A gauche, pour gagner et pour changer
En ce début d’année, j’adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des vœux de paix pour la planète et de sagesse pour l’humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j’espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l’alternance :
ce sera le grand enjeu politique de 2007 !
Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude.
L’année qui vient de s’achever offre un condensé de ces difficultés.
2006 a notamment été l’année d’une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI.
Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d’avenir, mais la question de l’emploi des jeunes n’est pas réglée pour autant.
Les désordres institutionnels ont également été notoires, l’affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d’Outreau, les incessantes querelles au sein de l’exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d’une République nouvelle est venu.
Les crises internationales n’ont pas manqué non plus, avec l’échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d’Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d’équilibre, de paix, d’Europe, de France.
Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d’Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire.
Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires.
Une prise de conscience s’est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l’urgence d’une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l’adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations.
Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche
en 2005, sont aujourd’hui reprises,
du moins en paroles, par presque
tous les candidats à l’élection présidentielle.
Reste à convaincre nos partenaires que
l’approche française n’est pas étroitement nationale,
mais d’intérêt général pour l’Europe.
Ce ne sera pas facile, mais ni la politique,
ni la construction européenne n’ont jamais été choses faciles.




Commentaires
ah ah, je rigole quand Fabius parle de réchauffement climatique et d'environnement.
Il a tout fait pour aider les pollueurs de sa circonscription quand le parlement a voulu diminuer les phosphates dans les lessives.
Qu'il balaye devant sa porte....
Au moins, il a compris que l'écologie politique était le futur pour tous car nous n'aurons pas d'autres choix mais bon, si sur un plan écologique, c'est bien aussi par son manque de vision car ...il est quand même plus ou moins aux manettes du pays depuis 1981 !
Écrit par : Grégoire | 13.01.2007
excellente remarque, il en est de même avec sa position à l'encontre du capitalisme boursier dont il est l'un des responsables en France depuis 1981 avec l'ouverture du capital des grandes entreprises Françaises. Elles sont quasi toutes sous contrôle américain ou anglo saxon depuis.
Alors il est curieux qu'il s'étonne des dérives du capitalisme, ne possède t il pas comme les Batinter d'une des plus grosses fortune du pays?
Il faut être en France pour voir les enfants des bourgeois les plus capitalistes diriger le monde ouvrier.
Cette remarque nous est souvent faite à l'étranger.
les Français sont des veaux comme disait souvent le général de GAULLE, rien de nouveau à l'ouest depuis.
Écrit par : gilles | 14.01.2007
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