23.01.2007
ADIEU L'ABBE
ADIEU L'ABBE,
c'est ainsi que les savoyards prennent congé en montagne.
Nous n'entendrons plus ta voix et tes colères légitimes pour combattre la misère des plus petits.
Mais même mort, tes engagements résonneront encore dans les oreilles des candidats et des politiques comme d'ailleurs dans celles de tous les français.
Tu obtiendras enfin la victoire après ce long combat pour les plus faibles et les "petits enfants" .
Nous pourrons voir prochainement si les candidats laisser couler des larmes de crocodiles ou s'ils sont sincères dans leurs engagements.
la prochaine loi qui portera ton nom ne pourra être appliquée que lorsque les appartements manquants auront été construits c'est à dire au mieux dans 10 ans si les efforts entrepris depuis 3 ans sont maintenus et renforcés.
ce n'est donc pas cette mesure qui pourra traduire dans les faits la volonté de changer les choses de la part de nos candidats.
Soufflons leur quelques pistes qui auraient des résultats immédiats ou presque. si les mesures étaient mises en oeuvre avec la volonté de réussir.
En montagne l'Abbé, "nous disons tous que là où il y a une volonté, il existe toujours un chemin" ce qui était vrai au VERCORS
Il manque plus d'un million de mogements sociaux dans notre pays.
il existe plus d'un million de logements libres en France.
Une loi existe, depuis 1945 mais n'a jamais été appliquée depuis sa promulgation.
créons les conditions de son application.
l'état doit pour être cohérent avec la mesure préconisée par le PRESIDENT,
1/ mettre en place un organisme de logement social, qui recense les demandes et les possibilités offertes sur le marché privé.
cet organisme devrait garantir le paiement des loyers (au prix du marché) des personnes qu'elle mettrait en place dans les logements vacants (et non réquisitionnés), ainsi que les réparations nécessaires à la remise en état des biens qui seraient loués.
2/ l'état devrait mettre en place une loi pour bloquer les loyers comme dans l'après guerre et harmoniser les loyers avec les possibilités financières des locataires.
(taxer loudement ceux qui ne respectent pas cette clause sociale)
3/ l'organisme de logement social aura toute latitude pour préempter tous les appartements mis en vente dans les villes où le quota de logements sociaux n'est pas atteint.
le logement social n'a de sens que si la mixité sociale est rétablie dans notre pays.
les prefets pourraient être chargés de cette mesure.
4/ La france devra prendre exemple sur les pays voisins pour créer de véritables maisons d'accueil pour les SDF et ainsi créer les 25 000 places nécessaires dès l'hiver 2007 2008.
article de la croix
"L'hommage national à l'abbé Pierre
Jacques Chirac a annoncé pour vendredi 26 janvier un hommage national à l'abbé Pierre, fondateur de la première communauté Emmaüs,
Jacques Chirac a annoncé pour vendredi 26 janvier un hommage national à l'abbé Pierre, fondateur de la première communauté Emmaüs,
décédé lundi 22 janvier à l'âge de 94 ans
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L'abbé Pierre, le 5 janvier 2006, à Paris (Photo de la Mauviniere/AP).
Il s’en est allé alors que les premiers assauts d’un hiver qui tardait
Il s’en est allé alors que les premiers assauts d’un hiver qui tardait
à venir se faisaient sentir. Lundi 22 janvier, à 5 h 25,
l’abbé Pierre est mort dans une chambre de l’hôpital
du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection pulmonaire,
à l’âge de 94 ans… Que dire, sinon adieu. Et « à bientôt »,
comme le proclamait joliment l’affiche apposée sur les grilles
de la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance,
quelques heures après l’annonce du décès.
Il va juste falloir se faire à l’idée qu’on ne l’entendra plus
Il va juste falloir se faire à l’idée qu’on ne l’entendra plus
s’indigner, pousser l’un de ces « coups de gueule » dont
il avait le secret ; qu’on ne le suivra plus, arpentant les
recoins les plus sombres de la planète pour y débusquer
la misère, poussant sur sa canne jusqu’à épuisement
malgré les consignes de ménagement dont ses proches
étaient pourtant prodigues ; qu’on ne le verra plus
serrant des mains, caressant, sur son passage,
quelques jeunes têtes pour dire toute sa tendresse.
Quand on lui faisait reproche de ces efforts dispendieux,
Quand on lui faisait reproche de ces efforts dispendieux,
il disait sans en croire un traître mot : « Ce n’est pas très
sérieux d’aller se promener partout où il y a un malheur. »
Ce n’était pas très sérieux en effet, monsieur l’abbé.
Ce n’était pas très sérieux en effet, monsieur l’abbé.
Mais qui le lui aurait reproché ? C’était là précisément
toute sa vie, son œuvre, son lendemain, sa joie aussi
bien que sa peine. Il sentait bien, depuis plusieurs
années déjà, qu’il n’avait plus le souffle pour déplacer
les montagnes. La mort était tranquillement
devenue son horizon. 
L'"impression de sérénité extraordinaire"
lors des derniers instants, a témoigné de l’« impression de
sérénité extraordinaire » qu’elle avait ressentie auprès de
lui. « Il est heureux d’être parti », a dit lundi Lambert Wilson,
qui incarna l’abbé Pierre dans le film de Denis Amar Hiver 54,
abbé Pierre. Et qu’importe le Panthéon réclamé par
Laurent Fabius, ou les funérailles nationales souhaitées
par Valéry Giscard d’Estaing. Il est parti, mais il restera.
