15.04.2007
L'élimination de ségolène au premier tour?
14.04.2007
L'élimination de ségolène ROYAL au premier tour Pourquoi?
l'élimination de Ségolène ROYAL au premier Tour
| Un excellent point de vue publié dans valeurs actuelles du 13 avril 2007. L'élimination quasi certaine de la candidate socialiste dès le premier tour. la question qui reste posée fera t elle pire que JOSPIN en 2002 et pourquoi? | |
![]() | Valeurs Actuelles n° 3672 paru le 13 Avril 2007 Notre opinion par François d'Orcival Les fantômes de 2002 |
| A huit jours du premier tour de la présidentielle, la gauche en reste stupéfaite : aucun institut de sondage, aucun, ne lui accorde plus d’intentions de vote que ce qu’elle avait obtenu comme voix au premier tour de 2002… Le cauchemar. Comme si elle n’était pas parvenue, en cinq ans, à éradiquer le virus de la défaite. Elle totalisait 37,2 % des voix le soir du funeste 21 avril. Depuis des semaines, les enquêtes d’opinion la situent à moins de 38 %, voire à 36 %, pour le 22 avril. Malgré les “nouveaux inscrits”, malgré la dalle d’Argenteuil, le “Kärcher”, “la racaille”, le CPE, les chiffres du chômage, vrais ou faux, les SDF, Don Quichotte et Sophie Marceau : rien n’y fait, Ségolène Royal ne franchit plus les 25 %, et ses réserves d’extrême gauche ne dépassent pas les 12 %. Le Front national à lui seul fait plus que le parti communiste et tous les trotskistes réunis. Les fantômes de 2002 hantent à nouveau l’état-major socialiste. Fatalité ? Jamais deux sans trois ? Après la défaite de 1995, l’humiliation de 2002, un nouvel échec en 2007 ? Les dirigeants socialistes auront pourtant tout fait pour éviter la dispersion du 21 avril. Où est l’erreur ? La gauche a bien pris sa revanche sur le 21 avril 2002, mais elle l’a fait en 2004, l’année des élections régionales et européennes, et c’était trois ans trop tôt… Les socialistes avaient triomphé, rassemblant 40,3 % des voix dès le premier tour, ne laissant que deux régions sur vingt-deux à la droite au second, portant leur liste aux européennes à 29 %, un chiffre “historique”. En Poitou-Charentes, Ségolène Royal écrasait sa concurrente UMP mise en place par Jean-Pierre Raffarin. François Hollande apparaissait au faîte de sa gloire. On le disait bon pour 2007. La droite, si victorieuse deux ans plus tôt, sortait étrillée de la double bataille. François Fillon, l’un des actuels hommes forts de Nicolas Sarkozy, résumait d’un mot le diagnostic : « Nous venons de vivre un 21 avril à l’envers. » La gauche venait en effet d’effacer sa débâcle de 2002. Le balancier électoral était revenu de droite à gauche. Mais ce n’était pas le bon scrutin. Or, c’est bien dans cette année 2004 que se trouvent les racines de la situation actuelle. Car cette victoire aveugle François Hollande et l’état-major socialiste, lesquels croient leur route toute tracée pour 2007. La griserie du succès leur fait commettre une négligence, avant que ne se produise un accident, comme il s’en produit toujours en politique. Ils négligent en effet d’examiner dans le détail les causes de leur victoire ; s’ils l’avaient fait, ils auraient constaté que, malgré leurs 40 % du premier tour aux régionales, ils n’avaient obtenu leur score du second tour que grâce à la complicité de François Bayrou, dont la campagne était déjà tout entière tournée contre le maintien de l’UMP. Battu chez lui, en Aquitaine, par Xavier Darcos, Bayrou entamait là sa stratégie de rupture en vue de la présidentielle. L’accident, c’est le référendum du 29 mai 2005 sur le traité européen, pour lequel Hollande avait engagé le crédit du PS. Le rejet massif de ce texte met fin à son ascension – et provoque à sa place l’entrée en scène d’une star de rechange, elle aussi apparue en 2004, Ségolène Royal… L’échec du référendum de 2005, qui est moins le rejet de la Constitution européenne que l’expression d’un rejet général, va avoir des conséquences plus profondes encore, tant sur la droite que sur la gauche. Un barrage vient de craquer. Le barrage du politiquement correct, des tabous et des totems, des interdits et de la bonne conscience de Mai 68. Ce rejet libère la parole. L’Europe paralysée, la