Prospective stratégique à 30 ans Le secteur des Etudes de sécurité a mené un programme de relecture des hypothèses d'évolution géo-stratégique à trente ans, qui fondent la prospective de défense française. Une série de variables a été mise au point, privilégiant certaines zones d'importance prioritaire, l'évolution des formes conflictuelles, ou les facteurs d'évolution internes à certaines sociétés. Les résultats de cette étude ont été intégrés dans le "Plan prospectif à trente ans" du Ministère de la Défense. Ont participé à ce programme Dominique David, Etienne Ce programme emprunte aujourd'hui également la forme de travaux typologiques sur les conflits. L'objectif est ainsi d'élaborer une typologie des conflits contemporains, d'intérêts à la fois académique et opérationnel pour pouvoir mieux orienter les stratégies correspondantes. Formes d'affrontement non-classiques Dans un monde où la répartition de puissance se fait de plus en plus inégale, et où l'évolution technologique diffuse largement les capacités de nuire, les formes asymétriques de l'affrontement international ont toutes chances de devenir centrales.
En 2002, le département des Etudes de sécurité a ainsi mené une recherche sur les formes asymétriques de conflit et le terrorisme, cherchant à cerner la spécificité de ces notions, ainsi que les principales parades imaginables, à long ou à court terme. Responsables du programme : Dominique David, Etienne de Durand; coordination: Thomas Gomart. Stabilisation et reconstruction L’implication des Occidentaux dans des interventions complexes de stabilisation et de reconstruction est devenue inévitable. Cependant, ces pratiques ne se sont pas accompagnées d’une réflexion critique et opérationnelle suffisante sur leurs modalités. Entre la conviction pacifiste que la violence ne peut lutter contre la violence, le réalisme sceptique conduisant à repousser toute intervention – directe – dans des situations complexes, ou la perception de l’usage de la force comme solution systématique dès lors que les enjeux sont jugés importants, le débat sur le recours à la force pour stabiliser et reconstruire reste fragmenté. Améliorer l’efficacité de la force et mieux encadrer son usage appelle de nouveaux travaux sur les articulations entre logiques politique, militaire et humanitaire. Ce troisième programme de recherche tente donc de croiser les approches spécifiques au « monde de la paix » (peace studies et acteurs tels que l’ONU, ses agences ou les ONG) et au « monde de la guerre » (war studies et acteurs militaires). A partir d’études de cas spécifiques, par exemple sur la réforme du secteur de sécurité (armée et forces de police) en Sierra Léone, il s’agit enfin de prendre en compte les contraintes matérielles et politiques qui pèsent sur les intervenants, ainsi que les logiques spécifiques à chaque espace en guerre. |
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