16.03.2007
chine capitalisme
| Propriété privée, fiscalité des étrangers: Pékin change la donne |
| Pékin a adopté vendredi deux lois symboliques de la nouvelle puissance économique chinoise. La propriété privée est désormais garantie par l'Etat. Et il est mis fin au régime fiscal privilégié accordé aux entreprises étrangères pour les attirer. Le texte, qui doit entrer en vigueur le 1er octobre stipule notamment que « la propriété de l'Etat, collective, individuelle (...) est protégée par la loi et nul ne peut l'enfreindre ». Pendant les débats, de hauts responsables ont dû monter au créneau pour expliquer que la loi est compatible avec le système socialiste. Car le projet, jugé trop capitaliste, a évidemment heurté une frange du PC chinois. Ces orthodoxes redoutent également que la loi permette à des cadres corrompus de protéger des biens sur lesquels ils ont illégalement fait main basse. Mais les temps ont bien changé depuis les réformes économiques de 1978 et la fin de la collectivisation maoïste. Les partisans de la loi mettaient par ailleurs en avant les garanties apportées aux sociétés privées contre les détournements de fonds par leur propre personnel. Reste que la loi règle pas le problème crucial de l'absence de droits des paysans sur les terres qu'ils exploitent. Celles-ci sont toujours propriété de la collectivité. Le texte se contente d'accorder quelques garanties pour limiter les projets de constructions pouvant conduire à leur « expropriation ». La Chine ne se contente pas de tirer les conséquences de son passage à l'économie de marché. Elle prend acte également de son nouveau statut de superpuissance économique. Et ce en mettant fin à certains avantages fiscaux consentis en 1993 pour attirer les investisseurs étrangers. Jusqu'ici, les entreprises à capitaux étrangers payaient en moyenne quelque 15% d'impôt sur leurs profits, contre un taux théorique de 33% pour les entreprises chinoises. Une nouvelle loi, également adoptée vendredi, instaurera d'ici cinq ans une égalité de traitement avec un taux unique de 25%. Le texte maintient en revanche un taux préférentiel de 15% pour le secteur de la haute technologie. Cette uniformisation était prévue dans le cadre de l'adhésion de la Chine à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) fin 2001. Elle était aussi réclamée par les entreprises chinoises. | |
LExpansion.com | |
20:08 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique




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