France revient. Tout le monde se met à parler comme Le Pen. Mais celui-ci trouve, à la tête de l’UMP, un homme de la nouvelle génération qui n’a peur de rien, lui aussi élu en 2004 (le congrès du parti qui le porte à sa présidence s’est tenu le 28 novembre), Nicolas Sarkozy, le premier à saisir ce que signifie la rupture du barrage de mai 2005, et qui s’empare du discours sur la reconquête du travail et de l’identité française. Du coup, pour l’emporter sur ses concurrents socialistes et se placer sur le terrain de la nouvelle majorité électorale, Ségolène Royal attaque également par la droite – avec le soutien de ceux qui voient en elle la seule candidate capable de battre Sarkozy : d’où l’ordre juste, l’autorité à l’école, le retour de la famille, et bientôt du drapeau, de la Marseillaise, etc. Seulement sur ce terrain-là, elle n’a pas l’étoffe pour asseoir la légitimité de son discours et, comme elle s’en rend compte, elle ne cesse de changer de pied, cherchant vainement à rebondir. Mais la masse des électeurs des classes populaires a déjà déserté la gauche pour la droite. Et revoici les fantômes de 2002. Si elle se qualifie le 22 avril, il ne restera à Ségolène Royal qu’à compter sur François Bayrou… | |
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23:01 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, hollande, ps, ump, udf






Commentaires
PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy (30%) et Ségolène Royal (26%) font la course en tête dans les intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle, distançant François Bayrou qui recule à 17%, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Figaro, RTL et LCI.
L'enquête a été réalisée les 11 et 12 avril auprès d'un échantillon national de 1.000 personnes représentatif de l'ensemble de la population âgée de 18 ans et plus.
Le candidat de l'UMP gagne deux points par rapport au précédent sondage mené les 4 et 5 avril, sa rivale socialiste 2,5 points et le candidat de l'UDF chute de trois points.
Écrit par : aliscan | 15.04.2007
15 à 20% d'abstentions (28% en 2002), 30% Sarko,25% royal,17% bayrou, 12% le pen,4% LCR,3% LO;3% PCF,2% MPF,3% BOVE,2% VOYNET, combien au total, les sondeurs arrivent à plus de 100%, c'est vrai que beaucoup ne savent même pas compter.
Ils nous expliqueront que 30% et 25% c'est sans prendre en compte les autres candidats ni les abstentions.
Écrit par : gilles | 15.04.2007
Segolene peut encore se ressaisir. Elle dispose de la dynamique qui enchaine l'election legislative sur l'election presidentielles. Elle peut convoquer une reunion qui serait tres mediatique parce qu'il s'agirait de 4 femmes, elle Arlette, Marie-Georges et Dominique. Elles peuvent decider d'un desistement propre a electriser l'electorat de gauche, en echange d'un partage des circonscriptions et d'une certaine dose de proportionnelle. Ce serait sans precedent.
Écrit par : meleze | 16.04.2007
avez vous entendu Arlette et les propos qu'elle tient sur ségolène? avez vous entendu Besancenot le facteur à bac plus 4 ou 5?
Avez vous attentivement écouté Marie georges???
Vous rêvez éveillé.
Écrit par : gilles | 16.04.2007
Plus que quelques jours avant l’échéance du premier tour de l’élection présidentielle.
Depuis 2 ans la quasi totalité des média nationaux, contrôlée par 4 groupes du CAC 40, a fait la promotion des candidats du système, Ségo et Sarko. Le bilan est sévère car force est de constater que la désinformation est totale.
Néanmoins l’information citoyenne a heureusement envahi le champ de l’Internet, grâce à des nouveaux outils comme les blogs.
Le comité de soutien Argenteuil Bezons demande aux chefs d’entreprise, aux responsables des organismes publics, de mettre à disposition de leur personnel une connexion gratuite sur le lieu de travail et ce pendant toute la durée de la campagne officielle.
Le comité de soutien demande aux communes d’Argenteuil et de Bezons de mettre gratuitement à la disposition des non-adhérents les postes informatiques des espaces multimédia et d’élargir leurs horaires d’ouverture
Écrit par : soutien | 16.04.2007
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