16.03.2007
LA POLITIQUE ETRANGERE dans la course à la présidence
M. Ahmadinejad a en outre maintenu sa décision de
se rendre à New York, si les Etats-Unis lui accordent
un visa, pour la réunion du Conseil de sécurité qui
sera consacrée au vote de ces sanctions, afin de
"défendre les droits de l'Iran en matière de nucléaire".
"La nation iranienne maîtrise le cycle de la combustion
nucléaire et ne reviendra pas en arrière", a
déclaré le président lors d'un rassemblement dans
la province de Yazd (centre).
Cette déclaration fait fi de l'accord des six grandes
puissances, annoncé jeudi, pour renforcer les
mesures adoptées en décembre par le Conseil
de sécurité pour contraindre la République
islamique à suspendre son programme nucléaire.
"Ne vous imaginez pas que vous bloquerez le
chemin que suit la nation iranienne avec ces
réunions et ces conciles", a dit encore le président,
qui avait nié la veille toute légitimité aux
décisions du Conseil.
Le religieux iranien chargé du sermon de la prière
de ce vendredi, l'ayatollah Mohammad
Emami Kashani, a repris ce message, déclarant:
"même si vous adoptez dix résolutions, cela ne
gênera pas notre pays".
Les cinq membres permanents du Conseil de
sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne,
Russie) et l'Allemagne sont tombés d'accord
jeudi sur un nouveau projet de résolution.
Ce sera la troisième fois que le Conseil exige
notamment de l'Iran une suspension de son
enrichissement d'uranium, procédé permettant
d'obtenir aussi bien le combustible pour une centrale
nucléaire que la matière première d'une bombe atomique.
La dernière résolution (1737), adoptée le 23 décembre,
après l'échec de la 1696, adoptée le 31 juillet,
avait donné 60 jours à Téhéran pour se soumettre
à cette exigence, en vain.
Le nouveau texte fixe un ultimatum semblable,
engage de nouvelles mesures contre Téhéran et
élargit celles de la 1737.
La nouveauté est un embargo sur les achats
d'armes en provenance d'Iran, et un appel aux
Etats membres à "faire preuve de vigilance et
de retenue" dans la fourniture d'armements.
Le texte élargit la liste des entités et personnalités
liées aux programmes nucléaire ou balistique
iraniens visées par des restrictions financières
et commerciales, ainsi que celle des personnalités
dont les déplacements à l'étranger sont
soumis à surveillance.
De nombreuses entités et personnalités
supplémentaires dépendent du corps d'élite des
Gardiens de la révolution (pasdarans), armée
idéologique du régime qui a notamment la haute
main sur le programme balistique iranien et sur
l'arsenal de missiles à moyenne portée de type
Shahab-3.
Le nouveau texte a été remis aux dix membres
non permanents du Conseil. Le vote pourrait
avoir lieu dès mercredi.
L'adoption du texte fait peu de doute, seuls
les membres permanents disposant d'un droit de veto.
Le véritable évènement de cette réunion devrait
donc être la participation du président
Ahmadinejad aux débats précédant le vote.
"Je ne considère pas un probable consensus
parmi les 5+1 (les six puissances impliquées
dans le dossier iranien, ndlr) comme un obstacle
à mon voyage et j'insiste pour être présent au
Conseil de sécurité", a déclaré vendredi M.
Ahmadinejad, cité par l'agence semi-officielle Fars.
Le règlement du Conseil permet aux représentants
d'un pays non membre mais directement concerné
par un projet de résolution de participer à la séance
et d'y prendre la parole, sans droit de vote.
Le geste de M. Ahmadinejad rappelle celui du
Premier ministre Mohammad Mossadegh, qui
défendit en personne à l'ONU en 1951 sa décision
de nationaliser la production du pétrole iranien,
alors aux mains des Britanniques."
16:41 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ps, ump, udf




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