27.01.2007

LIBERTE avant égalité et Fraternité, le MEDEF dans la campagne présidentielle

Ne nous laissons pas imposer des explications qui déforment les réamités.

Chacun peut avoir son propoint de vue. laissons les GOUROUS de la pensée si

souvent unique pour ne pas dire INIQUE à leurs critiques systèmatique.

Le net et plus encore les blogs permettent aux citoyens électeur de se forger

une opinion, SON opinion par lui même.

Dans un Pays où les chrétiens auront attendu le lendemain de la seconde

 guerre mondiale pour être autorisés à lire la BIBLE dans le texte et plus

précisément l'ancien testament,

Soyon libres et libérés des bien pensants, lisons nous mêmes les textes

 et surtout ceux qui seront toujours interprétés c'est à dire falsifiés;

 Nous ne sommes pas plus bêtes que ces intellectuels de pacotille qui

prétendent éclairer le bon peuple.

ci desouus le texte intégral de Madame Laurence PARISOT,

lisons le pour constater comment il a déjà été perverti par de

nombreux adversaires du MEDEF ,

 qui font du mensonge ou mieux encore de l'omission VOLONTAIRE

 une éthique de la politique et de la vérité par omission.

 



"Je suis très heureuse et très fière que la voix

des chefs d’entreprise puisse se faire entendre

 dans la campagne électorale pour

 l’élection présidentielle.

Je suis très heureuse aussi de voir que notre

 travail commence à faire bouger les lignes.
Nous sommes une équipe. Et au cours des

derniers mois, nous avons contribué  à faire

 évoluer beaucoup de choses : à conclure des

 négociations ouvertes depuis longtemps ; je

 citerai en tout premier le travail d’orfèvre accompli

par Denis Gautier-Sauvagnac, sur le régime

 des intermittents du spectacle ou sur l’important

accord seniors, merci cher Denis.

Nous avons signé, sous l’impulsion de notre

chef de file Caty Kopp un accord historique sur

 la diversité en entreprise. Sous la conduite de

Jean-René Buisson nous avons ouvert des

négociations délicates dans leur dimension

 financière  sur les régimes complémentaires

de retraite et finaliser un accord sur la

gouvernance de la branche maladie.
Nous nous sommes lancés aussi sur des

voies nouvelles avec audace et avec déjà

quelques succès : je pense à la signature d’une

convention entre le MEDEF et l’ANPE, je pense

au Tour de France de la diversité avec le Ministre

 Azouz Begag ou au Tour de France de l’Export

la Ministre Christine Lagarde ; je pense  à l’esprit

 nouveau insufflé par la Commission Dialogue

 Economique de Véronique Morali ou bien encore

 l’engagement de Laurence Danon dans l’élaboration

 d’une charte des stages. Je pense à l’efficacité

du lobbying de Marie-Christine Coisne et je pense

 aussi au travail de Jérôme Bédier, Pierre

Nanterme, Pierre Fonlupt, Hughes-Arnaud Mayer,

 Francis Da Costa,  Bernard Field,  Xavier Fontanet,

et de bien d’autres.
C’est avec cette équipe et  celle du Conseil

 Exécutif que nous avons proposé la délibération

 sociale. Je remercie les organisations

syndicales d’avoir accepté d’ouvrir avec nous

un espace et un temps où ensemble, entre

partenaires sociaux, nous pouvons confronter

 nos points de vue, réfléchir, cheminer ensemble.

 Et je veux dire à Jacques Voisin, Président

de la CFTC , et à Bernard Van Craynest,

Président de la CGC combien je suis sensible

 à leur présence parmi nous ce matin.

Nous sommes une équipe, une équipe

de chefs d’entreprise…

…et nous les chefs d’entreprise, nous disons

 non très clairement, avec la plus grande

fermeté, aux déclinologues et aux démagogues.

Les déclinologues sont ceux qui brossent un

 tableau sans nuance, entièrement noir de notre

société et de notre économie, entièrement noir.

 Ils nous dépeignent une situation sans issue,

 ils nous annoncent un déclin inéluctable.

