15.01.2007

présidentielles 2007,MAM dénoncer sans relache les mensonges de madame ROYAL(E)

Le discours de l'ex présidente du RPR n'est pas tendre avec la candidate Ségolène ROYAL.

L'ennemi et non l'adversaire est bien ciblée, ce sera un véritable combat de femmes, sans complaisance aucune. Nicolas SARKOZY vient de récuperer une alliée de poid qui demande qu'à en découdre. Siles questions de fond sont abordées, cela risque d'être sanglant.

 Une nouvelle manière de faire du show politicien..

 

DISCOURS DE MAM AU CONGRÈS DE L'UMP      
14-01-2007

MAM au Congrès de l'UMP - 14012007 - photo : philippe wojazer (reuters)Chers amis,

 

J’ai décidé d’apporter mon soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy après avoir envisagé de me présenter à la présidentielle.

 

Pourquoi ?  Parce que je voulais soutenir la force des valeurs du gaullisme dans le monde moderne, dont nombre d’entre vous ici sont convaincus.

 

J’ai analysé la situation et les risques. J’ai parlé avec Nicolas Sarkozy de mes convictions, de notre vision de l’avenir du pays et des Français.

 

Oui, j’ai décidé de m’engager au côté de Nicolas Sarkozy, en conscience et en femme libre.

 

L’élection présidentielle est un moment crucial pour l’avenir de la France et des Français.

 Deux conceptions de l’avenir de notre pays vont s’affronter.

 

Deux visions de la société, deux convictions du rôle de la France dans le monde  vont s’opposer.

 

 Nos concitoyens ont le droit et l’envie de délibérer sur ces questions vitales, en toute connaissance de cause.

Ce sera notre devoir et notre mission de les informer sincèrement et complètement.

Chers amis,

 

Nos concitoyens boudent la politique. Certains s’en éloignent, d’autres s’en méfient.

 

Avec vous, à l’occasion de cette présidentielle,

je veux non seulement les réconcilier avec la politique,

mais aussi leur donner envie d’être acteur de leur destin et de celui de la France. J’ai envie de leur faire partager une certaine vision de la politique et une certaine idée de la France.

 

Faire de la politique, c’est d’abord dépasser le seuil de sa propre personne, dépasser les limites de son propre destin.

C’est placer au cœur de sa démarche ce qui fait la noblesse d’une vie : l’action pour ses idées, le combat pour ses valeurs, le service des autres, le service de son pays.

 

Ma vision de la politique comme la vôtre, elle est fondée sur la vérité. L’engagement politique c’est d’abord le courage de dire la vérité. La vérité de ce qui est, la vérité du possible, la vérité de ses convictions. C’est renoncer aux facilités et aux flatteries, c’est faire confiance aux Français. C’est s’adresser à leur intelligence et à leur génie propre.

 

La politique, contrairement à ce que pense Mme Royal, ce n’est pas une flânerie entre sondages et papier glacé.

 

La politique, c’est exprimer la vérité, ses convictions, montrer le chemin que l’on croit bon pour les Français, pour la France et pour le monde, et se soumettre au verdict du peuple souverain.

La vérité c’est dire ce que l’on veut faire, et le faire vraiment.

Dire quand on va le faire, et le faire sans délai.

Dire comment on va le faire, et s’y tenir.

 

Le courage de la vérité,

 c’est de ne pas avoir honte de ce que l’on a fait.

 C’est de ne pas avoir peur de dire ce que les autres ont fait.

 

Notre capacité à agir, nous l’avons montrée.

Je vous le dis avec assurance : sans ignorer ce qui reste à accomplir,

n’ayons pas peur de mettre en avant notre bilan.

 Sous l’autorité du Président de la République,

le gouvernement et les parlementaires de la majorité

 ont servi la France avec courage,

 avec clairvoyance et souvent avec succès.

 

Nous n’avons évidemment pas réussi tout ce que nous

avons entrepris, mais ce que nous avons réalisé,

 

la somme des réformes et des efforts que nous avons

 accomplis, est un atout considérable dans

la bataille qui commence.

