16.01.2007

présidentielles 2007 l'Emploi des jeunes en FRANCE

15 avril 2006

L'EMPLOI DES JEUNES EN FRANCE

            

 

 

 

 

 

                                   L’EMPLOI DES JEUNES EN FRANCE ( ET EN EUROPE)

 

 

 

 

 

 

            La crise révélée par les manifestations à l’encontre du CPE révéle plusieurs problèmes non résolus dans notre pays mais plus particulièrement celui du travail des plus jeunes générations.

 

 

 

            Le refus ou la méconnaissance du monde du travail par de nombreux acteurs et tout particulièrement ceux chargés de leur formation traduisent l’incompréhension des véritables enjeux.

 

 

 

            Nous avons tous souhaité et à juste titre atteindre 80% d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat ;

 

 

            Nous ne souhaitons pas de sélection à l’entrée de l’université, même si nous savons pertinemment  que la logique du monde réel de l’emploi est tout autre.

 

 

 

            Depuis plus de 15 ans, nos jeunes diplômes accèdent de plus en plus difficilement non seulement au monde du travail mais à des postes correspondant à leurs qualifications.

 

 

 

            Si 72% d’entre eux  obtiennent en fait un CDI dans les trois années qui suivent leur sortie du monde universitaire, combien occupent des postes rémunérés au niveau du SMIC sans aucune réelle perspective de carrière.

 

 

 

 

            La réalité de cette incompréhension tient en fait à une arithmétique simple.Il est en effet accessible à tous de comprendre que si 80% d’une classe d’âge parvient au niveau du bac dont plus de la moitié terminera ses études avec un niveau au moins équivalent à la licence

 

 

La réalité du monde du travail n’offrira qu’un nombre de postes limités correspondant à ses seuls besoins.(15% seulement de postes de cadres)

 

 

 

            Comme nous l’expliquions sur ce blog, la population active française représente approximativement 25 millions de personnes. Avec un taux d’encadrement de 15%, et une durée de vie des cadres de 40 ans, ce sont moins de 100 000 postes qui se libèrent réellement chaque année sur le marché du travail.

 

 

 

            En raison de notre histoire récente (1985) un volume important de cadres sont actuellement sans emploi et sont par conséquent en concurrence avec les jeunes diplômés.

 

 

            Les étudiants qui subissent une sélection rigoureuse depuis le début de leurs études qui les conduisent vers les classes préparatoires et les filières d’excellence ne connaissent pas ce traumatisme. En effet le taux de placement en CDI à l’issue de leur scolarité est proche de 95% et de 100% au cours des 18 mois qui suivent la fin de leur formation.

 

 

 

            Pour être encore plus incisif, il ne sert à rien de se voiler la face et de refuser le réel

 

 

Si nous reprenons les 100 000 postes de cadres (en flux annuel) disponibles chaque année, 30 000 seront hypothèques par les élèves des grandes écoles et les filières scientifiques d’excellence de l’université, 30 à 40 000 par les cadres juniors en recherche d’emploi et ayant acquis une expérience professionnelle valorisante. (Moins de 40 ans)

 

 

Nos diplômés de l’université ne se verront offrir chaque année que moins de 30 000 postes de cadres alors que notre système éducatif forme plus de 230 000 diplômés au minimum détenteurs d’une licence.

 

 

 

Dans ces conditions, nous ne pouvons qu’être inquiet pour les plus jeunes seulement détenteurs du bac ou de son  niveau et que dire des 130 000 jeunes qui sortent chaque année sans aucun diplôme dont 70 000 maîtrisent à peine l’écriture et la lecture ?

 

 

 

            La remise en cause de notre système éducatif est une impérieuse nécessité. La sélection refusée par éthique conduit trop de nos étudiants dans des filières condamnées, ce que savent tous les enseignants pour pousser leurs propres enfants dans les seules filières d’excellence.

 

 

 

            La faculté n’a jamais eu pour vocation  de former des professionnels, mais l’impasse dans la quelle se trouve notre jeunesse imposera demain une mise à plat sans complaisance de tout notre système. S’il s’avère indispensable de réintroduire une certaine forme de sélection par des numerus clausus dans certaines disciplines, le monde enseignant et politique devra alors prendre ses responsabilités sans les refuser.

 

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