Les démagogues sont ceux qui jouent du pipeau,

qui veulent faire voir la réalité sous un autre jour,

qui distribuent les bons et les mauvais rôles pour

 accuser les uns, dédouaner les autres, qui livrent

 en pâture des bouc émissaires, qui flattent les

 désirs d’illusions. Ce sont eux qui disent : demain,

on rasera gratis. Qui présentent une vision

 simpliste et fausse de la réalité, qui divisent

 pour régner. Qui manient l’arme de la disqualification

et n’hésitent jamais à caricaturer. Les démagogues

 sont des flatteurs qui vivent aux dépens de ceux

qu’ils flattent, et quand c’est l’électorat qu’ils flattent

on peut craindre le pire.

Nous chefs d’entreprise, nous leur disons non,

 aux déclinologues et aux démagogues, car

 nous avons l’espérance et le réalisme également

 chevillés au corps, et parce que l’habitude

 de l’action nous rend optimistes.

Nous leur disons non et nous les renvoyons dos

 à dos. Ils pourront continuer de se donner la

réplique comme c’est leur habitude. Les uns faisant

 peur, et les autres rassurant. Les deux jouant la

 surenchère et se plaisent à se répondre à qui mieux

 mieux. Car à partir du moment où l’on croit que la

 situation est désespérée, on peut entendre n’importe

quelle promesse et s’y accrocher comme à une bouée.

 Plus les déclinologues font peur, plus les démagogues

jouent les illusionnistes. Plus l’illusion marche et

plus les déclinologues ont de quoi crier au loup.

Les uns jouent la comédie, les autres la tragédie,

mais  ils sont toujours sur les planches du même

 théâtre dont ils voudraient bien nous contraindre

 à être les spectateurs passifs.

Ils se disputent de formidables terrains

de bataille.

L’Europe est peut-être le premier d’entre eux…

Or l’Europe c’est le socle sur lequel se bâtit

notre croissance. Que notre croissance soit

 insuffisante, soit ! Nous sommes les premiers

 à le déplorer. Mais qu’on en accuse  l’Europe

 et qu’on la soupçonne de nous appauvrir, c’est

 très injuste, surtout lorsqu’elle remplit parfaitement

son rôle de grand marché ouvert à tous ses

 membres et qu'elle remplit également à la

 perfection sa mission première de garant

de la paix.
Nous les chefs d'entreprise nous

disons non !

Nous les chefs d’entreprise, nous disons

non aux démagogues et aux déclinologues,

 parce qu’il n’y a pas de fatalité.

 

Parce que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir,

 et l’entreprise c’est la vie !

Aux déclinologues, nous disons que le  déclin n’est

 pas inéluctable, qu’il est grand temps d’agir mais qu’il

 est encore temps ;  aux démagogues, qui ces temps-ci

 sont parfois rétrogrades nous disons que ni la nostalgie

, ni les raisonnements archaïques, ni les idéologies

 faussement généreuses  ne  donneront jamais à

la France la clé qui ouvre l’avenir.

Je le redis : nous les chefs d’entreprise, nous avons l

’espérance et le réalisme chevillés au corps. Nous

 les avons chevillés au corps, pour nous, pour nos

entreprises, et  nous avons l’ambition de faire

 partager cela à la France.
 Nous les chefs d’entreprise, nous sommes bien

 placés pour savoir qu’aucune action ne reste

 jamais sans effet. Aucun travail, aucune décision

 ne sont jamais tout à fait vains.
Aujourd’hui, au début de la campagne présidentielle,

 alors qu’un grand débat national est engagé, je le

dis très clairement, et pardon pour la familiarité :

 rien n’est foutu. Il suffit de changer quelques

 paramètres : un peu plus de liberté, un peu plus

d’air et tout ira mieux tout de suite en France. Et

 tout ira bien très vite pour les Français.

