15.01.2007

présidentielles 2007 attaque du PS contre Nicolas SARKOZY

blog:  
 

La riposte des ténors des socialistes

 ne se fait pas dans la dentelle.

 Il est cependant curieux de constater que
pour l'emporter, les dirigeants socialistes
savent et disent tous deux choses:

1/   il sera nécessaire,

dès le début février,

 

d’apporter des

 réponses plus précises aux attentes

des Français, notamment économiques

 et sociales. Contrairement à 2002

 

 

2/     Pour  l’emporter,

 

 il sera nécessaire de mener le débat

sur les idées et les programmes,

 en contrant celui de l’UMP,

 

Ces deux points sont cependant loin d'être à l'ordre du jour de la candidate Socialiste qui se refuse et se refusera à toute confrontation de programme avec Nicolas SARKOZY.

  Le risque est en effet immense d'assister à une campagne biaisée sur les coups bas en privant les électeurs de l'essentiel: LE DEBAT DEMOCRATIQUE...

 

 

 
Nicolas SARKOZY est dangereux

Vous pouvez retrouver sur son blog national

 le commentaire de

 Pierre MOSCOVICI sur le Congrès de l'UMP

 

 et l'investiture de Nicolas SARKOZY.

 

Pour cela, cliquez ici:

http://moscovici.typepad.fr/blognational/2007/01/nicolas_sarkozy.html

L'article est intitulé :

 

 "Nicolas SARKOZY,

un candidat dangereux" et

est daté du 15 janvier.

"Nicolas SARKOZY,

 un candidat dangereux

Nicolas SARKOZY est donc –ce n’est pas une surprise- le candidat de l’UMP à l’élection présidentielle.

Sa prestation monumentale –car il s’agissait d’un « show »,

d’une de ces grand-messes dont la droite autoritaire

 a le secret, plutôt que d’une désignation-

mérite l’attention et l’analyse.

 

 

Pour ses points forts,

 

d’abord. Le premier est la mise au pas de la droite,

de toute la droite ou presque.

Archéo-gaullistes, pompidoliens de course,

chiraquiens à la dérive, giscardiens orphelins,

sarkozystes fanatiques : ils étaient tous là. Manquait

bien sûr Jean-Louis DEBRÉ –mais qui s’en soucie ?-

 et la moitié de Dominique de VILLEPIN –brièvement passé

pour un faux bain de foule. Cette résistance-là a tout

d’une plaisanterie.

 Manquait aussi Jacques CHIRAC, mais il avait mandaté

tant des siens –à commencer par Alain JUPPÉ 

 et Jérôme MONOD - que sa reddition négociée

 ne fait plus de doute.

 

Tout cela a permis au candidat une démonstration de force

qu’il serait fou de sous-estimer :

l’UMP de SARKOZY est plus puissante

que le RPR de la grande époque, la machine

est huilée et organisée, l’adversaire sera redoutable.

 

Le discours du candidat enfin, ne manquait pas d’intérêt.

 

 Travaillé, retravaillé, il visait à donner à SARKOZY

une image plus apaisée, une stature de rassembleur,

 

à ouvrir l’angle, notamment à travers un grand nombre

de citations de leaders de la gauche républicaine

ou socialiste –malheureux JAURÈS, embarqué malgré

lui dans cette affaire -

 

 vers l’électorat populaire. Il ne reste désormais plus rien

de la rupture, fût-elle tranquille :

 

 le « tout est possible » du candidat de l’UMP en 2007,

 

tout comme son affiche, imitent le MITTERRAND

de 1981. Bref, il y a, pour SARKOZY, des raisons

d’être satisfait de cette prestation,

et pour la gauche matière à réflexion.

 

Mais il y a aussi les points faibles.

 

Non, SARKOZY, à l’instar de Julio IGLESIAS,

n’a pas changé, contrairement à ce qu'il s'est

employé à prétendre.

 

Candidat de la droite, de toutes les droites,

 

 il devra assumer son bilan, il ne pourra plus prétendre

à la rénovation, à la différence.

 

Il sera comptable d’une politique économique inefficace

et injuste, de réformes sociales inéquitables,

 de son propre insuccès au Ministère de l’Intérieur.

 

 En s’élargissant, il se banalise, et il n’est pas

 certain qu’il ait gagné au change.

 Gommant

 son originalité, gardera-t-il sa force de

 conviction ?

Habile, son discours est aussi mensonger.

 

 Candidat affiché de la France qui travaille, il

est d’abord et surtout celui de la France qui thésaurise,

 qui accumule, qui spécule, celui de la rente et

de la fortune :

 

 sa proposition invraisemblable

d’abaisser à 50% le « bouclier fiscal », déjà injuste,

 c’est-à-dire en pratique de réduire à néant l’ISF,

 

 en constitue l’aveu. Quant à sa concession sur

la "faute" de BUSH en IRAK, elle est bien tardive

 et bien timide : c’est toute la politique

 républicaine depuis 2000, ce conservatisme

 sans compassion, ce « wilsonisme botté »,

 

cette réaction sans précédent, qu’il fallait condamner,

 et pas du bout des lèvres, En somme, bien

qu’il le cache, SARKOZY est plus que

 jamais le candidat de la droite, il reste

libéral, communautariste, pro- BUSH,

 

médiocrement européen. Il faudra, sans

arrêt, le rappeler pour le combattre.

 

Il demeure que ce

 

 démarrage de campagne puissant constitue

un défi pour la gauche et les socialistes.

 

Il faut maintenant rassembler la famille socialiste,

 mettre chacun à contribution dans la campagne :

 on ne s’étonnera pas que je me réjouisse de

l’intervention de DSK, avec toute

sa liberté et sa compétence. Et puis,

tout en menant sereinement à terme

le processus de débat participatif voulu

par Ségolène ROYAL, il sera nécessaire,

dès le début février, d’apporter des

 réponses plus précises aux attentes

des Français, notamment économiques

 et sociales. Contrairement

 à l’élection présidentielle de 2002,

 

la confrontation de 2007 intéresse,

 elle a suscité des inscriptions

 

électorales sans précédent, elle polarise,

 

 elle va passionner.

 

Pour  l’emporter,

 il sera nécessaire de mener le débat

sur les idées et les programmes,

 en contrant celui de l’UMP,

 

en donnant un nouvel espoir en

 la capacité de la gauche socialiste

à changer la société.

 SARKOZY est

dangereux, à tous points de vue -

 

il inquiète, il sera un compétiteur coriace.

 

 Nous le savions, nous le voyons.

 

 Sa victoire serait porteuse de

 nombreuses dérives. Mobilisons-nous

 pour l’éviter aux Français."

 

 

 

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