23.02.2007
BAYROU le candidat "SOCIAL économe"
lu sur expansion.com
| Bayrou dévoile son projet de "social-économie" |
| Le candidat UDF a présenté un programme où les dépenses nouvelles sont censées être entièrement compensées par des mesures d'économies. Avec trois piliers : la lutte contre la dette, l'aide aux PME et aux créations d'emplois et la priorité donnée à la recherche. Le candidat UDF en a chiffré les dépenses à 21 milliards d'euros (contre 50 milliards revendiqués par le PS ou 32 milliards pour l'UMP), entièrement compensées par des économies: concentration progressive des exonérations de charges sur les PME et les salaires au-dessous de 1,3 smic (9 milliards d'économies), révision du "contrat de solidarité" entre Etat et collectivités locales (3 milliards), plafonnement progressif des niches fiscales (4 milliards) et "modernisation de l'Etat" grâce notamment à une réduction de nombre de fonctionnaires (5 milliards). Pour François Bayrou, la "priorité" de la social économie, "c'est la lutte contre la dette publique". Parce que "ce sont les Français les plus fragiles et les plus démunis qui en sont les principales victimes", affirme-t-il. Et parce qu'il veut rompre avec "la facilité de la dette publique" utilisée jusqu'ici, selon lui, pour financer l'action politique. Et de rappeler que "tous les jours, l'Etat dépense 20% de plus que ce qui rentre dans ses caisses". C'est pourquoi il réaffirme son intention d'inscrire dans la Constitution l'interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement, hors période de récession. Il propose d'ailleurs de supprimer en trois ans les 22 milliards d'euros de déficit de fonctionnement du budget de l'Etat. Comment? En affectant à cet objectif la moitié de la hausse des recettes liées à la croissance. Hausse qu'il évalue à 14 milliards d'euros sur la base d'une estimation, jugée "raisonnable" de la croissance, de 2%. Moyennant quoi, au bout de 3 ans, "l'Etat et les collectivités locales retrouveront 7 milliards d'euros de marges de manoeuvre", selon lui. Parmi ses principales propositions: la possibilité pour les entreprises de créer deux emplois sans charge (sauf 10% pour les retraites), qu'il a chiffrée à "4 milliards" et qui permettrait de créer des "centaines de milliers d'emplois". Au-delà de cette mesure, "il faut réfléchir à d'autres types d'assiette que le travail pour les charges sociales", a déclaré M. Bayrou, rappelant que le sénateur Jean Arthuis préconise la solution de la TVA sociale, expérimentée en Allemagne. Pour mettre fin au "blocage" des 35 heures et "rendre du pouvoir d'achat aux Français", M. Bayrou propose de rémunérer les heures supplémentaires avec une prime de 35%, mais que l'entreprise ne paie pas de charges sociales sur cette prime. Le candidat a confirmé son intention de poursuivre la réforme des retraites, en y incluant les régimes spéciaux, et de la soumettre à référendum. Pour aider les PME, il propose une loi de protection, un "small business act" à la française, qui leur garantirait notamment l'accès aux marchés publics. Il préconise d'exempter d'impôts les revenus des brevets déposés par les chercheurs, et d'augmenter de 50% en dix ans le budget de la recherche. Réforme de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et "taxation progressive des énergies fossiles" font partie de ses propositions. Concernant le volet social, M. Bayrou propose d'encourager le retour à l'emploi en autorisant les bénéficiaires de minima sociaux à exercer une activité rémunérée (cumulable avec le RMI), et d'unifier les minima sociaux en une allocation unique, conciliable un certain temps avec un salaire. Pour les jeunes, il propose d'associer premier contrat de travail et formation, celle-ci étant prise en charge par la collectivité, et de créer un "service civique universel" de six mois, "expérience à faire valoir" dans son CV. | |
18:56 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles2007, ump, udf, ps, pcf




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