28.03.2007

incertitudes sur le premier tour des présidentielles

PREMIER TOUR L'INCERTITUDE TOTALE à 5 semaines

 
Une  excellente  analyse  sur la croix.com  mais sans 
doute encore  incomplète.
N'oublions  pas  que l'électorat  Français  se  caractérise 
 par  un  score Européen.
40%  de  son  électorat  qui vote  sur 
 les extrême. (20% à droite  et autant à gauche)
67%  de l'électorat   qui  ne veut  ni  de la droite  ni  de la gauche  seules.
 Plus  de 50%  de l'électorat  de droite  qui ne 
 souhaitent pas  voter  pour Nicolas  SARKOZY
Plus  de 50%  de l'électorat  traditionnel 
 de gauche  qui ne souhaitent pas voter Ségolène ROYAL
Un  front national  à plus  de 20 points 
 ce qui  est possible.
un  candidat MPF  De VILLIERS  qui a déjà réuni 
plus d'un million  et  demi  de votes  sur son nom.
Un candidat de l'extrême gauche   BOVE  qui 
 peut encore rassembler l'extrême  gauche 
 et ainsi mettre  en minorité  la candidate 
du  PS si  celle ci s'effondre  dans  les  sondages 
 tout en étant  présent  au second tour.
 Bové 3,+ LCR 3+ LO 3+ PCF 3 + (ex  FN)  3
 + PS  5  soit  20 points  et le   second tour
Tout  est  ouvert  à 5 semaines 
du premier  tour.

 

21/03/2007  la  croix .com

 

L'issue reste incertaine à un mois du premier
 tour de la présidentielle

Quatre candidats sont susceptibles de se qualifier
pour le second tour d'une élection présidentielle inédite,
alors que Nicolas Sarkozy a reçu
le soutien de Jacques Chirac


Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac mercredi 21 mars

Les choses sont désormais en ordre.
On connaît depuis lundi les douze postulants à la magistrature
suprême et Jacques Chirac, après avoir confirmé qu’il ne
se représenterait pas, a fait
« naturellement » mercredi 21 mars
 de Nicolas Sarkozy son favori dans la course à l’Élysée.
 Et pour que tout soit bien clair, le candidat
de l’UMP quittera le ministère de l’intérieur
 lundi 26 mars afin de se « consacrer
 pleinement à la campagne électorale ».

Pourtant, la dernière phase de la campagne s’ouvre
 alors que la situation est plus incertaine que jamais.
 La percée inattendue de François Bayrou
dans les sondages, qui s’est stabilisé au-delà
 de 20 % d’intentions de vote, et la consolidation
de la position de Jean-Marie Le Pen,
 dont le potentiel électoral serait supérieur à
celui de 2002, a remis en cause le scénario
annoncé d’un duel entre Nicolas Sarkozy
et Ségolène Royal.
Ils sont désormais quatre candidats à
 se retrouver en position d’être qualifiés pour
 le second tour (voir l'infographie).


« Une situation plus indécise qu’en 2002 mais
 comparable à celle de 1995 »,
selon Stéphane Rozès,
de l’institut de sondages CSA.
 La singularité du rendez-vous de 2007
et son paradoxe sont que cette indécision
 s’accompagne d’un investissement
 inédit des Français dans la campagne.

Audiences records des émissions politiques

Jamais une élection présidentielle ne les
 a à ce point mobilisés, comme le confirment
les audiences records des émissions politiques
 à la télévision ou l’affluence constatée dans
 les réunions publiques, et les intentions de
 participation au scrutin seraient supérieures
 de dix points à celle de 2002. « Les gens sont
certains d’aller voter, mais ils ne savent pas
 encore pour qui », résume Stéphane Rozès.

Cette hésitation du corps électoral, « avec
une cristallisation du vote extrêmement tardive »
 par rapport à 2002, est sans doute la
 conséquence d’un scrutin inédit à bien des
 titres, comme l’a analysé Brice Teinturier,
de l’institut TNS Sofres (1).

La « bascule générationnelle » – les principaux
 candidats à l’exception de Jean-Marie Le Pen
ont entre 50 et 55 ans –, la présence d’une femme
 en position pour la première fois d’être élue et
surtout le fait que les candidats ne soient
 pas réellement des « sortants », donnent
 à cette campagne une couleur particulière.

Un doute sur leur stature

C’est la première fois depuis dix-neuf ans
 qu’une élection présidentielle ne se fait pas
 dans la foulée d’une cohabitation et que ne
 figure pas dans la compétition un premier
ministre ou un président de la République en
 exercice. Avec une double conséquence : les
 candidats doivent présenter des projets d’autant
plus convaincants qu’il existe un doute sur
 leur stature et leur capacité.

« 2007 ne se joue pas essentiellement sur l’image
 des candidats mais sur le projet, les propositions »,
 estime Brice Teinturier. Stéphane Rozès précise
 qu’elle se jouera sur « la relation verticale »
des candidats avec l’électeur et la cohérence
entre les valeurs et le projet plus que sur le contenu
 même des programmes. « C’est le gouvernement
de tous qui prime sur le gouvernement des choses »,
explique Stéphane Rozès. Ce qui pourrait expliquer
 que la campagne ne parvienne pas à se
 cristalliser sur une thématique dominante.

La « fracture sociale » avait dominé la présidentielle
de 1995 et l’insécurité celle de 2002. Cette fois,
elle pourrait se jouer davantage sur la façon
 d’incarner le pouvoir que sur les clivages
 traditionnels, qu’ils soient économiques ou sociétaux.

Céline ROUDEN

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