30.03.2007

POURQUOI LA RUPTURE ?

PRESIDENTIELLES, LA RUPTURE POURQUOI?

                                                 POURQUOI    LA   LA RUPTURE ?
Le rapport PEBEREAU devait avoir une finalité pédagogique, faire prendre conscience aux français les conséquences des mesures prises au cours des trente dernières années écoulées.
            Ne s’attarder qu’aux conséquences que trop de français vivent au quotidien est notoirement insuffisant.
            Il est indispensable maintenant pour nos futurs candidats d’expliquer les causes réelles de notre marasme afin de pouvoir comprendre quelles sont les pistes que le pays devra emprunter pour retrouver son dynamisme et les moyens  qui nous permettront de financer notre modèle social qui sans cette prise de conscience est irrémédiablement condamné.
                « La pédagogie et la détermination sont les deux vecteurs indispensables pour mener de vraies  réformes de fond »
                                    MODELE FRANÇAIS CONTRE LA MONDIALISATION
                        Editorial du spectacle du monde OCTOBRE 2005 Michel KEMPINSKI
                        Le match fait rage depuis quelques années maintenant. Il y a d’abord eu l’exception culturelle. Et puis maintenant, il y a l’exception tout court.
               Certes, la France est un très beau pays, d’une richesse culturelle, touristique et industrielle sans égal sur la planète. Mais cela nous autorise-t-il à donner des leçons aux hommes politiques et aux chefs d’entreprises du monde entier, à afficher une fierté presque provocante ? bien sûr que la France doit préserver son identité. Mais doit elle pour autant réfuter (ou choisir selon ses intérêts) les règles du jeu économique qui jusqu’à nouvel ordre font aujourd’hui autorité dans le monde, c'est-à-dire l’économie de marché ?
            Pour sortir du marasme dans lequel le pays s’est enfoncé et relancer la croissance, il ne faut pas compter sur nos voisins européens encore moins extra européens : il faut se doter des moyens pour susciter la croissance chez nous et aller la chercher chez eux, ce qui suppose implicitement que nous jouions le jeu de la réciprocité,et donc de la concurrence.
            C’est une banalité de l’écrire aujourd’hui : faute d’avoir fait les réformes de structure nécessaires, notre pays est fragilisé dans ce contexte international, replié sur lui-même, vivant le libre jeu de la concurrence comme un martyre.
            Regardez le cas récent de la SNCM ; bien que spécifique, notamment du fait de la dimension Corse, il démontre l’absurdité du système que les gouvernements ont prolongé faute de courage politique.
            On a toujours choisi de payer le plus longtemps possible même quand l’issue fatale était prévisible, plutôt que d’affronter les résistances  inévitables et compréhensibles des syndicats et des salariés déterminés à protéger leurs avantages.
            Hier la majorité de gauche voulait interdire les licenciements. La majorité de droite actuelle menace de rétorsion les entreprises étrangères qui restructurent, ou projettent de fermer leurs usines en France.
            Ces situations sont évidemment détestables sur le plan humain. Mais on ne résout rien en interdisant ce qui est permis ailleurs et ce d’autant moins dans un monde totalement ouvert.
            Alors le remède ? Il est simple et compliqué à la fois car il suppose que la France entre dans une ère moderne pour ce qui s’agit du fonctionnement de l’état (mode de recrutement, d’évaluation des fonctionnaires, d’organisation de la fonction publique et de la politique économique et sociale (réforme fiscale, simplification des  procédures d’embauche et de licenciement).
            Or tout le travail de fond consistant à mettre l’entreprise seule créatrice d’emplois et de richesse au cœur des préoccupations, n’a pas été vraiment fait : on pourrait même dire le contraire lorsque l’on voit la manière dont certains ministres s’en prennent parfois aux chefs d’entreprises.
            La pédagogie (rarement à l’œuvre avec des partenaires le plus souvent étrangers au monde des affaires) et la détermination sont les deux vecteurs indispensables pour entreprendre de vraies réformes de fond.
            Ils ont cruellement fait défaut à nos dirigeants politiques.
            Il est grand temps qu’ils se réconcilient avec ces deux vertus afin que la France regagne les premières places perdues au profit de pays plus réalistes. Sinon qui peut dire jusqu’où elle sombrera ?

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