26.03.2007

LOGEMENT SOCIAL ??? présidentielles 2007

reprise  d'une  note

28.02.2007

ADIEU l'Abbé

 
ADIEU L'ABBE, reprise d'une note du 21 01 02
 c'est ainsi que les savoyards prennent congé en montagne.Nous n'entendrons plus ta voix et tes colères légitimes pour combattre la misère des plus petits.
Mais même mort, tes engagements résonneront encore dans les oreilles des candidats et des politiques comme d'ailleurs dans celles de tous les français.
 Tu obtiendras enfin la victoire après ce long combat pour les plus faibles et les "petits enfants" .
 Nous pourrons voir prochainement si les candidats laisser couler des larmes de crocodiles ou s'ils sont sincères dans leurs engagements.
 la prochaine loi qui portera ton nom ne pourra être appliquée que lorsque les appartements manquants auront été construits c'est à dire au mieux dans 10 ans si les efforts entrepris depuis 3 ans sont maintenus et renforcés.
 ce n'est donc pas cette mesure qui pourra traduire dans les faits la volonté de changer les choses de la part de nos candidats.
 Soufflons leur quelques pistes qui auraient des résultats immédiats ou presque. si les mesures étaient mises en oeuvre avec la volonté de réussir.
 En montagne l'Abbé, "nous disons tous que là où il y a une volonté, il existe toujours  un chemin"
Il manque plus d'un million de logements sociaux dans notre pays.
 il existe plus d'un million de logements libres en France.
 Une loi existe, depuis 1945 mais n'a jamais été appliquée depuis sa promulgation.
 créons les conditions de son application.
 l'état doit pour être cohérent avec la mesure préconisée par le PRESIDENT,
1/   mettre en place un organisme de logement social, qui recense les demandes et les possibilités offertes sur le marché privé.
 cet organisme devrait garantir le paiement des loyers (au prix du marché) des personnes qu'elle mettrait en place dans les logements vacants (et non réquisitionnés), ainsi que les réparations  nécessaires à la remise en état des biens qui seraient loués.
2/ l'état devrait mettre en place une loi pour bloquer les loyers comme dans l'après guerre et harmoniser les loyers avec les possibilités financières des locataires.
 (taxer loudement ceux qui ne respectent pas cette clause sociale)
3/ l'organisme de logement social aura toute latitude pour préempter tous les appartements mis en vente dans les villes où le quota de logements sociaux n'est pas atteint.
 le logement social n'a de sens que si la mixité sociale est rétablie dans notre pays.
 les prefets pourraient être chargés de cette mesure.
4/ La france devra prendre exemple sur les pays voisins pour créer de véritables maisons d'accueil pour les SDF et ainsi créer les 25 000 places nécessaires dès l'hiver 2007 2008.
L'urgence est certes la première marche, mais l'accompagnement de ceux que la société a abandonné doit se concrétiser dans les marches suivantes. Comme montagnard l'ABBE toi qui a souvent aidé de nombreux fugitifs juifs  à fuir les horreurs nazies, tu sais mieux que tous qu'en montagne un guide n'abandonne jamais personne.
 C'est cela que nous attendons de ceux qui demain postulent à cette charge de guide de la nation.
article de la croix
"L'hommage national à l'abbé Pierre

Jacques Chirac a annoncé pour vendredi 26 janvier un hommage national à l'abbé Pierre, fondateur de la première communauté Emmaüs,
décédé lundi 22 janvier à l'âge de 94 ans


L'abbé Pierre, le 5 janvier 2006, à Paris (Photo de la Mauviniere/AP).

Il s’en est allé alors que les premiers assauts d’un hiver qui tardait
 à venir se faisaient sentir. Lundi 22 janvier, à 5 h 25,
 l’abbé Pierre est mort dans une chambre de l’hôpital
 du Val-de-Grâce à Paris, des suites d’une infection pulmonaire,
 à l’âge de 94 ans… Que dire, sinon adieu. Et « à bientôt »,
 comme le proclamait joliment l’affiche apposée sur les grilles
 de la communauté Emmaüs de Neuilly-Plaisance,
quelques heures après l’annonce du décès.

Il va juste falloir se faire à l’idée qu’on ne l’entendra plus
s’indigner, pousser l’un de ces « coups de gueule » dont
il avait le secret ; qu’on ne le suivra plus, arpentant les
 recoins les plus sombres de la planète pour y débusquer
 la misère, poussant sur sa canne jusqu’à épuisement
malgré les consignes de ménagement dont ses proches
étaient pourtant prodigues ; qu’on ne le verra plus
serrant des mains, caressant, sur son passage,
quelques jeunes têtes pour dire toute sa tendresse.

Quand on lui faisait reproche de ces efforts dispendieux,
 il disait sans en croire un traître mot : « Ce n’est pas très
 sérieux d’aller se promener partout où il y a un malheur. »

Ce n’était pas très sérieux en effet, monsieur l’abbé.
Mais qui le lui aurait reproché ? C’était là précisément
 toute sa vie, son œuvre, son lendemain, sa joie aussi
 bien que sa peine. Il sentait bien, depuis plusieurs
années déjà, qu’il n’avait plus le souffle pour déplacer
 les montagnes. La mort était tranquillement
devenue son horizon.

L'"impression de sérénité extraordinaire"

Une de ses nièces, Odile Bernardin, qui était à son chevet
 lors des derniers instants, a témoigné de l’« impression de
 sérénité extraordinaire » qu’elle avait ressentie auprès de
lui. « Il est heureux d’être parti », a dit lundi Lambert Wilson,
 qui incarna l’abbé Pierre dans le film de Denis Amar Hiver 54,
 abbé Pierre. Et qu’importe le Panthéon réclamé par
 Laurent Fabius, ou les funérailles nationales souhaitées
par Valéry Giscard d’Estaing. Il est parti, mais il restera.