Il restera, dans les cœurs, d’abord. « C’est la nation tout
Il restera, dans les cœurs, d’abord. « C’est la nation tout
entière qui est en deuil », a déclaré Jacques Chirac.
Dès les premières heures de la matinée, des voisins,
des proches, des personnes secourues par la fondation
Emmaüs se sont relayées devant le Val-de-Grâce,
juste le temps de saluer « un père », « un ami ».
Au même moment, une intention de prière était lue à
Au même moment, une intention de prière était lue à
la cathédrale Notre-Dame de Paris. Tous ceux qui le
souhaiteraient ne pourront sans doute pas se rendre
au Val-de-Grâce pour se recueillir dans la chapelle
de l’hôpital, où sera placé le cercueil
mercredi 24 et jeudi 25 janvier, ni participer au
« grand rassemblement » qui sera organisé jeudi soir
à Bercy, avant les obsèques le lendemain à Notre-Dame.
Mais des cahiers seront ouverts dans l’ensemble des
Mais des cahiers seront ouverts dans l’ensemble des
associations du mouvement pour que chacun puisse y
laisser quelques mots. En attendant, lundi, partout
où l’abbé Pierre a séjourné, des hommages ont été
rendus. Jusqu’en Suisse, où une vigne qui lui avait
appartenu jusqu’en 1999 a été couverte d’un crêpe
noir, avec une banderole proclamant « Santo subito ».
Trêve politique inhabituelle
mémoires. La journée de lundi a marqué une trêve
politique inhabituelle en cette période de campagne
électorale. À gauche comme à droite, de nombreuses
personnalités ont salué l’action menée par celui qui
pourtant jamais ne les épargna. Qui ne se souvient,
parmi les responsables politiques d’aujourd’hui, d’un coup
de téléphone exaspéré de l’abbé Pierre pestant la voix
tremblante contre celui ou celle qui avaient cru pouvoir
échapper à sa vigilance et s’exonérer d’une promesse…
L’abbé ne se payait pas de mots. Et sans doute
L’abbé ne se payait pas de mots. Et sans doute
aurait-il voulu être là encore quelques jours, quelques
semaines, pour s’assurer que l’engagement d’une loi
sur le droit opposable au logement, qui sera examinée
à la mi-février par le Parlement, serait tenu.
Sa mort en est peut être le plus cruel mais aussi le plus
Sa mort en est peut être le plus cruel mais aussi le plus
sûr garant. Le ministre de la cohésion sociale, de l’emploi
et du logement, Jean-Louis Borloo, a d’ailleurs par avance
annoncé que sa loi porterait le nom de l’abbé Pierre.
Sur les quais du canal Saint-Martin à Paris où sont
installées depuis près de deux mois des tentes de
personnes sans abri, on ne s’y est pas trompé :
« à croire que ce n’est pas le hasard s’il est mort
maintenant. Peut-être que sa mort va faire ouvrir les
dernières oreilles qui ne veulent pas nous écouter »,
expliquait hier Yohan, sans domicile fixe
depuis plusieurs années.
Il y a cinq ans, lors de la dernière élection présidentielle
Il y a cinq ans, lors de la dernière élection présidentielle
, l’abbé Pierre avait croisé Jacques Chirac. Il
racontait non sans plaisir cette entrevue : « Je lui ai dit :
J’aimerais que vous voyiez comment on expulse
les gens, que vous voyiez les yeux des mamans,
des papas qui n’ont plus rien. » Et quand on lui
demandait quelle avait été la réponse du président
de la République, il disait simplement dans un sourire :
« Il l’a bien pris… » 
Il faudra des successeurs
la table tout ce qui à première vue répugne –
« De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas,
ça fait du bien », plaisantait-il. La campagne
de 2007 devra donc se passer de lui. Mais on
imagine mal les candidats laisser des blancs
dans leurs programmes au chapitre du logement,
et on voit plus mal encore comment l’élu de
mai 2007 pourrait renier l’héritage, depuis la loi
de solidarité et de renouvellement urbain –
qui prévoit que les communes doivent disposer
de 20 % de logements sociaux – jusqu’à la
future loi sur le droit au logement opposable.
La mort de l’abbé Pierre est une mort qui oblige
La mort de l’abbé Pierre est une mort qui oblige
le monde politique, ainsi que les responsables
associatifs. Car il faudra des successeurs.
Il n’en manquera d’ailleurs sans doute pas, de
« vrais » en devenir ou de prétendus tels. Il
leur faudra la pugnacité et la détermination
d’un abbé Pierre. Son « insolence mesurée »
aussi, mais plus encore sa ténacité. Car ce
combat-là, contre la pauvreté, la fragilité des
hommes, est un combat sans jour et sans
nuit, sans répit, sans vacance, sans absence.
Il y faut de l’amour, de l’abnégation et
de la constance.
C’est précisément cette fidélité que l’abbé Pierre
C’est précisément cette fidélité que l’abbé Pierre
a voulu manifester dans le testament qu’il
a laissé. Il sera ainsi inhumé au cimetière
d’Esteville, en Seine-Maritime, où il vécut
plusieurs années, aux côtés de ses tout
premiers compagnons. Et sur le chemin
du cimetière, on chantera Ce n’est qu’un
au revoir. Ce chant scout du P. Jacques
Sevin qui invite : « Formons de nos mains
qui s’enlacent/Au déclin de ce jour/Formons
de nos mains qui s’enlacent/Une chaîne d’amour. »"
Florence COURET la croix
Florence COURET la croix
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