Aide-toi et le ciel t’aidera ; la fortune sourit aux

audacieux ; il y a belle lurette qu’on connaît les

 bonnes recettes. Et pour cause, elles sont de

 bon sens, elles sont raisonnables.
La réalité est en mouvement. Les raisonnements

 peuvent l’être aussi pour être justes. Faisons

ensemble la promotion des raisonnements

dynamiques. On nous  fait croire que la richesse

 serait comme un gâteau déjà là sur la table dont

 il ne resterait plus qu’à distribuer les parts de la

 meilleure façon possible à chacun. Mais la

richesse n’est pas un gâteau déjà là sur la table.

 La richesse n’est jamais statique. Elle est toujours

 en évolution positive ou négative, et toujours

potentiellement en expansion. Si l’on veut avoir

l’espoir d’augmenter un jour prochain les revenus

 les plus bas, c’est la richesse globale, celle de

 la collectivité toute entière qui doit augmenter.

De même si l’on veut créer du travail, il faut se

 garder de le considérer lui aussi comme un

 gâteau déjà là sur la table qui ne resterait plus

qu’à se partager. Ce fut l’illusion désastreuse des

 35 heures. Tant l’expérience  que la raison nous

dictent cette évidence de l’action pour sortir

de la difficulté.

Mais il n’y a pas que l’expérience ou la raison,

il y a aussi notre foi, notre foi profonde : nous

avons foi en chacun de nous, nous avons foi

 en l’entreprise, nous avons foi en la France.


Je voudrais vous parler du génie français.

 

Parce qu’il doit nous animer et inspirer notre action.

 Il y en a mille exemples.

Mais peut-être le plus récent, le plus connu, le plus

 accessible à toutes les générations, le plus vivement

 salué à l’étranger, le plus époustouflant, le plus

 bouleversant, celui qui illustre le mieux le slogan 

 

«  impossible n’est pas français »,

ce n’est pas seulement l’A380 auquel vous pensez tous

 en ce moment, 

c’est aussi pour moi ce film que vous avez été  très nombreux 

 à voir et qui s’appelle «  La marche de l’empereur »,

l’histoire de la migration des oiseaux de l’Antarctique.

 Pour le réaliser et le faire connaître, il a fallu une magnifique

 culture naturaliste, il a fallu un rêve, il a fallu croire à ce

rêve, il a fallu l’ambition de le faire partager, il a fallu sans

 beaucoup de moyens réaliser une prouesse technique

 invraisemblable, il a fallu convaincre ceux qui n’y croyaient

pas, il a fallu, c’est le cas de le dire, résister contre vents

 et marées, il a fallu du courage, il a fallu aussi accepter

 de  transformer un peu le produit pour l'exporter

. C’est cela, le génie français. Cette combinaison si

 particulière de l’esthétique et de l’esprit d’entreprise, 

 

cette capacité à créer de l’exception, cette façon de

 transformer définitivement le regard sur le monde et sur l’autre.

De façon plus terre à terre, un chef d’entreprise français

me disait récemment tout l’apport culturel, lié à l’intégration

d’une entreprise anglo-saxonne dans son groupe.

Apport en termes de process et de régularité.

 Mais il ajoutait que face à une panne, face à l’imprévu,

 face à un défi soudain il n’y avait pas plus performant

que les équipes françaises.
Hier le génie français, c’était l’invention du champagne,

 du cinéma, de la montgolfière, de la tapisserie d’Aubusson,

de la haute couture, de la parfumerie, Hier c’était

 Pasteur, Marie Curie,  Eiffel. Aujourd’hui, c’est

la carte à puce, le TGV,  la réinvention moderne

 du luxe, un nouveau modèle d’hôtellerie, de

commerce, des ambitions d’ampleur inégalée

 dans  les services collectifs, une technologie de

 pointe dans l'industrie, c’est aussi la meilleure

 gestion  de l’eau au monde, l’investissement

 précurseur dans  l’industrie nucléaire. Pardon ne

pas avoir le temps de citer tous les autres exemples

qui s’imposent à moi.

Aujourd’hui, le génie français, ce sont des

 entreprises et des pratiques d’excellence,

des domaines de pointe, dans l’industrie, les

services, le commerce. Le génie français,

 c’était hier, et c’est aussi aujourd’hui, n’en

déplaise aux déclinologues et n'en déplaise

 aux démagogues !
Le génie français, c’est à la fois un point de

 repère du passé et un phare pour l’avenir.