Il restera, dans les cœurs, d’abord. « C’est la nation tout
 entière qui est en deuil », a déclaré Jacques Chirac.
Dès les premières heures de la matinée, des voisins,
des proches, des personnes secourues par la fondation
Emmaüs se sont relayées devant le Val-de-Grâce,
 juste le temps de saluer « un père », « un ami ».

Au même moment, une intention de prière était lue à
 la cathédrale Notre-Dame de Paris. Tous ceux qui le
 souhaiteraient ne pourront sans doute pas se rendre
au Val-de-Grâce pour se recueillir dans la chapelle
 de l’hôpital, où sera placé le cercueil
 mercredi 24 et jeudi 25 janvier, ni participer au
« grand rassemblement » qui sera organisé jeudi soir
 à Bercy, avant les obsèques le lendemain à Notre-Dame.

Mais des cahiers seront ouverts dans l’ensemble des
associations du mouvement pour que chacun puisse y
laisser quelques mots. En attendant, lundi, partout
 où l’abbé Pierre a séjourné, des hommages ont été
 rendus. Jusqu’en Suisse, où une vigne qui lui avait
 appartenu jusqu’en 1999 a été couverte d’un crêpe
noir, avec une banderole proclamant « Santo subito ».

Trêve politique inhabituelle

Saint ou pas, l’abbé Pierre restera aussi dans les
mémoires. La journée de lundi a marqué une trêve
 politique inhabituelle en cette période de campagne
électorale. À gauche comme à droite, de nombreuses
personnalités ont salué l’action menée par celui qui
 pourtant jamais ne les épargna. Qui ne se souvient,
 parmi les responsables politiques d’aujourd’hui, d’un coup
de téléphone exaspéré de l’abbé Pierre pestant la voix
 tremblante contre celui ou celle qui avaient cru pouvoir
échapper à sa vigilance et s’exonérer d’une promesse…

L’abbé ne se payait pas de mots. Et sans doute
aurait-il voulu être là encore quelques jours, quelques
 semaines, pour s’assurer que l’engagement d’une loi
sur le droit opposable au logement, qui sera examinée
à la mi-février par le Parlement, serait tenu.

Sa mort en est peut être le plus cruel mais aussi le plus
 sûr garant. Le ministre de la cohésion sociale, de l’emploi
 et du logement, Jean-Louis Borloo, a d’ailleurs par avance
 annoncé que sa loi porterait le nom de l’abbé Pierre.
 Sur les quais du canal Saint-Martin à Paris où sont
installées depuis près de deux mois des tentes de
personnes sans abri, on ne s’y est pas trompé :
 « à croire que ce n’est pas le hasard s’il est mort
maintenant. Peut-être que sa mort va faire ouvrir les
 dernières oreilles qui ne veulent pas nous écouter »,
expliquait hier Yohan, sans domicile fixe
depuis plusieurs années.

Il y a cinq ans, lors de la dernière élection présidentielle
, l’abbé Pierre avait croisé Jacques Chirac. Il
racontait non sans plaisir cette entrevue : « Je lui ai dit :
J’aimerais que vous voyiez comment on expulse
 les gens, que vous voyiez les yeux des mamans,
 des papas qui n’ont plus rien. » Et quand on lui
demandait quelle avait été la réponse du président
de la République, il disait simplement dans un sourire :
« Il l’a bien pris… »

Il faudra des successeurs

Il osait tout, n’aimait rien tant que de déballer sur
la table tout ce qui à première vue répugne –
« De temps en temps, faire ce qui ne se fait pas,
ça fait du bien », plaisantait-il. La campagne
de 2007 devra donc se passer de lui. Mais on
 imagine mal les candidats laisser des blancs
 dans leurs programmes au chapitre du logement,
 et on voit plus mal encore comment l’élu de
 mai 2007 pourrait renier l’héritage, depuis la loi
 de solidarité et de renouvellement urbain –
qui prévoit que les communes doivent disposer
de 20 % de logements sociaux – jusqu’à la
future loi sur le droit au logement opposable.

La mort de l’abbé Pierre est une mort qui oblige
 le monde politique, ainsi que les responsables
associatifs. Car il faudra des successeurs.
Il n’en manquera d’ailleurs sans doute pas, de
« vrais » en devenir ou de prétendus tels. Il
leur faudra la pugnacité et la détermination
d’un abbé Pierre. Son « insolence mesurée »
aussi, mais plus encore sa ténacité. Car ce
combat-là, contre la pauvreté, la fragilité des
 hommes, est un combat sans jour et sans
 nuit, sans répit, sans vacance, sans absence.
 Il y faut de l’amour, de l’abnégation et
 de la constance.

C’est précisément cette fidélité que l’abbé Pierre
 a voulu manifester dans le testament qu’il
a laissé. Il sera ainsi inhumé au cimetière
d’Esteville, en Seine-Maritime, où il vécut
plusieurs années, aux côtés de ses tout
 premiers compagnons. Et sur le chemin
 du cimetière, on chantera Ce n’est qu’un
au revoir. Ce chant scout du P. Jacques
 Sevin qui invite : « Formons de nos mains
 qui s’enlacent/Au déclin de ce jour/Formons
de nos mains qui s’enlacent/Une chaîne d’amour. »"

Florence COURET  la croix

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