09.01.2007
présidentielles 2007 le début des attaques biaisées
La tactique du PS prend une étrange tournure, monsieur BESSON devrait savoir qu'avant de CRACHER en l'AIR il faut soi même être à l'abri.
Pourquoi s'en prendre à la personne et non seulement aux programme et aux idées? Il est vrai qu'il ne reste que peu de temps moins de 100 jours pour le premier tour, et le PS a jusqu'ici ESCAMOTE toute comparaison objective entre le programme de sa candidate et celui de ses adversaires.
La STRATEGIE DU PS ne consiste t elle pas alors à refuser le combat d'idées pour ne se placer que sur celui des apparences?
cela est peu probable, du moins nous le souhaitons au risqu'alors de renouer avec une très mauvaise habitude qui se pratiquait dans les années 40.
La Campagne prendrait alors une tournure pour le moins NAUSEABONDE!
article de libération: http://www.liberation.fr/actualite/politiques/227438.FR.php
DISSEQUE PAR L'ADVERSAIRELe PS publie 100 pages sur le Net sur «l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy». Une somme polémique mais argumentée sur l'idéologie du candidat UMP.
Disséqué par l'adversaire
L'analyse évite de sombrer dans la caricature genre «Sarko, facho».
Nicolas Sarkozy dépecé... Et les meilleures tranches jetées en pâture sur la Toile ! Tel est le rêve du PS : lancer les internautes à l'assaut de Sarko et faire naître sur le Net un débat autour de la nature «dangereuse» du projet du candidat de l'UMP à l'Elysée. Pour les socialistes, l'intérêt tactique est évident tant l'effet repoussoir que produit Nicolas Sarkozy dans toute une frange de l'électorat apparaît comme le meilleur coagulant des électeurs issus des gauches autour de Ségolène Royal.
A cette fin, la rue de Solférino met en ligne demain sur son site Internet (1) un riche document intitulé : «l'inquiétante "rupture tranquille" de monsieur Sarkozy» que Libération s'est procuré. Long de plus de 300 000 signes, ce texte passe en revue l'ensemble des faits et gestes de Nicolas Sarkozy depuis 2002 sous son triple képi de ministre de l'Intérieur, ministre de l'Economie et des Finances, et aspirant président de la République.
Idéologue. Nourri par les travaux d'une batterie d'experts, l'ouvrage a été piloté par le secrétaire national du PS à l'Emploi, le député de la Drôme Eric Besson. A l'origine, il devait être publié sous forme de livre, mais Olivier Faure, directeur adjoint du cabinet de François Hollande, a suggéré, il y a deux mois, de le mettre en ligne pour attiser des réseaux de discussions autour de son contenu. Celui-ci a aussi été enrichi par des «complicités» internes à la machine ministérielle sarkozyste, en l'occurrence le travail de hauts fonctionnaires de la place Beauvau et de Bercy qui signent sous les pseudonymes de Caroline Laurent, Pierre Bayard et Michel Hauteau.
Pendant près d'un an, cette équipe a disséqué l'action du ministre, analysé le moindre de ses discours et relu ses nombreux écrits. Réfutant le slogan «Sarko, facho», jugé «à la fois stupide et contre-productif», l'analyse évite de sombrer dans la caricature. Elle récuse également les attaques personnelles et toute forme d'approche «psychologisante» (famille, origines, etc.) des prises de position de Sarkozy, qualifié d' «adversaire redoutable». Au-delà de la critique de son bilan, qui, bien qu'argumentée reste sujette à polémique, cette étude a surtout l'intérêt de peindre le président de l'UMP en authentique idéologue, à mille lieues de l'image de l'élu plein de «bon sens» et pétri de pragmatisme qu'il prétend se donner. L'analyse devrait d'ailleurs séduire le dernier carré de chiraquiens qui demeure viscéralement hostile à l'élu de Neuilly : «libéral, atlantiste et communautariste», tel est le triptyque identitaire du sarkozysme, «filiale française de la Bush Cie», selon la formule d'Eric Besson.
