17.03.2007

Les 11 candidats en lice

 

 synthèse  donnée  sur  leblog

:http://politique.fluctuat.net/blog/tag-presidentielles-2007.html

 

 

Les onze prétendants

Liste des 11 candidats à la présidentielle 2007
La short list définitive

Malgré les procès d'intention faits au système des parrainages, onze candidats sont tout de même sur la ligne de départ de la course à l'Elysée - contre 16 en 2002. A 8 semaines du premier tour de la présidentielle, état des lieux et perspectives de chacun des 11 wannabes président.

 

Olivier Besancenot
Le candidat de la LCR avait réuni 4,25 % des voix au premier tour de la Présidentielle en 2002, année où l'extrême gauche avait dépassé les 10 %.
Intentions de vote : de 2 à 3,5 %. L'échec de la candidature unitaire de la gauche antilibérale, incapable de donner du souffle au vote noniste sur le Traité Constitutionnel, handicape le candidat de la LCR.
Plus : lire les fils d'actu LCR et gauche antilibérale sur le blog politique.

 

Arlette Laguiller
En 2002, Arlette avait dépassé les 5% ( 5,72%) pour la première fois alors qu'elle se présente au scrutin depuis 1974. Pour son baroud d'honneur - dans quelques mois, Arlette laissera la place à son successeur, une femme vraisemblablement - la candidate de Lutte ouvrière aura t-elle le droit à un score en forme de cadeau de départ en retraite ?
Intentions de vote : Non répondent les instituts de sondage. Arlette est coincée entre 2 et 3 % : la faute quand même à une campagne molle où la candidate est parfois apparue assez mélancolique et peu vindicative.
Plus : lire le fil d'actu LO sur le blog politique.

 

Gérard Schivardi
Obtenir des parrainages, c'est compliqué. Alors s'autoproclamer candidat des maires, ça peut aider.
C'est ce qu'a fait Gerard Schivardi candidat du Parti des Travailleurs. Pour un élu, donner une signature à un type que personne ne connaît c'est éviter bien des embrouilles avec ses administrés. Gerard Schivardi propose de sortir de l'Union européenne et veut défendre les services publics et la laïcité.
Intentions de vote : un petit O,5 %.

 

Marie-George Buffet
Celle qui réussit à lier le parti communiste au secteur associatif et à la nébuleuse "alter" aura échoué à rassembler tous les antilibéraux sous sa candidature.
Plombée par la réputation de noyautage du parti, Marie-George loupe la modernisation des mouvances communistes européennes.
Pas trop de pression quand même : en 2002 son prédecesseur Robert Hue avait plafonné à 3, 37 %
Intentions de vote : 2 %. La fin ?
Plus : lire le fil d'actu PCF sur le blog politique.

 

Dominique Voynet
En 2002, Noël Mamère avait réunit 5, 25 % des suffrages, score jamais atteint auparavant par les Verts. Mais bien que la campagne ait tourné pendant quelques courtes semaines autour de problématiques environnementales, les Verts sont restés inaudibles, dépassés sur leur droite par le médiatique Nicolas Hulot. Incapable de défendre une vision globale, Dominique Voynet a peu d'espace.
Intentions de vote : 1 %. Un score aussi catastrophique rendrait difficile les négociations avec le PS - discussions autour de la constitution d'un groupe Verts à l'assemblée, le parti pourrait bien ne pas s'en relever.
Plus : lire les fils d'actu écologie et Les Verts sur le blog politique.

 

Ségolène Royal
Après un automne au firmament, la candidature Royal a beaucoup souffert d'abord du manque de contenu en début d'année et d'une ambiance déplorable au PS sur fond de poussée bayrouiste.
Intentions de vote : malgré l'attente quasi-générale d'un effondrement Ségolène Royal ne dévisse pas.
Intentions de vote : 23 à 26 %. Elle était autour de 28 début janvier. A la même période en 2002, Jospin était crédité d'environ 22 % des suffrages.
Plus : le fil d'actu PS sur le blog politique.

 

François Bayrou
Le candidat UDF surfe avec talent sur l'agacement que suscite dans le pays le sentiment d'une bipolarité excessive. Alors qu'il était en-dessous des 10 % à la fin de l'année, Bayrou était à 12 début février et désormais au-dessus de 20 %. Mais le risque d'un essoufflement est présent, son succès étant plus lié à sa posture qu'à son programme.
Intentions de vote : de 21 à 24 %. Selon un récent sondage IFOP, il ferait égalité aujourd'hui avec Ségolène Royal à 23 %. D'autres enregistrent à l'inverse ses premières baisses.
Plus : le fil d'actu UDF sur le blog politique.

 

Nicolas Sarkozy
On ne compte plus le nombre de sondages qui placent en tête le leader de l'UMP. Pendant longtemps la montée de Bayrou a surtout profité de l'émiettement du score de Royal. Mais menacé par un tassement de ses scores (il a au final perdu presque autant de points que la candidate socialiste ces dernières semaines), Sarkozy muscle son discours pour capter quelques points à l'extrême droite dont il aura besoin au second tour.
Intentions de vote : 27 à 28 % et un léger effritement depuis quinze jours.
Plus : Le fil d'actu UMP sur le blog politique.

Frédéric Nihous

On n'a jamais vraiment compris ni pourquoi ni comment, mais en 2002 le candidat de Chasse, pêche, nature et tradition, Jean Saint-Josse, avait réuni 4,25 % des voix. Peu de chance que le peu charismatique Frédéric Nihous se hisse à un tel niveau cette année. Si les chasseurs représentent un électorat non négligeable, surtout lors d'un scrutin aussi serré, ce n'est peut-être pas leur candidat qui les convaincra le plus.
Intentions de vote : 1 %

Jean-Marie Le Pen
Le 21 avril 2002 était-il un "one shot" ? Le second tour de la présidentielle ayant fait l'objet d'un hold-up au nom du front républicain - Jacques Chirac put être élu sans aucune exigence de programme - il n'est pas sûr que Le Pen réitère la performance. Mais attention...
Intentions de vote : 13 ou 14%. Le Pen ne dépassait pas les 10 % d'intentions de vote un mois avant le premier tour de 2002, or il est au-dessus de ce score depuis le début de l'année et sa progression certes faible ne marque pas le pas. C'est encore loin le 22 avril ?
Plus : lire le fil d'actu FN sur le blog politique.

Philippe De Villiers
Pris en tenaille entre un Sarkozy décomplexé et un Le Pen qui ne dévisse pas, Philippe De Villiers a bien du mal à faire entendre son discours parano-patriotique. Malgré ses efforts, la peur de l'Islam et l'insécurité ne sont pas en pôle position dans les débats de campagne.
Intentions de vote : 1 à 1,5 %. Philou devra peut-être organiser une nouvelle quête auprès de ses électeurs comme en 1995 où il n'avait pas atteint les 5 % nécessaires au remboursement de sa campagne.
Plus : lire le fil d'actu MPF sur le blog politique.

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