 Il faut que nous soyons conscients et fiers

de ces succès ; que nous en parlions, que nous

 les racontions, que nous les revendiquions.

 Donnons-leur la publicité qu’ils méritent,

soyons en heureux, proclamons leur valeur

 exemplaire,  transformons les en modèles,

 en objectif collectif.

Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise

c’est une France prospère. Drôle de mot,

 prospérité, qui pourrait bien tomber en

 désuétude si nous n’étions pas tout à fait

 déterminés à le ranimer. Et pourtant quel état

 plus désirable  que la prospérité ! Quel mot

 plus éloquent pour dire à la fois la richesse,

le confort, le bien-être, la sécurité, la réussite,

 la bonne humeur… La France se savait

 prospère dans les années 60. Elle en est

 moins sûre aujourd’hui.

Faisons tout, nous les chefs d'entreprise,

 pour que notre pays ait plaisir à  redevenir

 prospère.  Entrons dans la mêlée !
Incitons les candidats à l’élection présidentielle

 à présenter une vraie stratégie économique.

 Affirmons qu’il y a des fiscalités compétitives

et d’autres qui ne le sont pas et que ce ne

serait pas le moindre mérite de la nôtre qu’elle

 permette enfin d’embaucher et d’augmenter

 les salaires.

Notre rêve à nous, les chefs d’entreprise c’est

une France où la liberté, celle d’entreprendre,

 celle d’agir, celle de grandir, celle de rayonner

ne soit pas un vain mot. Aucun thème n’est

revenu plus souvent dans notre grande

consultation auprès de vous que celui de

 la liberté. C’est l’aspiration la plus profonde

des chefs d’entreprise, c’est notre leitmotiv.

 C’est notre besoin le plus fondamental.

Que traduit  ce désir de liberté ? J’ai relu

 vos réponses. Certainement pas la prétendue

 sauvagerie du libéralisme. Certainement pas

son prétendu désordre. Certainement pas

de l’égoïsme, ni de l’individualisme. Personne

 mieux que nous ne sait travailler en équipe.

Ce que traduit notre désir de liberté, c’est

 tout l’inverse : c’est notre certitude que

chacun saura faire bon usage de l’espace

 qui lui sera laissé, et trouver l’occasion d’y

déployer son talent et sa créativité.

Ce que je lis dans la volonté répétée de plus

de liberté, d’un peu plus d’air, pour nous,

pour les entreprises, pour la France , c’est

 notre, c’est votre confiance en l’homme.
C’est d’ailleurs au nom de notre confiance

 en l’homme, en sa maturité, en son intelligence

de l’intérêt général, que nous demandons que

 soit défini constitutionnellement un espace

d’autonomie et de responsabilité des partenaires

 sociaux, c’est au nom de notre confiance en

 l’homme que  nous sommes sûrs de pouvoir

 développer une relation contractuelle et non

conflictuelle patronat-syndicats de salariés.

 Et c’est au nom de notre confiance en

l’homme que nous demandons à déterminer

par accord entre patronat et syndicats la durée

 du travail sans qu’il soit nécessaire qu’une loi

 la fixe une fois pour toutes et pour tous

de façon rigide.

Notre rêve à nous chefs d’entreprise, c’est une

 France qui voie son avenir et qui aime son

 présent, une France qui tienne son rang en

Europe et dans le monde, une France qui n’ait

pas peur, une France qui rayonne, une France

 épanouie, une France qui diffuse, une France

où chacun se sente fier, une France qui ne se

 mette pas hors-jeu, et dont l’idéal ne soit pas

de se protéger derrière ses frontières

érigées en murailles.