 

Revendiquons ce bilan. Je n’aime pas plus

la mortification que la repentance. Refusons

les leçons ou les critiques dispensées par

ceux qui au pouvoir ont plongé la France dans l’échec.

 

N’ayons pas peur de dénoncer ce que les socialistes ont fait,

d’ouvrir les yeux sur ce qu’ils entendent faire.

Jospin, Aubry, Vaillant, insécurité, chômage, 35 heures.

Souvenons-nous. La mémoire est parfois bonne conseillère.

 

Les socialistes disent aujourd’hui qu’ils veulent

 faire mieux. Mais faire mieux dans la même voie,

c’est faire pire ! Madame Royal a beau maquiller

de blanc les vieilles idéologies d’hier, elles

sont toujours aussi périmées.

 

En Europe, dans le monde entier, pour lutter

contre la concurrence des pays émergents,

on encourage l’initiative individuelle, on favorise

la liberté d’entreprendre.

Le projet socialiste lui parle encore et toujours d’empêcher

, de re-nationaliser,

d’étatiser, de fiscaliser,

 de stigmatiser !

 

Les 35 heures ont accablé les PME et les PMI ?

 Elles ont pénalisé les salariés,

en bloquant les revenus ?

 Le projet socialiste, c’est de les généraliser.

 

Vous vouliez acheter votre logement,

 faire un grand voyage,

aider vos enfants ? Pas question

d’heures sup’ pour en payer les traites.

 

Vous aurez des RTT pour parcourir les

 catalogues des maisons que vous ne

 pourrez jamais vous acheter ;

 pour rêver aux lieux lointains que vous

ne verrez pas ; pour regretter les études

que vous ne pourrez pas payer à vos enfants.

 

Les impôts sont globalement plus

 élevés en France qu’ailleurs ?

Monsieur Hollande commence la campagne

par où finissent toutes les politiques socialistes :

l’impôt !

 

Il me l’a dit lors d’un récent débat à l

a télévision, le premier secrétaire du parti socialiste

n’aime pas les riches. Cette détestation

le conduit à l’obsession :

 il voit des riches partout.

Un prof en fin de carrière ?

Un épicier entreprenant ?

Un médecin généraliste ?

Un patron de PME ?

 Des riches.

 Taxons les donc !

 Avec le PS, c’est le retour des saisons.

Au printemps, l’impôt. A l’été, la taxe.

 

Alors, Madame Royal prétend

qu’elle ne serait pas totalement d’accord

avec M Hollande et ses conseillers en fiscalité.

Ce n’est plus une candidate et son parti,

c’est Blanche Neige contre les sept percepteurs.

 

Je suis pour la paix des ménages mais je veux

dans ce débat essentiel, honnêteté et vérité

J’ai bien compris que Madame Royal

 veut d’abord et avant tout être élue.

 

Mais moi, je veux lui poser une question.

 Madame la candidate du parti socialiste,

vous participé à l’élaboration du projet

 socialiste, vous avez voté le projet socialiste.

 Est-ce que pour vous la politique c’est dire

aux Français en janvier le contraire de ce

 que vous avez approuvé et voté en novembre ?

 

La démocratie participative ne serait-elle

qu’une échappatoire à la vérité, un habillage de la duplicité ?

 

Ce n’est pas ma vision du courage, de la vérité.

Pour moi la politique, c’est le respect des

hommes et des femmes, c’est prendre en

considération chaque citoyen pour

comprendre ses aspirations, pour

 accompagner ses besoins, pour le convaincre.

 

La République est faite de ces hommes

 et de ces femmes. La politique doit être faite pour eux.

 

Cela passe par des choses simples :

la reconnaissance du travail, la promotion

par le mérite. Cela passe aussi par le

 soutien à apporter aux plus fragiles.

 L’assistance aux plus fragiles est une

 exigence morale, mais le soutien n’est

 pas l’assistanat. L’assistanat gangrène l

’énergie de notre pays.

 

Chers amis,  

Oui, nous avons une exigence pour la France :

la victoire.

 

Face à la candidate porteuse du projet

socialiste, notre responsabilité c’est de nous

 mobiliser, de mobiliser les Français, pour

éviter le pire. Notre devoir c’est de leur montrer

un chemin digne de la France, d’inventer avec

eux le meilleur pour leur avenir.

