12.01.2007
présidentielles 2007 l'emploi associatif payé par le budget
reprise d'une note ancienne, la dérive de l'utilisation des finances publiques, comment créer des fonctionnaires déjà trop nombreux en France
plus d'un emploi sur trois est payé par les impôts. Pourrait on imaginer que tous les Français soient fonctionnaires, qui créerait alors les richesses pour assurer les dépenses de l'état et le réglement des salaires des fonctionnaires?
PRESIDENTIELLES 2007 L'emploi associatif une dérive perverse
L'article ci joint de la croix pose problème dès lors que la majorité des emplois créés dans le monde associatifs sont financés par le budget de l'état.
en effet aux 5 millions et demi de salariés que comptent nos trois fonctions publiques (nationale, territoriale et hospitalière) ce sont près d'un million huit cent mille autres emplois qui sont rémunérés par le budget de l'état par le truchement des subventions qu'accordent tous les départements et les régions.
Même si l'action des associations à vocation sociale est une réalité incontournable, pouvons nous cependant admettre que se soit le budget seul qui y fasse face. les conséquences sont évidemment perverses car pour rémunérer tous ces emplois souvent au SMIC, il n'y a pas d'autre alternative que d'augmenter les charges sur ceux qui produisent c'est à dire les entreprises. décisions impératives qui ont pour conséquences un surcoût des emplois non qualifiés et la mise au chômage des plus fragiles de notre monde économique. Ce qui entraîne de nouveaux exclus, la mise en place de nouvelles associations voire le recrutement de ces chômeurs dans de nouvelles associations.
Aucun pays au monde n'est parvenu à rémunerer plus de 33% de sa population active sur le seul budget qui pèse sur l'état. les gouvernements le font depuis 1981 en emprumptant tous les ans des sommes considérables (50 milliards d'euros) sans pour autant répondre auc problèmes qui se posent au pays mais en renvoyant aux futures générations le réglement de nos dettes qu'il faudra un jour ou l'autre rembourser.
c'est ce manque de courage de nos dirigeants qu'il convient de dénoncer sans repit. ce n'est pas une position idéologique de droite ou de gauche mais la prise de conscience des réalités sans la quelle aucun changement ne peur être compris.
la démagogie viscéralement idéologique de certains doit être mise en lumière par la présentation sans complaisance des réalités.
les enjeux du pays, sa capacité à reprendr le contrôle de sa destiné sont à ce prix.
article de LA CROIX
Près d'un salarié sur dix travaille dans une association. Le mouvement associatif se professionnalise, surtout en zone rurale
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Pour André Verchère, c’est décidé : sa petite association verra le jour le 1er octobre prochain à Nantes. « Elle aura pour mission d’aider les responsables associatifs lors de leur phase de recrutement. Ma structure mettra à leur disposition des spécialistes en ressources humaines. Vu le boom actuel de l’emploi associatif, je pense répondre ainsi à un vrai besoin. »
Une intuition que viennent confirmer les conclusions de l’étude du Cerphi consacrée à l’emploi dans le monde associatif (1). Rendue publique vendredi 29 septembre, cette étude révèle en effet que près d’un salarié sur dix travaille au sein d’une association (9,2 %), soit 1 800 000 individus.
« En se fondant sur les estimations de l’Insee, on évaluait l’an dernier le nombre de salariés œuvrant dans le champ associatif à 1 600 000 personnes, précise Jacques Mallet, directeur du Cerphi. On dispose désormais d’un comptage plus précis effectué par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), où sont centralisées les données de l’Urssaf. On a ainsi découvert que le secteur comptait 200 000 emplois de plus qu’on ne le pensait. »
11 employés en moyenne en 2005
Une dynamique portée avant tout par le secteur social. Il rassemble, à lui seul, près de la moitié des employés du secteur (47,2 %), suivi par les domaines de l’éducation (12,4 %) et de la santé (8,1 %), du sport (4,3 %) et de la culture (3,7 %). Pour remplir les missions de type sanitaire et social, l’implication de bénévoles semble, en effet, ne plus suffire. Les compétences et la disponibilité exigées aujourd’hui sont identiques à celles requises dans le secteur concurrentiel.
D’où une multiplication des embauches. « C’est notamment le cas au sein des associations accueillant les personnes âgées, explique Édith Arnoult-Brill, présidente du Conseil national de la vie associative. Les conseils généraux allouent aux maisons de retraite ayant le statut d’associations un forfait à la journée pour chaque retraité pris en charge. Les services de l’État attendent en retour un encadrement de grande qualité et un vrai professionnalisme. »
Garantir une aide plusieurs années de suite
« Ce dispositif, qui prévoyait d’allouer 15 000 € par salarié embauché pendant cinq ans, a donné lieu à de nombreuses créations de postes, assure Édith Arnoult-Brill. La somme, rapportée à la masse salariale des associations, n’est pas, en soi, importante. L’intérêt principal de cette innovation réside surtout dans la garantie de ce versement plusieurs années de suite. Il a permis à nombre de responsables associatifs de mettre sur pied des projets de long terme. »
La mise en place du chèque emploi associatif (CEA) à partir du 1er juillet 2004 a sans doute, elle aussi, encouragé la création d’emplois. Destiné aux associations ne comptant pas plus de trois salariés, le CEA a pour vocation de simplifier le versement des cotisations sociales et de réduire le nombre de formalités à remplir. Le tout en vue d’inciter à l’embauche.
Un véritable gisement d’emplois
Reste que l’impact de ces deux mesures sur l’emploi associatif n’a jamais été quantifié. « Il est aujourd’hui impossible de savoir dans quelle proportion les créations de postes que recense l’Acoss découlent de ces deux dispositifs. Il serait d’ailleurs souhaitable de pouvoir, à terme, mesurer les conséquences de la mise en place du CEA », ajoute Jacques Mallet.
Quoi qu’il en soit, le monde associatif constitue un véritable gisement d’emplois. Jouant parfois même un rôle décisif dans la survie économique de certaines parties du territoire. C’est le cas par exemple en Lozère où, selon l’enquête du Cerphi, près d’un salarié sur trois est employé par une association (32 %).
Faire office de service public dans les endroits reculés
Comme en Lozère, « dans nombre d’endroits reculés, ce sont bien les associations qui pallient la faible présence des services publics. Dans ces régions, elles remplissent un rôle fondamental dans la vie locale », assure Jacques Henrard, président de la Conférence permanente des coordinations associatives (CPCA).
Un constat que l’enquête du Cerphi semble confirmer. C’est en effet dans les départements ruraux (Lozère, Cantal, Lot, Creuse) que la part du salariat associatif est la plus importante. À l’inverse, elle est particulièrement basse dans les départements les plus urbains (Seine-Saint-Denis, Val-d’Oise, Yvelines et Hauts-de-Seine). L’avenir des zones les plus reculées passe, peut-être, par les associations.
Marie BOËTON
(1) Les données de l’enquête proviennent de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale, actualisées au 31 décembre 2005. L’étude est accessible en ligne sur www.cerphi.org "
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