Ce n’est pas tant sur les dangers du protectionnisme

 que sur les  vertus de l’échange que je veux

 insister ici. Dans quelques jours, se réunissent

 à Davos les ministres européens, entre autres,

 du Commerce. Nous, les chefs d’entreprise

 français, leur demandons solennellement de

donner au Commissaire Peter Mandelson les arguments

 et les atouts qui lui  permettront de favoriser

la signature d’un accord pour le développement

 du commerce mondial dans le cadre du cycle

de Doha. Selon la banque mondiale, la

 libéralisation des échanges de marchandises

générerait 287 milliards de dollars dont un tiers

profiterait aux pays en voie de développement,

 et ce serait une bonne nouvelle ! Quant à la

libéralisation des services que nous appelons

également de nos vœux, elle génèrerait 5

fois ce montant ! Si un tel accord était signé,

 évidemment les entreprises françaises en

profiteraient. Elles en profiteraient même énormément.

 De très nombreux nouveaux marchés

apparaîtraient, l’accès en serait facilité, et

l’échange appelant l’échange, les entreprises 

 trouveraient là l’occasion de déployer un

 potentiel d’exportation encore inexploité.

 Quelle bouffée d’oxygène ce serait !

Notre rêve à nous, chefs d’entreprise c’est une

France qui ne trouve pas ses idéaux seulement

 dans son passé, qui repense à chaque pas

son modèle et veuille bien le nourrir de la réalité

 présente, une France qui ne confonde pas la

morale et le moralisme, qui accepte de penser

 par exemple qu’on peut être très haut dans

 l’échelle des salaires tout en ayant  une moralité

 et une éthique irréprochables.

Notre rêve, c’est une France qui repère les

 pièges mortels pour notre économie que lui tendent 

 les donneurs de leçon. Seraient mortels pour

notre économie, par exemple, une augmentation

du SMIC sans aucun lien ni avec les  gains de

productivité et ni avec l’inflation. Serait mortel le 

projet d’abrogation de la loi de 2003 sur les retraites

 alors que chacun sait qu’elle n’est que la première

 étape des réformes nécessaires. 


Que faudrait-il pour que la  France dont nous

rêvons advienne ? C’est tout simple : il faudrait

que nous puissions respirer.  Et si nous respirions

 elle adviendrait immédiatement, n’en déplaise aux

 déclinologues, n’en déplaise aux démagogues !
Aujourd’hui, nous sommes dans un carcan. Les

excès de la fiscalité, les excès du code du travail,

les labyrinthes indéchiffrables, l’impossibilité notoire

d’en déjouer les contradictions, l’hyper réglementation,

 tout cela nous oppresse, tout cela empêche nos

entreprises de grandir, tout cela oppresse et opprime

bien inutilement et bien dangereusement les

 entreprises françaises.
En revanche, dès que le carcan  disparaît, on peut

 respirer, et tout le monde y gagne tout de suite.

 

 La preuve : le succès du CNE ! Selon le Ministère du Travail,

9 mois après sa création, ce sont les seules statistiques

 disponibles, ce nouveau contrat de travail a permis

d’embaucher 440 000 personnes. Certaines embauches

 étaient des remplacements, certaines des anticipations,

 et 45 000 d’entre elles étaient des créations pures,

c’est à dire des emplois qui n’auraient jamais existés

sans cette forme de contrat !

Respirer, c’est aussi être déchargé du poids de

la culpabilité obligée ! Pourquoi faut-il se retenir

 d’embaucher pour éviter le pire au cas où les choses

 tourneraient mal ? Pourquoi rendre le pire ingérable et

 le faire redouter parce qu’il serait ingérable ? Pourquoi

 faudrait-il absolument que l’un des deux soient en faute

lorsqu’un salarié et un chef d’entreprise se séparent ?

 Trente-deux ans après l’invention en France du divorce

par consentement mutuel, quelle audace, je propose que

 nous commencions  à définir dans le monde du travail

 une séparabilité à l’amiable et aux conditions honorables

 pour les deux parties. On nous fait d’ailleurs bien des

  repro ches à ce sujet. Je répondrai seulement que les

mêmes repro ches ont été adressés en leur temps au

divorce à l’amiable. Ceux qui aujourd’hui  nous accusent

de penser que les salariés sont jetables, ce qui n’est

 jamais notre façon de voir, c’est une autre démagogie

que de l’insinuer,  ceux- là me rappellent  les traditionalistes

d’autrefois qui s’opposaient au divorce à l’amiable sous

 prétexte qu’il allait favoriser les caprices ! La séparabilité,

j’en suis sûre, ce serait une révolution qui permettrait

 immédiatement  nombre d’embauches. Mille embauches

peut-être d’un côté pour un litige de l’autre. Car c’est clair,

 ce que nous cherchons à éviter en inventant la séparabilité

 à l’amiable, c’est une judiciarisation dont le coût en temps,

 en argent, en liberté, en confiance en l’autre  est incalculable !