 

J’ai une certaine vision de la politique. J’ai

 surtout une certaine idée de la France.

 

La France est un pays singulier. Les

 Français ne sont jamais heureux sans

conscience du destin de leur pays. Il ne

s’agit pas d’une quelconque nostalgie

 d’une grandeur passée. Il s’agit de l’ambition

 légitime de vivre dans un pays utile au monde,

 toujours créateur d’idées neuves.

 

Je porte en moi cette vision d’une France libre,

ambitieuse, juste, unie, sûre d’elle même et de

ses valeurs, ouverte. Mon idée de la France,

c’est celle d’une société d’équilibre. Un équilibre

entre la liberté et la solidarité. Un équilibre

 entre la diversité et l’unité .

 

La liberté, c’est d’abord la liberté du pays.

L’histoire nous a appris que la liberté des

Français passe par l’indépendance de la

France. Et l’indépendance de la France

 exige une défense capable de remplir ses

 missions. Pour cela, il faut un budget à la

 hauteur des risques du monde.

L’indépendance de la France, elle repose

sur sa capacité à être respectée au plan

international. La position de Jacques Chirac

sur l’Irak nous a fait respecter. La position

constante d’autonomie de notre pays nous fait

respecter. 

Le double langage, le flou, l’approximation,

ne sont pas admissibles face aux enjeux, c’est

 vrai pour la politique nationale. Ça l’est

encore plus en politique internationale. Car

là, la légèreté devient irresponsabilité. 

Depuis cinq ans, je suis à la tête d’un

 ministère qui a en charge la défense de

la France et la sécurité des Français. Je

suis bien placée pour savoir que nous

vivons dans un monde de plus en plus

dangereux. En cinq ans, j’ai renforcé ma

conviction que la pire des politiques c’est

de dire aux gens ce qu’ils veulent entendre,

 et de changer de discours dès qu’on franchit

une frontière. C’est pourtant ce que fait

 Mme Royal. 

Sur le Proche Orient, le langage de la

France doit être le même en Israël,

en Palestine et au Liban. Mme Royal, on

 ne peut changer radicalement de discours

en passant une frontière, sinon la parole de

la France ne sera pas respectée. 

Madame Royal, critiquer à l’étranger les

entreprises françaises, ce n’est pas grandir la France. 

Madame Royal, parler des droits de l’Homme,

ce n’est pas mal élevé. C’est une exigence,

même en Chine. 

Il faut respecter sa signature sur les

traités internationaux, surtout quand ils

interdisent de vendre des armes nucléaires.

Ce n’est pas une fantaisie, c’est un élément de

 la sécurité planétaire. 

Les questions essentielles du monde d’aujourd’hui :

 la lutte contre le terrorisme, les

 flux migratoires, la sécurité des

approvisionnements énergétiques, les

rapports entre puissance, la fracture

Nord-Sud, l’Europe, ne souffrent ni évanescente,

 ni faux fuyant, ni béatitude.

 

Etre libre, c’est encore pouvoir subvenir aux

besoins de sa famille. Etre libre, c’est contribuer

 à la solidarité avec le sentiment qu’on le

 fait volontairement, sans se sentir soumis à

des prélèvements qui ruinent le fruit du travail.

 

Celui qui veut travailler doit pouvoir le faire.

Celui qui veut créer son entreprise doit y être

encouragé. Celui qui veut innover doit y être

 incité. Celui qui travaille, qui fait des efforts,

doit gagner plus que celui qui attend qu’on

lui apporte tout. Celui qui participe à la

 croissance de son entreprise doit en

recevoir les fruits par la répartition des dividendes

 du travail.

 

Mon idée de la France, c’est celle d’un pays

en mouvement, où la liberté avance et fait

avancer. Le monde bouge et évolue. Notre

 société bouge et évolue. Il nous faut faire

sauter le carcan des corporatismes et des

 égoïsmes, pour libérer et épanouir les

hommes et les femmes de ce pays.

 

Le sens de toute entreprise, de toute politique,

 c’est l’homme qui le donne.

