26.03.2007
politique industrielle
Laurent FABIUS a comme toujours fait une analyse de situation hors champ politique
qui donne sans aucun doute un éclairage sur son positionnement lors du dernier référendum.
Le monde change, il change même très vite, trop vite pourront dire ceux trop nombreux
en FRANCE et en EUROPE à refuser de prendre le départ de cette course folle de la mondialisation.
Plus aucune de nos compétences n'est à l'abri. dans moins de 5 ans l'INDE ou la CHINE qui forme déjà plus de 50% de docteurs en INFORMATIQUE que l'ensemble de tous les pays occidentaux réunis seront en mesure non pas denous concurrencer mais de nous devancer à plate couture dans tous les domaines de s nouvelles technologies.
l'Europe doit rapidement prendre la mesure non pas de cette menace mais des enjeux futurs de l'avenir de nos peuples.
Quelle sera demain notre place dans cette course effrénée?
Commentlutter avec des pays émergents, où les protections sociales sont à écrire, mais qui nous dépasseront certainement en innovations et donc supplanterons très vite tous nos produits industriels qui seront de fait dépassés devant l'apparition de nouveaux produits plus performants.
comme pour les machines à écrire d'OLVETTI, la vente des PC et des imprimantes ont totalement rendu obsolètes les machines à écrire conduisant ainsi des dizaines de milliers de salariés au chômage.
l'appartion des appareils photos numériques est de manière identique en trains de produire les mêmes effets au sein de toutes les professions de la photos, demain ce seront les disques et les films.
Mais après demain ce seront les voitures, les avuions, les produits innovants en informatiques et pire encore les services aux entreprises qui seront alors totalement délocalisés .
quel sera l'avenir de nos salariés?
c'est à cette question que nos hommes et femmes politique doivent répondre.
Nous constatons avec surprise que nos sociétés du CAC 40 ne nous appartiennent plus, mais qui les a vendues? Qui a autorisé les conditions de leurs ventes, qui en 1982 a ouvert la bourse aux capitaux anglo saxons?
tous les Français le savent monsieur FABIUS.
QUI A TAXE LES pme EN LEUR INTERDISANT DE LICENCIER DE 1981 à 1985, QUI A CONDUIT DES CENTAINES DE MILLIERS DE PME à déposer le bilan?
Qui a taxé les PME en leur interdisant de se développer et surtout en leur interdisant l'approche des crédits de recherche.
Chacun sait que ce ne seront jamais les chercheurs du public qui découvriront les produits qui demain une fois protégés créeront les emplois dans les entreprises chargées de les fabriquer.
seuls les inventeurs, les porteurs de projets innovants seront s'ils restent en FRANCE capables de remplacer
les 7 millions d'emplois que la gauche a volontairement détruit pour raison idéologiques depuis 1981.
constater les effets de la mondialisation est certes interessant mais mentir par omission en masquant les causes qui conduisent la FRANCE dans l'impasse où elle se trouve est plus que criticable monsieur FABIUS, vos responsabilités sont énormes car vous étiez en charge de l'avenir du pays? ce sont vos erreurs qui sont la cause prioritaire de notre début de faillite et non de déclin.Avis de tempête sur
l’Europe et sur la France !
22 mars 2007
Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation,
elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel,
voire un désert.
Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro
Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse
de la globalisation.
Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée. Et pourtant, ce qui me frappe, c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.
On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -,
qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -,
mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous -
ce qui est plus que discutable. Sur le plan économique,
il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie des
« avantages comparatifs » :
avec le développement des échanges internationaux
le niveau de vie de toutes les nations s’accroîtrait mécaniquement,
chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur,
la concurrence entre nations se développant harmonieusement
par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres.
Le résultat de cette pétition de principes,
c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation,
cependant que les zones riches,
dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport
aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation. Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.
Ceux qui soutiennent cette approche -
et qui prétendent par exemple que les délocalisations d’activités
constituent un phénomène marginal ! - oublient une donnée centrale : pour la première fois dans l’histoire du monde, des Etats (la Chine, l’Inde, à un moindre degré le Brésil) vont posséder à la fois une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. Cela signifie que l’avance prétendument automatique de l’Europe, ou des Etats-Unis, par rapport à ces nations-continents devient une fausse évidence teintée d’arrogance.
Ils produiront à bas coût des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux Etats-Unis
. Comme par ailleurs leur population comporte une « armée de réserve » de plusieurs centaines de millions de personnes pesant durablement sur le marché du travail, la prétendue égalisation rapide des salaires et des conditions ne va nullement de soi.