Respirer, c’est vivre, c’est naître, grandir, se développer :

 tout ce que l’entreprise rêve de faire. Le contraire de

 respirer, faut-il le rappeler, c’est mourir, c’est rendre

 son

 dernier souffle.
La respiration, quel plaisir ! Quel bonheur ! Ouvrir la

 fenêtre, prendre un grand bol d’air frais,  aérer la pièce

 où l’on est, oser, car c’est aussi ça respirer, oser le

 brassage de l’intérieur et de l’extérieur.
Ne pas vivre en vase clos.
Respirer, c’est s’ouvrir, accepter la nouveauté, y compris

et même surtout lorsque l’enjeu de l’ouverture  sont la

diversité et  la mondialisation, ne pas retenir son souffle,

 avoir confiance, ne pas devenir cacochyme. Etre détendu,

 zen. Nous demandons au gouvernement qui naîtra des

prochaines élections présidentielle et législatives d’avoir

des relations normales avec nous chefs d’entreprise,

avec nous Medef. Des relations normales : c'est-à-dire de

 travail, régulières, confiantes, faites d’estime et de

 respect mutuels.

Besoin d’air : c’est le besoin fondamental de l’entreprise

 qui a besoin de liberté, de la France qui a besoin de

prospérité, et de notre planète qui a besoin de durer.

 Besoin d’air ! N’accablons pas sous un fardeau trop

lourd les nouvelles générations qui pourraient s’asphyxier

sous le poids de l’endettement et des retraites

 non financées.
Besoin d’air ! Nous sommes persuadés que les

intérêts économiques et les intérêts écologiques ne

sont pas par nature contradictoires. Entre eux il s’agit

de créer étape par étape, j’y insiste,  une dynamique de

 progrès. Si ouverts soyons-nous aux enjeux écologiques

 et à la nécessité absolue d’en tenir compte, même si

c’est pas à pas, ne laissons pas croire pour autant que la

 planète se porterait mieux si nous étions encore plus

 accablés d’impôts.
Besoin d’air ! N’attendons pas que l’air nous manque

 pour en prendre soin, pour en comprendre la

 nécessité vitale.


Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? Et qu’est-ce

qu’on ne fait pas ?
Ne laissons pas dire n’importe quoi. Je l’ai mentionné

à propos de la séparabilité, ne laissons pas n’importe

qui nous prêter les pires intentions et les plus cyniques.

 Ne croyons pas  que si nous avons parfois une image

brouillée ce serait de notre propre faute : ce n’est pas nous,

ce sont les gouvernements successifs qui ont éclaboussé

 l’image de l’entreprise en ne conduisant pas les réformes

 nécessaires pour atteindre le plein emploi, dont j’affirme

qu’il est possible. Mesdames et Messieurs les candidats

 à l’élection présidentielle, il ne doit pas y avoir

d’autre priorité économique et sociale que la réduction

rapide et significative du chômage en France !

Toutes les autres difficultés s’en trouveront dans la

 foulée immédiatement simplifiées : la nouvelle pauvreté,

le pouvoir d’achat, les déficits publics et l’endettement,

le financement des retraites, mais aussi l’insécurité,

 la délinquance.

Ne laissons pas dire n’importe quoi et ne tombons

pas dans les pièges des mots. Ni dans le piège du mot

 précarité qui peut signifier le pire mais aussi le meilleur

 quand il s’agit du premier CDD du jeune diplômé dans une

 entreprise de pointe. Ni dans le piège du mot d’allègement.

