29.03.2007
LE PROGRAMME "NOUVEAU" DE SARKOZY
lu sur l'express.com
Dans trois jours les sondages de Nicolas SARKOZY remonteront à plus de 30% alors qu'ils sont actuellement à moins de 28 points.
la dure réalité sera tout autre, quand nous aurons Bayrou contre le pen au second tour.
Crise morale
Ce document de 16 pages, qui est à Nicolas Sarkozy ce que sont les "100 propositions" présentées par la socialiste Ségolène Royal le 11 février à Villepinte, doit être présenté lundi prochain lors d'une conférence de presse par le président de l'UMP. Le document publié sur Latribune.fr se présente comme une lettre adressée aux Français avec une brève introduction suivie d'un préambule puis de quinze chapitres. Symboliquement, le dernier s'intitule... "Fiers d'être Français".
Le député Eric Woerth, qui appartient à l'état-major du candidat, a précisé que ce document avait été tiré à huit millions d'exemplaires, que son impression s'était achevée mardi soir et qu'il sera envoyé d'ici la fin de la semaine à toutes les fédérations UMP.
"Je veux être le président de la République qui réformera la France", écrit le président de l'UMP. "S'il veut rester lui-même, notre pays a besoin de changements profonds. Je veux être le président de la République qui tiendra ses engagements", affirme-t-il. "C'est pourquoi je veux vous dire aujourd'hui tout ce que, demain, nous ferons ensemble. La France traverse une crise morale : celle du travail. La réhabilitation du travail est au coeur de mon projet présidentiel", ajoute-t-il. "Je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas. Je ne me déroberai pas. Je vous demande votre confiance pour qu'ensemble tout devienne possible", poursuit l'ancien ministre de l'Intérieur qui, à aucun moment, n'utilise le mot "rupture" dans cette introduction.
Poursuivre la politique de sécurité
Le candidat à l'Elysée ajoute cependant: "Depuis vingt-cinq ans nous vivons dans la résignation", écrit-il. "Je vous propose d'en finir avec ce fatalisme, avec ce renoncement, avec cette résignation", ajoute le candidat à l'Elysée.
Les titres des chapitres sont sans équivoque : "mettre fin à l'impuissance publique", "une démocratie irréprochable", "vaincre le chômage" où il critique une nouvelle fois les 35 heures, "réhabiliter le travail", "augmenter le pouvoir d'achat", "l'Europe doit protéger dans la mondialisation".
Les chapitres suivants sont : "répondre à l'urgence du développement durable", "permettre à tous les Français d'être propriétaires de leur logement", "transmettre les repères de l'autorité, du respect et du mérite" où il réaffirme sa position en faveur des peines planchers pour les multirécidivistes.
"Je poursuivrai la politique de sécurité que j'ai engagée en 2002", souligne le candidat dont le dixième chapitre du programme s'intitule "une école qui garantit la réussite de tous les élèves" et le onzième "mettre l'enseignement supérieur et la recherche au niveau des meilleurs mondiaux".
Suivent ensuite les chapitres "sortir les quartiers difficiles de l'engrenage de la violence et de la relégation" où il constate que "depuis vingt-cinq ans on a dépensé des milliards dans les quartiers difficiles, mais la situation n'a cessé de s'aggraver". "Il faut changer de politique, changer de méthodes", affirme-t-il.
Prélèvements: une baisse à la trappe ?
En matière économique, le candidat UMP ne s'engage pas sur une baisse des prélèvements obligatoires mais promet de ne pas augmenter les impôts et affirme dans son programme pour l'élection présidentielle qu'il fera tout pour les baisser. "Je ne vois pas quelle gloire on peut tirer du fait que nos impôts sont quatre points plus élevés que la moyenne de l'Union européenne à 15", écrit-il.
Le candidat UMP à l'Elysée avait déclaré en janvier qu'il entendait réduire de quatre points le taux de prélèvements obligatoires qui aurait atteint 44,4% du PIB en 2006, selon Bercy. "Réduire de quatre points les prélèvements obligatoires revient à rendre 68 milliards d'euros aux Français" , expliquait alors le président de l'UMP précisant qu'il s'agissait de "2000 euros rendus aux Français par foyer et par an, y compris les retraités, et 4900 euros par foyer si l'on s'en tient à la France qui travaille". Devant les critiques soulevées par cette proposition y compris dans les rangs de l'UMP, Nicolas Sarkozy avait ensuite expliqué qu'il se donnait dix ans pour parvenir à ce résultat, et non une seule mandature.
Une autre mesure proposée par le candidat n'est pas reprise dans le texte de son programme : il s'agit de la franchise "de quelques centimes d'euros à quelques euros" destinée à responsabiliser les patients dans leur consommation de soins. Nicolas Sarkozy confirme en revanche sa volonté de supprimer les droits de donation et de succession "pour que les familles, à l'exception des plus riches, puissent transmettre librement le fruit du travail de toute leur vie à leurs enfants".
Fiscalité moins dissuasive
De même, il réitère son engagement de permettre la déduction de l'impôt sur le revenu des intérêts d'un emprunt immobilier contracté pour devenir propriétaire. En matière de retraite, le candidat UMP s'engage à augmenter de 25% le minimum vieillesse, à relever les petites retraites et les pensions de reversion "pour que ces retraités vivent mieux". "Ces mesures seront financées grâce aux économies que j'obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite", ajoute-t-il sans en dire davantage sur ce sujet brûlant.
Dans le chapitre "vaincre le chômage" de son document, le président de l'UMP annonce qu'il "rapprochera la fiscalité des entreprises de la moyenne européenne car il est évident que personne ne viendra créer des emplois chez nous si notre fiscalité continue à être la plus dissuasive d'Europe". "Je ferai tout pour réduire la fiscalité qui pèse sur le travail", affirme-t-il.
Dans le chapitre "augmenter le pouvoir d'achat", le candidat lance quelques piques aux gouvernements de ces dernières années en affirmant que "depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d'achat augmente. C'est faux". "Avec l'euro qui a fait augmenter les prix, les 35 heures qui ont gelé les salaires, le coût du logement qui a explosé, et nos impôts qui sont parmi les plus élevés du monde, le pouvoir d'achat baisse en France", affirme-t-il. "Je veux être le président du pouvoir d'achat", annonce l'ancien ministre de l'Intérieur qui confirme sa proposition consistant à ce que les heures supplémentaires soient payées "au moins 25% de plus que les heures normales et qu'elles seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt".
17:58 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, udf, ump, mpf, fn




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