Quant à la révolution des technologies de l’information et de la communication, essentielle pour comprendre la globalisation, elle réduit drastiquement l’importance des coûts de transport et de la distance physique entre les producteurs de biens ou services et leurs clients. Ce qui nous attend et que ressentent vivement les Français quelle que soit la région ou la taille de l’entreprise où ils travaillent, peut se résumer ainsi :
presque aucune activité ne sera désormais à l’abri. Avec des conséquences massives sur l’emploi, le niveau de vie, la protection sociale et la cohésion nationale.
*
Comment répondre à ce gigantesque défi ?
Par une analyse sans complaisance.
Et par une stratégie qui à la fois dynamise et protège.
Les choix politiques mis en œuvre aux niveaux national et européen devraient favoriser ce dynamisme. Pour relever le défi de la mondialisation, pour en faire une mondialisation de solidarité plutôt que de précarité, nous avons besoin d’actions européennes fortes et coordonnées dans ces domaines clés du futur que
sont la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation, où nous prenons du retard. Nous avons besoin d’anticiper socialement et économiquement les mutations.
Nous avons besoin que les décisions adéquates, notamment financières,
soient prises. Ce n’est pas le cas.
En Europe, certains pays, dont l’Allemagne, s’en sortiront peut être mieux que d’autres ; mais l’Union et ses gouvernements continue de refuser les moyens nécessaires à la fameuse « stratégie de Lisbonne ». Elle reste beaucoup trop timide dans ses actions d’innovation. Elle laisse se développer en son sein et au dehors le dumping social, fiscal et environnemental. Elle cultive les discours et prend du retard. Il en est de même au niveau national malgré certaines initiatives utiles comme les pôles de compétitivité.
L’Europe doit retrouver sa double dimension solidaire et protectrice. C’est sur cette base qu’elle s’est construite. C’est en termes de progrès et de protection que nos concitoyens nourrissent un espoir européen. Cela suppose des changements fondamentaux par rapport aux orientations actuelles. Une autre politique monétaire que celle de la Banque Centrale Européenne qui, avec sa marotte de l’euro cher, condamne Airbus et beaucoup d’entreprises, dont l’automobile ou la chimie, à produire hors zone euro. Une autre politique de la concurrence, qui devrait encourager les champions européens au lieu de les ignorer ou de les pénaliser. Une autre attitude envers nos partenaires extérieurs, afin d’aider leur développement mais d’inclure désormais dans les discussions commerciales la question des normes environnementales, celle des standards sociaux et des parités monétaires. On retrouve là, qu’on le veuille ou non,
certains débats qui ont accompagné la décision du peuple français lors du vote sur la Constitution européenne. Je suis pour ma part un Européen convaincu ; précisément à cause de cela, je maintiens qu’il faut relancer et réorienter l’Europe, non vers une dérive encore plus libérale, non vers une Europe forteresse, mais vers une Europe qui protège en même temps qu’elle progresse. Une Europe ouverte, pas une Europe offerte. Une stratégie industrielle de réciprocité, pas de naïveté. Nous en sommes loin !
*
Et nous devons agir d’autant plus vite que deux évolutions se produisent, qui aggravent les risques.
Les pays émergents sont en train d’accumuler de fantastiques excédents financiers, ils commencent à les utiliser systématiquement pour acquérir des sociétés à base européenne ou américaine. Directement, sur fonds publics, à l’exemple de ce qu’a décidé la Chine à partir de ses 1000 milliards de dollars de réserves de change. Indirectement, à travers leurs entreprises, comme ont commencé de le faire l’Inde, la Russie et d’autres. Les Etats-Unis en prennent conscience.
Chez eux, le débat sur la stratégie industrielle n’est pas interdit. L’Europe, elle, laisse se dérouler le processus de désindustrialisation sans réagir : elle risque de se réveiller trop tard, ses principaux fleurons étant devenus extra-européens, cependant que les fonds multinationaux privilégient de plus en plus la finance par rapport à l’économie et les activités situées hors d’Europe plutôt que dans l’Union elle-même.
Dans le même temps, beaucoup de gouvernements, guidés par un dogmatisme qu’ils sont les seuls au monde à appliquer, veulent faire reculer toute régulation collective, alors même que la puissance publique devrait être à la fois modernisée et mieux utilisée face aux dérèglements de la mondialisation financière. Oui, une puissance publique réformée constituerait un outil précieux pour une stratégie de développement et de protection.
*
Ce problème est, au sens propre, vital. La mondialisation comporte des opportunités immenses et des risques tout aussi grands. L’échéance démocratique qui se déroule actuellement en France devrait aborder la question de front. La candidate socialiste s’attache à le faire.
Avons-nous oui ou non un avenir industriel ?
Et comment le construire ?
Si on ne traite pas sérieusement la question,
avis de tempête sur l’Europe et sur la France !
Il n’y a pas seulement le premier et le deuxième tour :
il y a aussi le troisième tour, celui des faits.
16:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ump, udf, fn, ps




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