31.03.2007
LA VERITE dans les programmes
article publié sur AGORAVOX
| |||||||||
Les Français veulent savoir avant de se déterminer.
Ils refuseront la signature de chèque en blanc
comme ils l’ont fait depuis la fin de la dernière guerre.
Les candidats leur doivent, par éthique,
la vérité,sur la situation réelle du pays,
les causes de son immobilisme
structurel, et un éclairage sur le
comment et le pourquoi des réformes
qu’ils proposeront au pays à
partir de 2007 s’ils sont élus président.
Les dernières déclarations de notre
premier ministre posent encore problèmes.
De quoi s’agit il ? L’ancien ministre
du travail François Fillon nous informe
que les régimes spéciaux de retraites
feront l’objet d’une étude et
d’un réajustement équitable,
du fait même que seul le régime
général et les impôts paieront
le déficit croissant de ces régimes.
De son côté, Nicolas Sarkozy, reprenant
une idée déjà annoncée et largement
partagée à gauche, réaffirme l’hypothèse
de la création d’un nouveau service civique
qui concernerait tous les jeunes Français.
Pourquoi cette opposition frontale
devant ces deux questions ? Pourquoi
ne pas expliquer simplement que ces
deux sujets et beaucoup d’autres seront
non seulement de toute manière abordés
au cours de la campagne, mais que
des solutions justes devront être
proposées pour les résoudre, que ce
soit la droite ou la gauche qui
arrive au pouvoir en 2007.
Il appartient aux différents partis et
à leurs instances de proposer la
politique qui sera suivie par leurs
représentants lorsqu’ils seront en fonction.
C’est donc en l’occurrence
au président de l’UMP qu’échoit cette
responsabilité, et à personne d’autre.
Il faut en effet reconnaître un certain
courage à Nicolas Sarkozy comme
à Ségolène Royal de ne pas esquiver
les sujets qui portent en eux
potentiellement la division du pays.
Nous souffrons depuis plus de 25 ans
de ces mensonges par omission de trop
de nos politiques qui, n’osant aborder
les problèmes, en renvoient le
règlement aux calendes grecques.
Là se situe la véritable rupture,
tant attendue à droite, comme à gauche.
Outre ces deux sujets, les Français
voudront savoir avant de s’exprimer
dans les urnes de quelle manière
les candidats potentiels régleront
les problèmes suivants :
Le règlement de la dette,
non seulement le retour à
l’équilibre des dépenses
mais le remboursement des
1100 milliards accumulés depuis 1981
La nouvelle politique de la
Sécurité sociale et les nouveaux
financements de futures
dépenses incompressibles
liées au vieillissement de la population
La nouvelle politique d’égalité
des chances en matière scolaire,
tant dans le primaire que dans le
secondaire, et surtout dans le supérieur.
La nouvelle politique de relance
économique plus particulièrement
axée sur le développement de PME,
nécessité d’un meilleur
encadrement et surtout un
accompagnement réel, à
l’identique des autres
grands pays européens,
dans la conquête des marchés à l’export
La réduction drastique
du nombre de fonctionnaires
que compte notre pays.
25 à 30% de la population
active à ce jour :
Décision incontournable et
sans doute plus qu’impopulaire
et source de grèves incessantes
sans une pédagogie explicative
de longue haleine.
Nous n’y échapperons pas ;
de nombreux pays comme le
Danemark, la Suède, le
Canada et aujourd’hui l’Allemagne
l’ont déjà entreprise.
La nouvelle politique de santé
qui découle du paragraphe
précédent et de l’impérieuse
nécessité de tenir compte
du manque programmé
d’anesthésistes et de chirurgiens
au cours des dix prochaines années
La nouvelle politique étrangère
de la France, et surtout de
l’Europe, qui sera rendue lisible
dans la conduite de notre politique
de défense.
Toute réduction de crédits
ou de format ayant pour
conséquence l’acceptation
de dépendre définitivement
des USA, du fait qu’à part le
Grande-Bretagne, aucun autre
pays ne dispose de forces
nucléaires autonomes
La nouvelle politique
de recherche, mais surtout
la politique d’investissement
qui sera mise en place pour
accompagner les chercheurs
privés, seuls capables de
créer les entreprises qui
garantiront demain nos
emplois industriels, car
nous savons tous que 50%
de nos emplois actuels
sont déjà condamnés à
échéance de moins de
cinq ans par l’ouverture
des marchés européens.
La nouvelle politique qui
concernera la représentation
nationale dans ses institution
et l’interdiction qui sera faite demain de
cumuler plus de dix ans
de mandats. L’obligation
équitable qui sera faite
aux fonctionnaires élus
de quitter l’administration.
La politique sociale, qui
devra être le cœur de cette
campagne, et qui devra rallier
sur ses objectifs autant le
patronat sans lequel rien de
crédible n’est envisageable
que les syndicats sans lesquels
rien n’est possible non plus.
Politique qui devra se fixer
pour objectifs de rendre un
avenir aux dix millions de Français
qui en sont aujourd’hui privés,
de leur accorder de nouveaux
droits en particulier dans la
sécurisation de leurs parcours
professionnels à l’identique de
ce qui se pratique depuis
toujours dans les grands
groupes ou grandes sociétés.
Politique difficile mais qui n’est
réalisable qu’avec un
consensus de l’ensemble
des acteurs économiques avant
même celui des politiques.
Ces quelques thèmes incomplets
sont ceux que les Français
souhaitent voir aborder par
ceux qui prétendent demain
agir dans l’intérêt de tous.
Les esquiver, comme
semble le souhaiter le
Premier ministre, est à
l’opposé de nos attentes légitimes.
La rupture avec
ces pratiques est
une exigence morale.
12:37 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ps, ump, udf, les verts




Ecrire un commentaire