17.03.2007

Où est passée l'écologie??

 L'écologie  est  enterrée...

Les  promesses  électorales n'engagent  que  ceux 
 qui veulent bien  les  entendre.
Le  premier avril  est  ce bien  sérieux? 
Niclas HULOT  nous invite  à une  grande "manif"  pour  la défense 
 de  son  programme.
 Pourquoi n'a t il pas eu le courage  de porter  lui  même son  projet?
 Est il assez NAÏF pour ne pas utiliser  un 
 autre mot pour croire  qu'autre  chose  pouvait  se  produire?
 Quel âge  a  t  il?
lu  sur  le blog  de Jacques  ATTALI

06 mars 2007

Où est passée l'écologie?

Après avoir occupé le haut de l’affiche pendant des mois, l
es enjeux environnementaux ont totalement disparu des débats
de la campagne électorale. Alors que les manifestations des
 dérèglements climatiques sont de plus en plus évidentes,
que le monde entier s’agite pour trouver une solution,
 que le président de la République réunit un sommet mondial sur
 le sujet à Paris, plus aucun candidat n’en parle ;
la représentante écologique, Dominique Voynet, ne semble pas en situation
 de créer le moindre encombrement électoral ; les autres
 candidats ont soigneusement oublié de reprendre dans leur
 programme électoral les exigences d’un manifeste qu’ils ont
pourtant signé en grande pompe ; et l’auteur de ce texte,
 Nicolas Hulot, nous annonce, sans rire, une grande manifestation
pour le … 1er avril !

Pourquoi ? Parce qu’une fois posés les objectifs de principe,
que tout le monde ne pouvait qu’approuver, aucun candidat
n’a osé s’engager très clairement sur un programme précis,
qui pourrait sembler indiquer une priorité de l’avenir sur le présent :
Une taxe sur les gaz à effet de serre ? Oui bien sur, mais de combien ?
 Une hausse du prix du carburant ? Oui bien sur, mais de combien ?
Une réduction des subventions européennes aux agriculteurs ?
Oui bien sur, mais de combien ?
Une augmentation de la part des énergies renouvelables ?
 Oui bien sur, mais de combien ?
Plus généralement, on ne trouve personne pour dire clairement
quelque chose qui pourrait fâcher un groupe social, quel qu’il soit,
si c’est pour servir les intérêts des générations suivantes :
 remettre en cause les régimes spéciaux de retraite ?
 Oui bien sur, mais sans toucher aux avantages acquis.
Augmenter la capacité de payer les retraites ?
Oui, bien sur, mais sans augmenter la durée du travail.
Réduire la dette publique ? Oui, bien sur, mais sans diminuer
 la moindre dépense. Investir en matière d’éducation ?
 Oui bien sur, mais sans augmenter les impôts.

La campagne électorale devrait pourtant être le moment
 pour les candidats de faire connaitre la priorité que chacun
 d’eux accorde à l’avenir. Et en particulier de dire très
 clairement le montant exact de la taxe qu’ils proposent sur
 les gaz à effet de serre, les détails de la réforme qu’ils
souhaitent de la politique agricole, des moyens concrets
 qu’ils emploieront pour réduire des trois quart les émissions
de gaz à effet de serre.
Ne restent plus que quelques semaines pour obtenir ces
réponses.
Mais où est passée la campagne électorale?

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