27.01.2007

la fuite des petits patrons

 

reprise d'une note et commentaires.

présidentilles 2007 la fuite des petits patrons

 


Notre pays depuis longtemps mais plus précisement depuis 1982,
 taxe les petites entreprises 'PME°.
Elles sont dans l'obligation pour survivre
de travailler sans encadrement (qu'elles ne peuvent pas payer)
et ne disposant pas de commerciaux (autre que le patron lui même)
 sont contraintes à travailler dans un
périmètre minuscule (moins de 15 km autour du siège.)

 
 Ces entreprises sont la majorité des entreprises
Françaises. 67% de nos entreprises
ne comptent qu'une seule personne,
93% moins de 10, 96% moins de 20
 avec souvent un seul cadre le patron qui de ce
 fait consacre plus de 14heures par jour week end
compris, sans assumer à plein temps  une des trois
fonctions essentielles à la survie de sa société .
(Production,
                     vente,
                                   administration)

 
 Les diplomés sont massivement recrutés par la fonction
 publique où un bac plus 4 ou 5 occupe
un poste prévu pour un bac moins 3
sans aucune perspective d'avenir.
 les compétences sont donc détournées
 des entreprises, les entreprises ne
disposent pas des moyens financiers
pour recruter des cadres, les former et grandir
condition de la création des emplois
qui manquent dans notre pays.

 

 Notre système universitaire met sur le marché
230 000 jeunes tous les ans diplômés
au moins au niveau
de la LICENCE (bac plus 3)

 
Nos entreprises en gestion de flux n'offrent
que moins de 100 000 postes de cadres,
 dont 30 000 sont prioritairement réservés
aux élèves issus des grandes écoles.
 30 000 autres concerneront de jeunes cadres
qui ont perdu leur emploi au cours de l'année et âgés de
 moins de 40 ans.
Il ne reste que
moins de 40 000 postes de cadres pour
une population de plus de
200 000 jeunes diplômés.

 
 Il n'y a rien en cela d'étrange à constater
 qu'ils soient dans l'obligation de quitter la
france pour trouver un emploi
correspondant à leurs qualifications.

 
Ce qui porte en germe une situation
 encore plus catastrophique, c'est le départ
de ces jeunes qui souvent seront les porteurs de projets
ou les inventeurs qui eux seuls sont capables de
 créer les entreprises pour vendre les produits
que seuls ils ont été capables de créer.

Nouys assistonsdepuis plus de 10 ans à
un phénomène identique avec le départ ou
la fuite des patrons de PME innovantes.
ceci est rendu possible du fait que 77% de nos emplois
en France le sont dans le tertiaire
et souvent dans des biens immatériels.
La charpente de toutes ces sociétés repose
essentiellement sur le dos du patron.
patron qui est taxé, le sera encore
plus lourdement demain, avec une taxation sur
 son patrimoine et le leg de celui ci
à ses enfants alors que d'autres pays
européens comme la BELGIQUE
 ne pratiquent pas cette politique fiscale.

 
 Il est curieux de constater que certains
puissent se réjouir du départ des éléments moteurs de ce pays.
Eléments qui ne peuvent être remplacés,
contrairement aux souhaits de certains politiques
ignorants les réalités du monde économique.
Ils sont pour la quasi totalité des fonctionnaires ,
 de hauts fonctionnaires qui émargent à
plus de 6 000€ mensuels non pris en compte
 les appartements de fonction, ni les voitures de fonction
ni les repas de service, ni les voyages  etc......,
Nous assisterons alors comme dans les banlieues
françaises depuis 30 ans à la fuite des élites.
le départ des enfants d'ouvriers qui ont suivi des
études difficiles mais ouvrant sur
des proffessions d'avenir.
 départ de toutes les structures syndicales et religieuses,
départ de l'encadrement nécessaire
 à ceux qui seuls ne peuvent et ne
pourront jamais faire face.

 
 nous constatons les résultats, l'existence de ghettos
où la mixité sociale n'existe qu'entre personnes
de mêmes origines. est ce cela la FRANCE et
celle que nous souhaitons pour demain?

 les cadres quitteront la FRANCE pour n'y revenir
 qu'en vacances, et les autres que deviendront ils?
C'est la réponse à cette question quui donnera
l'éclairage du sens des politiques qui nous serons
 proposées demain en matière économique et surtout fiscale.
 les politiques ne pourront jamais plus comme les communistes
en Allemagne et à BERLIN en 1961,
construire un mur pour empécher les
 cadres de fuir le PARADIS

