19.04.2007
l'élimination de ségolène ROYAL pourquoi?
Nous assisterons à deux joutes lors du premier tour de l'élection.
Le pen Sarkozy à droite, avec sans doute une très grosse surprise si les résultats de 2002 se confirmrent dans les urenes (21% pour le FN possibles)
De même à gauche avec l'écroulement de la candidate du Ps , la remontée des partis d'extrême gauche et surtout la percée utile de François BAYROU ui devient de plus en plus le seul à pouvoir logiquement éliminer Sarkozyt à condition qu'il soit présent au second tour.
reprise d'une fiche publiée le 14 avril 2007
14.04.2007
L'élimination de ségolène ROYAL au premier tour Pourquoi?
l'élimination de Ségolène ROYAL au premier Tour
| Un excellent point de vue publié dans valeurs actuelles du 13 avril 2007. L'élimination quasi certaine de la candidate socialiste dès le premier tour. la question qui reste posée fera t elle pire que JOSPIN en 2002 et pourquoi? | |
![]() | Valeurs Actuelles n° 3672 paru le 13 Avril 2007 Notre opinion par François d'Orcival Les fantômes de 2002 |
| A huit jours du premier tour de la présidentielle, la gauche en reste stupéfaite : aucun institut de sondage, aucun, ne lui accorde plus d’intentions de vote que ce qu’elle avait obtenu comme voix au premier tour de 2002… Le cauchemar. Comme si elle n’était pas parvenue, en cinq ans, à éradiquer le virus de la défaite. Elle totalisait 37,2 % des voix le soir du funeste 21 avril. Depuis des semaines, les enquêtes d’opinion la situent à moins de 38 %, voire à 36 %, pour le 22 avril. Malgré les “nouveaux inscrits”, malgré la dalle d’Argenteuil, le “Kärcher”, “la racaille”, le CPE, les chiffres du chômage, vrais ou faux, les SDF, Don Quichotte et Sophie Marceau : rien n’y fait, Ségolène Royal ne franchit plus les 25 %, et ses réserves d’extrême gauche ne dépassent pas les 12 %. Le Front national à lui seul fait plus que le parti communiste et tous les trotskistes réunis. Les fantômes de 2002 hantent à nouveau l’état-major socialiste. Fatalité ? Jamais deux sans trois ? Après la défaite de 1995, l’humiliation de 2002, un nouvel échec en 2007 ? Les dirigeants socialistes auront pourtant tout fait pour éviter la dispersion du 21 avril. Où est l’erreur ? La gauche a bien pris sa revanche sur le 21 avril 2002, mais elle l’a fait en 2004, l’année des élections régionales et européennes, et c’était trois ans trop tôt… Les socialistes avaient triomphé, rassemblant 40,3 % des voix dès le premier tour, ne laissant que deux régions sur vingt-deux à la droite au second, portant leur liste aux européennes à 29 %, un chiffre “historique”. En Poitou-Charentes, Ségolène Royal écrasait sa concurrente UMP mise en place par Jean-Pierre Raffarin. François Hollande apparaissait au faîte de sa gloire. On le disait bon pour 2007. La droite, si victorieuse deux ans plus tôt, sortait étrillée de la double bataille. François Fillon, l’un des actuels hommes forts de Nicolas Sarkozy, résumait d’un mot le diagnostic : « Nous venons de vivre un 21 avril à l’envers. » La gauche venait en effet d’effacer sa débâcle de 2002. Le balancier électoral était revenu de droite à gauche. Mais ce n’était pas le bon scrutin. Or, c’est bien dans cette année 2004 que se trouvent les racines de la situation actuelle. Car cette victoire aveugle François Hollande et l’état-major socialiste, lesquels croient leur route toute tracée pour 2007. La griserie du succès leur fait commettre une négligence, avant que ne se produise un accident, comme il s’en produit toujours en politique. Ils négligent en effet d’examiner dans le détail les causes de leur victoire ; s’ils l’avaient fait, ils auraient constaté que, malgré leurs 40 % du premier tour aux régionales, ils n’avaient obtenu leur score du second tour que grâce à la complicité de François Bayrou, dont la campagne était déjà tout entière tournée contre le maintien de l’UMP. Battu chez lui, en Aquitaine, par Xavier Darcos, Bayrou entamait là sa stratégie de rupture en vue de la présidentielle. L’accident, c’est le référendum du 29 mai 2005 sur le traité européen, pour lequel Hollande avait engagé le crédit du PS. Le rejet massif de ce texte met fin à son ascension – et provoque à sa place l’entrée en scène d’une star de rechange, elle aussi apparue en 2004, Ségolène Royal… L’échec du référendum de 2005, qui est moins le rejet de la Constitution européenne que l’expression d’un rejet général, va avoir des conséquences plus profondes encore, tant sur la droite que sur la gauche. Un barrage vient de craquer. Le barrage du politiquement correct, des tabous et des totems, des interdits et de la bonne conscience de Mai 68. Ce rejet libère la parole. L’Europe paralysée, la France revient. Tout le monde se met à parler comme Le Pen. Mais celui-ci trouve, à la tête de l’UMP, un homme de la nouvelle génération qui n’a peur de rien, lui aussi élu en 2004 (le congrès du parti qui le porte à sa présidence s’est tenu le 28 novembre), Nicolas Sarkozy, le premier à saisir ce que signifie la rupture du barrage de mai 2005, et qui s’empare du discours sur la reconquête du travail et de l’identité française. Du coup, pour l’emporter sur ses concurrents socialistes et se placer sur le terrain de la nouvelle majorité électorale, Ségolène Royal attaque également par la droite – avec le soutien de ceux qui voient en elle la seule candidate capable de battre Sarkozy : d’où l’ordre juste, l’autorité à l’école, le retour de la famille, et bientôt du drapeau, de la Marseillaise, etc. Seulement sur ce terrain-là, elle n’a pas l’étoffe pour asseoir la légitimité de son discours et, comme elle s’en rend compte, elle ne cesse de changer de pied, cherchant vainement à rebondir. Mais la masse des électeurs des classes populaires a déjà déserté la gauche pour la droite. Et revoici les fantômes de 2002. Si elle se qualifie le 22 avril, il ne restera à Ségolène Royal qu’à compter sur François Bayrou… | |
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22:38 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007






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