Avec de nombreux exemples et références à l'appui, l'ouvrage fait de Nicolas Sarkozy un apôtre du néoconservatisme américain tant sur le plan du communautarisme et des religions, partie la plus innovante de l'ouvrage, que sur le terrain de la sécurité, du libéralisme économique et, bien sûr, de la politique étrangère. Comme les chiraquiens, Eric Besson est d'ailleurs convaincu que le candidat UMP a commis l'une de ses «plus grosses erreurs» lors de son voyage aux Etats-Unis, en septembre 2006, lorsqu'il a dénoncé «l'arrogance française» et s'est appliqué à mettre en scène sa rencontre avec George W. Bush.
Depuis, le patron de l'UMP s'efforce de corriger le tir. D'où l'invention de l'improbable oxymore «la rupture tranquille», la mise en avant de la plume «sociale» de l'ex-séguiniste Henri Guaino ou encore ses adresses à «la France qui souffre». Façon de tenter de «brouiller les pistes», selon Eric Besson, qui voit en Sarkozy un fossoyeur qui du «gaullisme autant que [de] l'héritage laïque et républicain». Amoureux des sunlights, l'intéressé sera ravi de voir qu'il fascine toujours adversaires comme partisans. Au point d'être érigé en objet d'étude.
13:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ump, ps, sarkozy, mam




Commentaires
extrait du blog de patrick DEVEDJIAN
dimanche, 17 décembre 2006
Faire campagne et parler vrai ?
Une phrase célèbre du cardinal de Retz me revient à l’esprit au fur et à mesure que la campagne avance : « On ne sort de l’ambiguïté qu’à son détriment ».
C’est ce que semble penser Ségolène Royal qui se complait dans les généralités qui ne fâchent personne : par exemple aujourd’hui à Ripostes sur le dialogue social ou sur les 35 heures, elle fixe des objectifs consensuels sans jamais en donner les moyens. Mais va venir le temps où il faudra bien entrer dans les propositions concrètes.
Nicolas Sarkozy a une longueur d’avance sur ce plan : lui, pour faire progresser le dialogue social, il propose de mettre fin au monopole des syndicats professionnels dès le 1er tour afin que les salariés s’y intéressent davantage et que les syndicats soient plus représentatifs, il propose que la grève soit votée au scrutin secret pour que les usagers ne soient plus pris en otage par une minorité, il veut instaurer le service minimum…
Pour échapper aux 35 heures obligatoires, il veut supprimer les charges sociales et les impôts sur les heures supplémentaires, parce que la richesse produite par ce travail supplémentaire, augmentera la croissance et le pouvoir d’achat. Il veut augmenter le gâteau au lieu de se contenter de partager l’emploi. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais au moins on sait où on va.
C’est ce qu’à dit aussi Jean-Pierre Raffarin ce matin d’une autre façon : "Je pense que l'atout de Nicolas Sarkozy sera sa sincérité, je pense que le handicap de Mme Royal sera son manque de sincérité".
Il ne voulait pas dire, à mon sens, que Ségolène Royal ne disait pas la vérité, mais qu’elle ne déclinait pas les conséquences concrètes de ses intentions générales.
Alors que la sincérité de Nicolas Sarkozy est d’autant plus profonde qu’il a déjà longuement réfléchi à ce qu’il va faire et qu’il peut annoncer dès maintenant ses réponses précises aux problèmes des Français.
Evidemment, plus l’on reste dans les généralités et plus on est consensuel. A l’inverse, si l’on avance des propositions concrètes, on risque de fâcher : les uns vous reprochent de trop grands changements, les autres de ne pas en faire assez.
Mais c’est la seule façon de faire partager les idées pour pouvoir légitimement les mettre en application si l’on est élu.
Et je pense que plus on va avancer dans la campagne, plus les Français, qui sont inquiets sur ce qui va se passer, vont exiger des engagements précis.
Écrit par : gilles | 09.01.2007
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