18.03.2007

L'EXIGENCE DE VERITE PRESIDENTIELLES 2007

 
 L'exigence  de la clarté.  la  candidate  semble 
 reprendre  la  main en s'affranchissant  des  contraintes 
et de la pesanteur  de l'appareil 
  du parti  socialiste.
Elle  devra  enfin répondre  avec précision  aux  questions  qui  lui  sont posées.
 Jacques  ATTALI  sur  son blog  lui  indique  le  chemin  et lui  pose  à elle ainsi qu'à  ses  concurrents  10 questions  dont  les  réponses  sont fondamentales  pour  bien  comprendre  la  logique  de  ses  choix.
Hier  soir  encore  face  à la  Présidente  du  MEDEF  la  candidate  du  PS n'a pas brillé  par la  qualité  de  ses  réponses  en  esquivant  systèmatiquement  les  questions  et en  se  plaçant en  permanence  dans  le  domaine  du virtuel  et de l'idéologie.
C'est  ce  devoir  de  vérité  que les électeurs  attendent. 
 Nous  ne  sommes  plus  au temps  de  médias  aux ordres  (même involntairement), nous  sommes  au temps  du WEB  du  temps réel, de l'interactivité,  rien  ne  peut échapper  aux internantes  et les  attaques  comme  les  défenses  ne  peuvent  plus être masquées  au  public.
article  de l'AFP
La double inconstance de Ségolène - Elections Présidentielles 2007 

"Ségolène a "repris sa liberté". Apparemment elle

se sentait "coincée" depuis le retour auprès d’elle

 des éléphants, ses anciens concurrents de la primaire,

Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn.

 C’est en tout cas ce qu’elle a confié jeudi soir

à Arlette Chabot sur France 2 dans l’émission

 "A vous de juger".

Dimanche dernier pourtant, sur Canal+, elle leur

 adressait le reproche exactement inverse,

regrettant qu’ils n’aient pas "suffisamment fait bloc

 autour" d'elle à l’issue de la primaire.

En fait, dès l’origine, Ségolène a voulu elle-même

 excommunier ses anciens rivaux, afin d’être libre

de prendre les positions qui lui plaisaient, hors des

"dogmes" du parti. Cette stratégie iconoclaste

intelligente lui valait d’ailleurs une bonne part

de sa popularité et son positionnement

"au dessus" du parti.

C’est la raison pour laquelle, après son éclatante

 victoire aux primaires, elle a choisi de diriger

sa campagne depuis son QG personnel,

boulevard Saint-Germain et non pas depuis

celui du PS, rue de Solférino. Les ténors

s’étonnant d’ailleurs de se voir parfois refuser

 l’accès à cette citadelle interdite, au profit des

 proches de la présidente du Poitou-Charente.

La double inconstance de Ségolène - Elections Présidentielles 2007

Mais, après l’euphorie de la victoire, il y eut le "trou d’air"

 qui précéda les compte-rendus de ses fameux comités

participatifs présentés début février. Ayant voulu être

 seule pour être libre,

Ségolène a senti peut-être qu’elle avait pêché par excès

 de confiance. D’où son recentrage à gauche lors

du discours de Villepinte du 11 février dernier,

qui lui permit de réaliser cette magnifique photo de

 famille avec Fabius, DSK, Chevènement, Hollande,

Rocard, Mauroy, Taubira, Guigou…

D’où également la redistribution des rôles au sein de

sa campagne à ses ennemis d’hier DSK et Fabius à la

 fin février, la fameuse réintégration "des éléphants".

Mais voilà, en voulant refaire l’unité du parti autour

 d’elle, elle a perdu sa spécificité, sa personnalité.

Oubliés la flex-sécurité, l’encadrement militaire des jeunes

 délinquants récidivistes, la remise en cause de la

carte scolaire… Autant de sujets porteurs sur lesquels

 elle avait une position originale et populaire auprès des Français.

La double inconstance de Ségolène - Elections Présidentielles 2007

D’où sa perte de vitesse par rapport à Bayrou

qui s’est positionné systématiquement en contre,

notamment vis à vis de la surenchère budgétaire

des deux candidats Sarkozy et Royal.

Alors aujourd’hui, nouveau changement de cap :

elle reprend sa liberté. Est-ce à dire qu’elle va

arborer ses positions iconoclastes d’hier ou va-t-elle

 seulement surfer sur l’ambiguïté de ses propositions

afin de ne déplaire à personne ?

En espérant que son capital sympathie et son

charisme personnel suffiront à emporter le morceau ?

Les semaines à venir nous donneront la réponse

 à cette question, mais une chose me semble certaine :

 Ségolène n’arrivera sans doute pas à passer le premier tour

si elle ne fait pas de choix,

si elle ne précise pas plus ses positions et son camp.

 D’autant que certains au sein de son propre parti,

 commencent à déserter le navire. "

Cyrille Frank

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