 Ne nous laissons pas abuser : quand  on nous parle

d’allègement de charges sociales comme si c’était un

cadeau qu’on nous faisait. Grâce à ce tour de passe-passe

 sémantique, on suspend en réalité au-dessus de nos

têtes une épée de Damoclès. On nous menace de 

bientôt ne plus nous le faire, ce prétendu cadeau, ou

de ne plus nous le faire que sous  conditions. Ce que

 nous refusons catégoriquement. Car ce raisonnement

est fallacieux. Nous le disons clairement : ces allègements

 doivent devenir au contraire purement et simplement des

abattements. Et cela, pour la bonne raison qu’ils ne sont

que la juste compensation de l’invraisemblable coût infligé

aux entreprises par les 35 heures. Ce qu’on appelle un

allègement n’est en fait pas un allègement, c’est un 

dédommagement du préjudice insensé qui  a été fait

aux entreprises et au monde du travail tout entier.

Comprenons enfin que notre point de vue a une très

 grande valeur, une vraie dignité,  et battons-nous

 pour le faire comprendre et pour le faire entendre.
Notre pratique quotidienne de chefs d’entreprise nous

 donne sur les décisions politiques un regard  pertinent

et  juste : pour discerner  ce qui est démagogique et

ce qui ne l’est pas ; ce qui est vrai et ce qui est faux dans

 les propositions économiques que les candidats font

 aux Français. Nous sommes bien placés pour savoir

 quelles sont les mesures qui coûtent plus cher

qu’elles ne rapporteront jamais, pour repérer les

propositions qui procèdent d’une méconnaissance

totale du terrain et qui relève d’une vue de l’esprit.

 Pour critiquer les visions du monde qui s’échafaudent

parfois, lorsqu’on n’a pas eu à tenir une colonne

 recettes en face de la colonne dépenses, ni  de

client à satisfaire ni de carnet de commande à remplir.
Nous sommes bien placés aussi pour dire dans d’autres

 cas : voilà une bonne idée !  Elle va dans le bon

sens et nous la soutiendrons parce qu’elle sert

 l’entreprise !

Des chefs d’entreprise, Churchill disait : « On

considère le chef d’entreprise comme un homme

 à abattre, ou une vache à traire .Il ajoutait, c’est

assez drôle : « Peu voient en lui le cheval

qui tire le char ».
Et moi aussi, je vais citer Jaurès ! Vous allez voir

comme ce qu’il écrivait est intéressant, et comme

 ça fait du bien : «Il n'y a de classe dirigeante que

 courageuse. A toute époque, les classes dirigeantes

se sont constituées par le courage, par l'acceptation

consciente du risque. Dirige celui qui risque ce que les

dirigés ne veulent pas risquer. Est respecté celui qui,

 volontairement, accomplit pour les autres les actes

difficiles ou dangereux. Est un chef celui qui procure

aux autres la sécurité en prenant pour soi les dangers.

Le courage pour l'entrepreneur, c'est l'esprit de l'entreprise e

t le refus de recourir à l'Etat…. Et Jaurès ajoutait :

sans doute, il y a des patrons qui s'amusent, mais ce

qu'ils veulent avant tout, quand ils sont vraiment des

patrons, c'est gagner la bataille.  » .

Notre mot d’ordre, c’est besoin d’air ! Alors nous

 les chefs d’entreprise sortons, allons dehors, montrons-nous !

Comment pourrions-nous  espérer être connus, reconnus

et donner une bonne image de nous si nous restons dans

 l’ombre, dans nos bureaux, dans nos ateliers, dans

nos entreprises ?

Chers amis,  je vous le demande allez à la rencontre

 des Français, racontez vos succès et expliquez

 comment vous y êtes arrivés. Ouvrez le chemin. Dites 

 aux Français notre diagnostic sur l’état du pays, et

proposez à nos compatriotes nos idées et nos méthodes

  et votre vérité pour retrouver une  vitalité  durable.

Chers amis, l’histoire de notre pays et celle de ses

 entreprises sont intimement mêlées. Leur futur également.

 L’avenir des entreprises, ne l’oublions jamais, c’est

aussi l’avenir de la France  !"

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