20.02.2007

économie 2007

 

Ségolène    ROYAL    accuse    déjà    un    retard    de    plusde    8%     dans    les    sondages.

"Avec 40 000 exemplaires vendus, le livre préfacé par Laurence Parisot remporte un succès inédit.

FÂCHÉS avec les entreprises et l'économie de marché, les Français ? Pas si sûr. En tout cas, ils se posent manifestement des questions et veulent comprendre. Qui l'eût cru ? Besoin d'air, le livre du Medef coordonné et préfacé par sa présidente, Laurence Parisot, fait un tabac... ou presque. Passé en deux semaines de la quatorzième à la neuvième place dans le classement de L'Express - réalisé à partir des ventes en librairies et grandes surfaces spécialisées -, où il de­vance le plaidoyer Pour un pacte écologique de Nicolas Hulot, le petit livre patronal a aussi gagné cinq places dans le classement du Nouvel Observateur - Ipsos/Livre hebdo - où il est cette fois devancé par Nicolas Hulot. Et s'il vient de disparaître des meilleures ventes de la Fnac - classement du Point -, il y a été supplanté par un autre essai économico-politique, celui de l'historien Jacques Marseille - Les Bons Chiffres pour ne pas voter nul en 2007.
Tiré à 20 000 exemplaires, Besoin d'Air affiche déjà 40 000 ventes et, à écouter le Medef, les libraires en rupture de stock appelleraient directement le siège patronal dans l'espoir d'un réassort plus rapide... Un succès de librairie pour ce style d'essai, qui signe un intérêt nouveau pour la vie économique.
Marteler son message
Autre indice qui ne trompe pas : le billet d'humeur de François Reynaert, le chroniqueur du Nouvel Obs, qui admet « un style, un lyrisme qui permet ce miracle trop rare : on arrive à dépasser le premier paragraphe sans ronfler... Face à un texte patronal, c'est la première fois que ça m'arrive ». On a connu pire critique !
De quoi donner des ailes à Laurence Parisot, qui court les plateaux de télévision et multiplie les matinales sur les ondes de la radio. Samedi dernier, c'était dans le Journal inattendu de RTL, à l'invitation de la rédactrice en chef du jour, Françoise Hardy, qui avait convié l'ancien ministre Hubert Védrine et la patronne du Medef à commenter l'actualité. Une nouvelle occasion de marteler son message : « Le problème, c'est la croissance. Comment fait-on pour stimuler la croissance et comment fait-on pour faire grossir le marché du travail ? » Et Laurence Parisot de marteler son credo : « Le premier facteur de croissance, c'est plus de travail... C'est se donner un objectif de plein emploi. » De quoi « remplir la colonne recettes de l'État », a-t-elle expliqué, en s'inquiétant que les candidats soient moins diserts sur cette colonne-là que sur les dépenses."

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Écrit par : Olivier | 22.02.2007

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