31.03.2007

LA VERITE dans les programmes

article  publié  sur AGORAVOX

vendredi 15 septembre 2006
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Présidentielles, la vérité comme exigence morale

Les Français veulent savoir avant de se déterminer.

 Ils refuseront la signature de chèque en blanc

comme ils l’ont fait depuis la fin de la dernière guerre.

 Les candidats leur doivent, par éthique,

la vérité,sur la situation réelle du pays,

les causes de son immobilisme

structurel, et un éclairage sur le

 comment et le pourquoi des réformes

 qu’ils proposeront au pays à

partir de 2007 s’ils sont élus président.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les dernières déclarations de notre

 premier ministre posent encore problèmes.

 

De quoi s’agit il ? L’ancien ministre

 du travail François Fillon nous informe

 que les régimes spéciaux de retraites

 feront l’objet d’une étude et

d’un réajustement équitable,

du fait même que seul le régime

 général et les impôts paieront

le déficit croissant de ces régimes.

 

 

 

De son côté, Nicolas Sarkozy, reprenant

 une idée déjà annoncée et largement

 partagée à gauche, réaffirme l’hypothèse

de la création d’un nouveau service civique

qui concernerait tous les jeunes Français.

 

 

 

Pourquoi cette opposition frontale

 devant ces deux questions ? Pourquoi

ne pas expliquer simplement que ces

deux sujets et beaucoup d’autres seront

 non seulement de toute manière abordés

 au cours de la campagne, mais que

 des solutions justes devront être

proposées pour les résoudre, que ce

soit la droite ou la gauche qui

 arrive au pouvoir en 2007.

 

 

 

 

 

Il appartient aux différents partis et

 à leurs instances de proposer la

politique qui sera suivie par leurs

 représentants lorsqu’ils seront en fonction.

 

 

 

C’est donc en l’occurrence

au président de l’UMP qu’échoit cette

responsabilité, et à personne d’autre.

 

 

 

Il faut en effet reconnaître un certain

 courage à Nicolas Sarkozy comme

à Ségolène Royal de ne pas esquiver

 les sujets qui portent en eux

 potentiellement la division du pays.

 

 

 

Nous souffrons depuis plus de 25 ans

de ces mensonges par omission de trop

 de nos politiques qui, n’osant aborder

 les problèmes, en renvoient le

règlement aux calendes grecques.

 

 

 

Là se situe la véritable rupture,

 tant attendue à droite, comme à gauche.

 

 

 

 

 

Outre ces deux sujets, les Français

 voudront savoir avant de s’exprimer

dans les urnes de quelle manière

 les candidats potentiels régleront

les problèmes suivants :

 

Le règlement de la dette,

 non seulement le retour à

 l’équilibre des dépenses

mais le remboursement des

1100 milliards accumulés depuis 1981

La nouvelle politique de la

Sécurité sociale et les nouveaux

 financements de futures

 dépenses incompressibles

 liées au vieillissement de la population

La nouvelle politique d’égalité

des chances en matière scolaire,

 tant dans le primaire que dans le

secondaire, et surtout dans le supérieur.

La nouvelle politique de relance

économique plus particulièrement 

 axée sur le développement de PME,

nécessité d’un meilleur 

 encadrement et surtout un

accompagnement réel, à

l’identique des autres

grands pays européens,

dans la conquête des marchés à l’export

La réduction drastique

du nombre de fonctionnaires

que compte notre pays.

25 à 30% de la population

active à ce jour :

Décision incontournable et 

 sans doute plus qu’impopulaire

et source de grèves incessantes

sans une pédagogie explicative

de longue haleine.

Nous n’y échapperons pas ; 

de nombreux pays comme le 

 Danemark, la Suède, le

Canada et aujourd’hui l’Allemagne 

 l’ont déjà entreprise.

La nouvelle politique de santé

qui découle du paragraphe

précédent et de l’impérieuse

nécessité de tenir compte

du manque programmé

d’anesthésistes et de chirurgiens

au cours des dix prochaines années

La nouvelle politique étrangère 

 de la France, et surtout de

l’Europe, qui sera rendue lisible

dans la conduite de notre politique

de défense.

Toute réduction de crédits

ou de format ayant pour

conséquence l’acceptation

de dépendre définitivement

des USA, du fait qu’à part le

Grande-Bretagne, aucun autre

pays ne dispose de forces

nucléaires autonomes

La nouvelle politique

de recherche, mais surtout

la politique d’investissement

qui sera mise en place pour

accompagner les chercheurs

privés, seuls capables de

créer les entreprises qui

garantiront demain nos

emplois industriels, car

nous savons tous que 50% 

 de nos emplois actuels

sont déjà condamnés à

échéance de moins de

cinq ans par l’ouverture

des marchés européens.

La nouvelle politique qui

concernera la représentation

nationale dans ses institution

 et l’interdiction qui sera faite demain de

cumuler plus de dix ans

de mandats. L’obligation 

 équitable qui sera faite

aux fonctionnaires élus

de quitter l’administration.

La politique sociale, qui

devra être le cœur de cette

campagne, et qui devra rallier

sur ses objectifs autant le

patronat sans lequel rien de

crédible n’est envisageable

que les syndicats sans lesquels

rien n’est possible non plus.

Politique qui devra se fixer

pour objectifs de rendre un

avenir aux dix millions de Français

qui en sont aujourd’hui privés,

de leur accorder de nouveaux

droits en particulier dans la

sécurisation de leurs parcours 

 professionnels à l’identique de

ce qui se pratique depuis

toujours dans les grands

groupes ou grandes sociétés.

Politique difficile mais qui n’est

réalisable qu’avec un

consensus de l’ensemble

des acteurs économiques avant

même celui des politiques.

Ces quelques thèmes incomplets

sont ceux que les Français

souhaitent voir aborder par

ceux qui prétendent demain 

 agir dans l’intérêt de tous.

Les esquiver, comme

semble le souhaiter le 

 Premier ministre, est à

l’opposé de nos attentes légitimes.

La rupture avec

ces pratiques est

une exigence morale.

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