer en campagne et a réaffirmé que le ou la candidate de la gauche antilibérale "peut gagner en 2007."

Mais ses concurrents, comme l'altermondialiste José Bové qui s'est pour l'instant retiré du jeu, ou Clémentine Autain, estiment que son statut de chef de parti se prête mal à une candidature de rassemblement.

Soulignant le succès des meetings de la gauche antilibérale et "l'immense espoir qui s'est levé dans le pays", Clémentine Autain a estimé qu'un échec serait "totalement irresponsable" et "totalement médiocre par rapport aux enjeux du pays".

Elle a mis en garde le PCF contre toute tentation de "changer les règles du jeu" en cherchant à passer en force sur la base du vote des collectifs. "Nous avons rejeté l'idée qu'une majorité l'emporterait sur une minorité", a-t-elle insisté.

"Il n'y a qu'une solution, c'est le consensus et nous devons y travailler", a renchéri Yves Salesse, qui a offert de retirer sa candidature "si l'on trouve un autre nom pour faire consensus".

"Nous ne sommes pas là pour discuter de querelles dérisoires (...), nous n'avons pas le droit d'échouer", a-t-il ajouté sous les ovations, tandis qu'une partie de la salle se levait aux cris de "Tous ensemble."

Martine Bavay (Verts) a estimé que les conditions du consensus n'étaient pas réunies et a appelé les trois candidats, en particulier Marie-George Buffet, à s'effacer pour permettre de trouver une autre personnalité, voire obtenir le retour de José Bové.

Des militants du PCF ont répliqué qu'il y avait de la mauvaise foi à récuser Marie-George Buffet parce qu'elle dirige un parti alors qu'elle "fait consensus" dans les quartiers populaires grâce à sa notoriété. "

 

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