21.03.2007
La BCE dans la Campagne présidentielle 2007
Un front UNI de nos candidats face à la BCE
"L'euro est positif, c'est clair", a-t-il lancé
lors de son audition régulière devant la
commission des affaires économiques
et monétaires du Parlement européen à Bruxelles.
"0n a créé plus de douze millions d'emplois
dans la zone euro pendant les huit ans
d'existence de l'euro et on en avait créé moins
de 3 millions au cours des huit années précédentes",
a affirmé M. Trichet.
"Les critiques contre l'euro feraient bien
de méditer ces chiffres", a-t-il conseillé,
alors que des responsables politiques français
reprochent régulièrement à la BCE de trop insister
sur la stabilité des prix, sa mission première,
et pas assez sur l'emploi et la croissance.
Les principaux candidats à l'élection présidentielle
française, la socialiste Ségolène Royal et le
porte-drapeau de la droite Nicolas Sarkozy,
sont montés au créneau contre la politique
suivie par la BCE et son autonomie.
Les hausses de taux à répétition, sept en l'espace
de quinze mois, contribuent à la force de l'euro
face au dollar, et gênent à leurs yeux
les exportations françaises,
actuellement mal en point.
"Qu'on arrête de kidnapper l'euro",
avait notamment lancé M. Sarkozy.
Un point qui semble irriter le président de la BCE.
"Nous sommes dans un système de
changes flottants", et non pas fixes, a-t-il expliqué.
"Il n'y a qu'en France que la question se pose
régulièrement. Partout ailleurs en Europe,
on sait comment cela fonctionne".
Il s'est également ému des attaques personnelles
lancées en France contre certains membres
de la BCE, sans citer de noms.
Le week-end dernier, M. Sarkozy s'en était
pris à Lucas Papademos, vice-président de
la BCE, au demeurant qualifié "d'ancien ministre
des Finances grec" alors qu'il a présidé la banque
centrale grecque, jugeant qu'il n'avait pas à recevoir
de "leçons" de discipline budgétaire d'un pays
en difficulté sur la sincérité de ses comptes publics.
Des élections importantes dans d'autres pays
de la zone euro, comme l'Italie et auparavant
l'Allemagne, n'avaient pas provoqué de
débordements de cette nature.
"Ces attaques personnelles, vraiment, personne
ne les comprend", a regretté M. Trichet.
M. Sarkozy affirme avoir plaidé inlassablement
auprès de M. Trichet la cause d'un "gouvernemen
t économique pour l'Europe" composé des ministres
des Finances. "Depuis le temps que je le lui dis, je
dois dire que ça a du mal à percer",
avait-il commenté récemment.
Le président de la BCE a redit mercredi son
attachement "inflexible" à la crédibilité de la banque
et par conséquent à son indépendance.
"La BCE est indépendante par la volonté des peuples
européens", a-t-il fait valoir. "En France, cette volonté
a été exprimée de façon solennelle, par référendum".
"Toutes les enquêtes d'opinion confirment qu'il y a
un très fort soutien populaire" aussi bien à l'indépendance
de la BCE qu'à sa mission au service de la
stabilité des prix, y compris en France, a-t-il martelé.
Les critiques contre la BCE sont restées jusqu'à
présent confinées dans les frontières de l'Hexagone.
La chancelière allemande Angela Merkel, présidente
en exercice de l'Union européenne,
a fermement défendue la banque centrale.
Mercredi, le président de la Commission européenne,
José Manuel Durao Barroso, a enfoncé le clou.
"On ne peut pas donner des instructions précises
à la Banque centrale parce que cela pourrait mettre
en cause la crédibilité de l'euro, qui est une grande
création européenne", a-t-il déclaré sur la chaîne de
télévision France 2, alors que l'Europe célèbre dimanche
les 50 ans du Traité de Rome."
18:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, chevenement, ps, ump, udf




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