04.03.2007
BAYROU la MENACE
Le PRESIDENT de L'UDF inquière à juste titre.
Il refuse la logique de
l'affrontement des partis.
Comme tous les grands politiques de notre HISTOIRE, dans des
circonstances particulières il prône l'UNION NATIONALE.
Celle du général DE GAULLE en1940, en 1958, celle des soldats de l'An II.
Il est par ailleurs en phase avec plus de67% des futurs électeurs FRANCAIS
ce qui évidement commence à inquieter les deux partis de pouvoir
qui dans un contexte d'affrontement gauche droite dépassé
sont les seuls partis à pouvoir acceder au pouvoir.
Les sondages le donne déjà à plus de 20 points
c'est à dire devant Ségolène ROYAL qui malheureusement pour elle ne
peut que prendre des coups et perdre en crédibilité dans les prochains affrontements
qu'elle devra accepter aussi bien contre SARKOZY que De VILIERS ou Le PEN.
Un éventuel refus de débattre de sa part serait encore plus catastrophique.
Elle prouverait alors son incapacité à GERER les situations de crises
que sa future fonction lui imposerait.
"lu sur le blog du sénateur BOCKEL
réformisme et renovation
http://rfrn.over-blog.com/article-5886412.html
"Interview Jean Marie Bockel JDD
du 4 mars 2007
Jean-Marie Bockel. Situé sur « l’aile droite » du PS,
il ne minimise pas le danger. Et a des idées pour le réduire.
L’homme qui murmure
à l’oreille des centristes.
Que vous inspire cette montée de
François Bayrou dans les sondages?
C’est une montée qu’il faut prendre très au sérieux.
Il ne faut pas la traiter avec condescendance ou,
pour se rassurer à bon compte, en faire
l’équivalent du phénomèneChevènement de 2002,
fondé sur un électorat volatil. Elle traduitune
campagne astucieuse de Bayrou, mais
correspond surtout à un certain nombre
d’aspirations des citoyens.
Quelles aspirations?
Les gens sont déçus par les discours classiques
. Ils ne croient plus aux promesses, d’où
qu’elles viennent, c’est pour cela que le ni
gauche ni droite leur plaît autant. Ils sont
demandeurs de discours pragmatiques, de vérité.
Vous trouvez que votre candidate tient
un discours classique de gauche?
C’est toute la question. Il y a d’un côté le projet
socialiste, avec ses qualités et ses défauts.
Pour rassembler, Ségolène Royal doit faire avec,
même si une partie des gens n’y croient plus.
Il y a par ailleurs son « pacte présidentiel », et
plus encore ses discours, qui relèvent davantage
de la gauche moderne. Je lui conseille de
mieux souligner cette dimension-là. Dans
la compétition interne au PS, elle avait séduit
par un discours et un style modernes. Ils sont
aujourd’hui insuffisamment développés.
Dans cette période charnière, elle ne doit pas
hésiter à affirmer davantage, sans se renier,
ce qu’il y a en elle de moderne, pragmatique,
réformiste et, j’ose le mot, de social-libéral.
Les électeurs qui actuellement vont vers Bayrou
y sont sensibles. Ce sont des électeurs qui ont
déjà voté à gauche, pourraient le faire encore,
mais ne se retrouvent pas dans les vieilles recettes.
Je suis de ceux qui peuvent aider Ségolène
à faire passer les messages d’une gauche moderne.
De votre point de vue, son rappel des
« éléphants » est contreproductif?
C’était un passage inévitable pour rassembler sa
famille. C’est fait, passons à autre chose. Il est
évident qu’elle n’en sera pas prisonnière. C’est au
centre gauche qu’il faut placer notre campagne.
La polyphonie des sensibilités doit jouer à plein.
Tenons bon à gauche, tout en ouvrant au
centre! Ségolène Royal a la capacité, si elle le
décide, de « tenir les deux bouts ».
Comment les socialistes doivent- ils
combattre le danger Bayrou?
Ce fut le débat lors du dernier conseil politique
du PS. Certains pensent que le phénomène n’est
pas un vrai danger et qu’on peut l’ignorer, le centre
n’étant qu’une force d’appoint. Pour d’autres,
plus le PS sera à gauche, moins il y aura de
flottements de ce côté-là.
D’autres encore estiment qu’il faut « cogner »
contre Bayrou. Moi, je pense que ce serait une
erreur de dire aux électeurs attirés par Bayrou:
celui qui vous séduit n’est pas quelqu’un de valable.
Nous devons leur dire : nous ne sommes pas ceux
que vous croyez, nous sommes des socialistes, efficaces,
justes, pragmatiques, réformistes.
Personne ne m’a chargé de quoi que ce soit, mais je
m’investis totalement dans cette mission de parler aux
électeurs de Bayrou. En 1988, François Mitterrand a
été réélu aussi par les électeurs allant du centre droit
au centre gauche. Il s’est adressé à eux par-dessus le
PS, qui, déjà, n’avait pas su se moderniser.
N’y a-t-il pas aussi une question de crédibilité
personnelle, Ségolène Royal ayant créé le
doute sur la sienne?
Non, les trois candidats sont crédibles. Ce qui est
en cause, c’est ce qu’ils incarnent par rapport aux
attentes des gens.
Bayrou fait des clins d’oeil à DSK, parle de
créer un grand «parti démocrate»,
qu’en pensez-vous?
Mon objectif est de faire gagner Ségolène Royal.
Ce sera donc à elle de décider, le moment venu, du
degré d’ouverture à opérer. Mais l’idée qu’il puisse y avoir,
pour un temps limité et sous une forme à inventer, une
union de toutes les énergies républicaines par del
à la droite et la gauche n’est pas à jeter aux orties.
J’ai déjà évoqué cette idée lors de la crise des banlieues.
François Bayrou n’a pas le monopole
de « l’union nationale ».
Interview
Pascale Amaudric
Journal du Dimanche du 4 Mars 2007"
23:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielles 2007, politique, politique critique, ps, ump, udf




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