 

L’Etat ne peut être le but de la politique. Il

ne peut être sa propre finalité. Il est un

moyen, un instrument. L’Etat doit encourager

 le mouvement, l’évolution, le dynamisme.

 Il joue un rôle d’incitateur. Il facilite. Pour que

les excès ne déséquilibrent pas la société, le

rôle de l’Etat c’est aussi de réguler pour que

 personne ne se sente exclu du progrès qu’il a

contribué à réaliser. L’Etat doit enfin veiller sur

 les plus fragiles de notre société : les

 personnes âgées, les personnes handicapées.

 

Mon idée de la France, c’est celle d’une Nation

diverse mais unie. Celle composée d’hommes

 et de femmes qui ont envie de partager un

destin commun. 

 

Notre pays s’est constitué dans l’histoire

 dans la diversité des origines, des activités,

des croyances. Tous unis, les Français ont

 affronté les épreuves et remportés les

 victoire qui ont fait la France.

 

Je ne connais pas de Français anciens ou récents,

 de Français de la ville ou de la campagne,

des quartiers chics ou des banlieues,

 chrétiens, juifs, musulmans ou athées.

 

Je ne connais que des Français. Je

 

les vois tous rassemblés dans la République. 

 

La France que nous aimons, c’est le refus

 

 des communautarismes, c’est la fierté d’être Français.

 

L’égalité des chances, c’est que personne ne

se sente abandonné au bord du chemin.

Ça n’exonère pas de faire des efforts pour

 réussir. L’élève qui travaille à l’école, qui se

 donne du mal, qui respecte ses profs,

qu’il vienne de banlieue ou d’un quartier favorisé,

 quelle que soit son origine ou ses croyances,

 doit trouver dans l’école de la République le

creuset de sa réussite et de son épanouissement.

 

Un jeune qui n’a pas pu ou su saisir cette première

 chance qu’est l’école, doit se voir offrir une

deuxième, voire une troisième chance. Ce

 qu’il faut, c’est leur apprendre à se comporter

en société. C’est leur apprendre que la

liberté c’est celle que donne la responsabilité.

C’est leur apprendre que le travail paie.

 

A l’égard des jeunes, je plaide également pour

 un discours de vérité. Ils méritent le respect

et la confiance, comme la société mérite

qu’ils la respectent et qu’ils lui fassent confiance.

C’est dans ce respect partagé que se forge

 le lien de la communauté nationale.

 

Chers amis,

 

C’est ma manière de porter un gaullisme du

 renouveau, et l’idée toujours neuve de la

grandeur de la France.

 

Au cours des dernières semaines, j’ai défendu

ces conceptions. Je l’ai fait au sein du Chêne,

 l’association que j’ai créée pour les faire vivre.

Je l’ai fait devant vous, adhérents de l’UMP qui, je

 le sais, partagez ces convictions.

 

Je me réjouis que le Président de notre parti les

 ait prises en compte et qu’il ait intégré dans

 son projet nombre de mes propositions.

 

Il y a un temps pour le débat. Il a eu lieu. Il

 y a un temps pour la bataille, il commence

aujourd’hui.

 

Ce temps ne souffre pas d’état d’âmes ni

d’atermoiements. C’est pourquoi, face aux

risques que fait courir la gauche au pays,

et aux périls de la montée des extrémismes,

assurée de l’indispensable cohésion des

idées en notre sein, j’ai décidé de m’engager

 résolument aux côtés de Nicolas Sarkozy

pour faire triompher nos idées et nos valeurs.

 

Pour gagner, notre candidat a besoin d’une

 équipe qui le renforce et le conforte. Il a

 besoin de concours libre et c’est en femme

libre que je m’engage à ses côtés.

 

Je le soutiens pleinement, au nom de mes

idées et de mes convictions. J’appelle tous

 ceux qui m’honorent de leur confiance, ceux qui

 dans le pays m’ont fait part de leur soutien, à

 me rejoindre, à nous rejoindre, dans le combat

que nous allons mener ensemble.

 

Ils peuvent compter sur moi. Mes amis,

vous pouvez compter sur moi. Nicolas Sarkozy

peut compter sur moi.

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