 

Commentaires

N'exagérons pas ni la fuite des cerveaux, minime, et compensée par ceux qui arrivent. D'autant que les offres d'emploi de cadre ont augmenté de 40% en quelques années, avec la reprise, et qu'il y a pénurie dans certains secteurs. Donc revenons sur terre.
De plus concernant la fonction publique, il y a une surdiplomation, une à dux années de plus en moyenne, car le niveau théorique fixé est trop faible ( catégorie B). Mais là encore vous en tirez des conséquences exagérées..
Cela permet à certains cat B de rapidement devenir cat A. Not dans les collectivités locales, il y a des perspectives, les carrières sont variées, et de nombreux cadres bossent leur 50h, voire plus pour des dgs ou chefs de cabinets..

Ecrit par : Benoit | 25.01.2007

en réponse à benoît,

chacun peut voir midi à sa porte, mais après 10 ans de gestion de personnels comme chef de bureaux dans un grand ministère, le point de vue est different de celui du commun des mortels, même diplômé ou surdiplômé.

je ne critique en aucun cas les fonctionnaires, qui trop nombreux sont les plus mal payés d'Europe, leurs salaires pompent plus de 50% des recttes de l'Etat en faillite structurelle de 25% tous les ans depuis 1982.


Ne pas vouloir prendre en compte le réel est source de grande catastrophe, mais la france historiquement s'est toujours redréssée dans l'épreuve, le dos au mur et nous y sommes.

la fuite des cerveaux est une triste réalité, demandez au directeur de sup de co Paris où se trouvent ses meilleurs étudiants depuis 5 ans, sa réponse sera édifiante, mais pire encore, allez à BRUXELLES ou à GENEVE, l'arrivée des chefs d'entreprises est une réalité bien connue de tous ceux qui s'y interessent.


Vous devriez aller vous promener rue du Mont BLANC à Genève et constater les centaines de noms d'entreprises qui sont apposés sur les portes, passer par le world trade center à COINTRIN et y dénombrer les sièges de grandes sociétés mêmes française comme AIR FRANCE ou Carrefour par exemple.


Ce que certains disent n'est pas une vision catastrophique mais le reflet du réel.
Personne ne demandera à un aveugle de voir , mais avec votre commentaire de "fonctionnaire" satisfait , vous devriez sortir des frontières du pays pour comprendre l'évolution du monde.
le maintien des futurs chefs d'entreprises repose sur le financement de leurs recherches et l'accompagnement des porteurs de projets.
la france ne le fait pas contrairement à tous nos voisins anglo saxons. nous n'avons pas de banques d'investissement dignes de ce nom. Nous privilégions la recherche d'état, celle du CNRS qui pour des motifs historiques d'organisation ne reconnait pas les nouvelles technologies, (l'informatique n'y est toujours pas reconnue comme science majeure mais sous contrôle des mathématiques)


De ce fait nous n'avons plus l'accompagnement des chercheurs seuls capables de créer les entreprises qui garantiront les emplois de demain des FRANCAIS, du fait même d'être les inventeurs des nouveaux produits qui demain se vendront et élimineront ceux de nos entreprises dépassées.


Il manque plus d'un milion d'entreprises en France comparativement à nos voisins, pourquoi? posez vous au moins la question, ce simple fait vous conduira vers une amorce de réponse.


La fuite qui deviendra organisée de nos chefs d'entreprises PME ou mieux encore de nos jeunes cadres dits à haut potentiel est une réalité connue de tous les grands cabinets des USA implantés en Europe depuis près de 10 ans. (voir TMP world wide)

le départ des 10 000 chefs d'entreprises depuis 10 ans a un coût, plus de 100 milliards d'euros (chiffres de BERCY), le manque à gagner représente le double de l'ISF actuel soit plus de 7 milliards d'euros.

Quelles sont les meilleures solutions, celles qui permettent de ponctionner l'argent en quantité stisfaisante pour faire face aux dépenses ou alors celles qui privent l'état des financements nécessaires à la justice sociale??

C'est à cette question que les citoyens répondront bientôt.

Ecrit par : gilles | 25.01.2007

Les commentaires sont fermés.