15.03.2007

LA PERTE (connue des politiques) des emplois industiels

 

L'article  publié  ce  soir  sur l'expansion  doit obliger nos  candidats non pas à proposer des dépenses  supplémentaires que nous ne pourrons jamais  payer,
mais nous expliquer comment ils feront demain  pour créer les emplois industriels  que nous perdrons inéluctablement  au  cours des 5 à 10 prochaines années.
Nos  emplois  industriels  représentent à peine 20%  de l'ensemble  de nos  emplois.  soit  5 millions  de postes.
 Nos pertes  prévues  liées àl a non adaptation  de nos ventes et de nos produits obsolètes   au marché sont de près de 20%  sur  5 ans. c'est  à dire  que tous les dirigeants  savent  que près d'un million  d'emplois seront détruits dans ce secteur  au cours des 5 prochaines années. (voir blog  de DSK il ya plus  d'un an)
La  question  est  donc  de savoir  ce  qu'ils  préconisent  pour  créer  les  conditions  d'accompagnement  des PME  innovantes  qui seules  demain  seront  en mesure de rendre les emplois correspondants qui seront inéluctablement détruits.
Certains  de  manière  incanatatoire appellent  de leurs  voeux le doublement,voir le triplement  de nos dépense  de recherche  en développement.
mais est  ce la seule piste  souhaitable quand  on  sait que la FRANCE  dispose  d'un véritable mamouth fossilisé avec le CNRS. Notre  pays  est  déjà l'un  de ceux  qui consacre une  large  part  de  ses  impôts dans la recherche dite  fondamentale.
 or chacun  sait  du moins nos concurents  anglo  saxons,  que c'est la recherche appliquée mais  surtout l'accompagnement financier  de nos inventeurs  industriels  qui créent les entreprises  vecteurs  demain  de nos  emplois.
or  dans ce domaine  précis  la FRANCE  n'a pas seulement un retard mais l'obligation  de  créer  des  structures inexistantes.
 Sans  la mise  en  place  rapide  de ces  structures  financières, nous n'aurons pas denouvelles  entreprises, ni les  emplois qu'elles devraient générer  mais  pire encore nous perdons  ces inventeurs  patrons  qui iront s'installer à l'étranger et ainsi donner  des  emplois à d'autres  personnes.
Les patrons  sont inutiles  comme dit  le jeune  BESANCENOT.Ils sont tous  remplaçables  à la  direction  des  entreprises. Son  analyse n'est  pas entièrement  fausse  quand on  est  titulaire  d'une maîtrise  d'Histoire pour occuper  un  poste d'éxécutant. c'est  sans  doute un choixson  choix ,mais  les inventeurs, les  porteurs  de projets innovants ne sont pas  eux remplaçables, n'en déplaise aux démagos.
Sans eux, sans  aide  financières  sur  de longues  durées,pas d'emplois  demain  c'est à dire  dans un ou deux ans.
 Que feronsnous  demain?  personne ne  souhaite  répondre à ce type  de question.
Les  réponses  quand  elles  sont données  sont idéologiques et ne réglerons jamais les problèmes  qui eux subsisterons  avant  de s'accroître.
Le chiffre du jour
30.000
Les suppressions d'emplois dans l'automobile en France d'ici 3 ans
La délocalisation du secteur automobile vers les nouvelles zones de consommation des pays émergents est "en marche", selon une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC, qui envisage pour la France la disparition de 20.000 à 30.000 emplois dans les trois ans. L'étude présentée jeudi par Euler Hermes SFAC met en relief le boom de la demande dans les pays émergents, avec une croissance de 15% par an entre 2000 et 2006, alors que la croissance mondiale annualisée n'a été que de 3%. Face à cette évolution, la production par zone s'est adaptée, "aidée par des coûts salariaux horaires qui expliquent largement cette redistribution mondiale des cartes". En outre, "le taux de change défavorise considérablement la zone euro", selon l'étude qui rappelle que l'euro s'est apprécié de 50% par rapport au yen depuis 2000.

L'étude prévoit pour les constructeurs européens une croissance en 2007, tirée par l'activité sur les nouveaux pays industrialisés, a expliqué Yann Lacroix, responsable des études sectorielles Euler Hermes SFAC. Mais les équipementiers restent en difficulté, avec "la poursuite de la baisse des prix imposée par les donneurs d'ordre et en parallèle la flamblée des prix des matières premières", a-t-il observé. "On est clairement sur une tendance de fermeture à l'Ouest, majoritairement pour les équipementiers et un peu moins pour les constructeurs", a-t-il souligné. En France, les constructeurs enregistrent "une panne commerciale depuis 2005", avec une chute significative de la production en 2005 et 2006. En 2007, Euler Hermes SFAC anticipe "une légère reprise des volumes" liés au lancement de nouveaux modèles, a dit Florence Lecointe, spécialiste automobile. Les emplois salariés dans le secteur ont marqué une forte décrue entre 2000 et 2006 avec une baisse de 28.000 emplois, dont 9.000 pour la seule année 2006 à part égale chez les constructeurs et les équipementiers. "Sur les trois années qui viennent, on peut s'attendre à de l'ordre de 30.000 suppressions d'emplois" chez les constructeurs et équipementiers en France, a ajouté Mme Lecointe, avec le recours aux CDD, aux intérimaires, des plans d'aide au départ à la pré-retraite.

LExpansion.com

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