19.04.2007
UNE ELECTION DEROUTANTE, des Français qui vont surprendre
les français après avoir placé LE PEN au second tour en 2002, après avoir fait basculer toutes les régions à gauche, après avoir donne un magistral coup de P au C.. à la classe politique Française en 2005, se prépare maintenant à les renvoyer tous en jachère.....
Dimanche soir plus personne ne comprendra ce qu'aucun politique ne voulait voir arriver...
lu sur la croix.com
À 48 heures du premier tour, le scrutin paraît toujours très incertain
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Deux jours pour se décider et les hypothèses de second tour qui défilent dans les têtes et les conversations comme autant d’équations à plusieurs inconnues : Sarkozy-Royal ? Sarkozy-Bayrou ? Sarkozy-Le Pen ? Et pourquoi pas Bayrou-Le Pen ?
Deux jours pour se décider et le « thermomètre sondagier » qui, avant de se mettre en veille, s’affole de plus belle. La Sofres et l’Ifop donnent Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en recul dans les intentions de vote au profit d’un Jean-Marie Le Pen crédité de 14 % et d’un François Bayrou à 19 %, alors que BVA affiche les premiers en progression d’un point, tandis que le candidat de l’UDF redescend à 15 %.
Deux jours pour se décider et les candidats, au terme d’une campagne qui a paru interminable à certains, ont jeté leurs dernières forces dans la bataille, réunissant les gros bataillons de leurs militants comme autant d’armées à la veille de l’offensive finale.
Dernière ligne droite, derniers meetings
Le candidat de l’UMP a, lui, achevé sa campagne à Marseille, là où il l’avait quasiment commencée lors de l’université d’été de son parti, au mois de septembre, à quelques encablures de Jean-Marie Le Pen à Nice.
Ségolène Royal n’a pas dérogé à la tradition socialiste en tenant son dernier meeting à Toulouse, ville rose et terre jaurésienne, en présence du premier ministre espagnol, José-Luis Zapatero, alors qu’Olivier Besancenot faisait mercredi soir 18 avril salle comble à Paris à la Mutualité où il tenait son dernier grand meeting devant 4 000 personnes.
Une fébrilité perceptible
C’est l’appel au « vote utile » des socialistes qui brandissent la menace d’un nouveau 21 avril pour remobiliser autour de leur candidate. C’est Nicolas Sarkozy à Issy-les-Moulineaux avec ses soutiens centristes – Simone Veil, Gilles de Robien et André Santini – cherchant à reconquérir dans un ultime sursaut ces électeurs du centre droit qui semblent vouloir se dérober.
C’est Jean-Marie Le Pen concurrencé sur ses terres par le candidat de l’UMP à qui il prédit qu’il sera le « Jospin 2007 » et dont il rappelle à tout bout de champ les origines étrangères. C’est un François Bayrou qui tente de se persuader que c’est bien possible et se voit en révolutionnaire faisant « tomber une des deux citadelles » le 22 avril avant de prendre « une deuxième Bastille » le 6 mai.
Ce sont enfin Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui convoquent les figures tutélaires de François Mitterrand et du général de Gaulle, comme pour mieux se rassurer.
Le "casting" avait tout pour séduire
Prometteuse, parce que, comme le souligne Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, le « casting » était idéal. Les deux candidats donnés comme favoris incarnaient une nouvelle génération – Nicolas Sarkozy a 52 ans, Ségolène Royal 53 –, ils se présentaient pour la première fois, ils s’étaient imposés chacun à leur propre camp alors qu’ils n’étaient pas les favoris et promettaient une « rupture » avec les pratiques en vigueur. Tout pour séduire des Français désabusés, qu’inquiète un horizon économique et social sérieusement assombri par une croissance et un pouvoir d’achat en berne sur fond de délocalisations.
La liberté de ton de la candidate socialiste qui n’hésitait pas à bousculer quelques dogmes socialistes pour vanter l’ordre et l’autorité, le dynamisme et le pragmatisme affiché par un Nicolas Sarkozy convoquant Jean Jaurès pour prouver qu’il n’était pas un pur libéral avaient de quoi séduire un électorat qui n’aspirait qu’au changement.
Mais à force de vouloir rebattre les cartes de l’échiquier politique, de bousculer les clivages traditionnels gauche-droite et de tenir à distance les quelques repères idéologiques qui servent encore de boussole aux électeurs, les deux favoris ont contribué à ouvrir un boulevard à François Bayrou, qui s’est aussi trouvé aidé par la mauvaise campagne de l’une et la personnalité de l’autre.
Bayrou a considérablement perturbé le jeu politique
Si on y ajoute une campagne qui se sera faite davantage sur le thème des valeurs que sur les préoccupations concrètes des Français (chômage, pouvoir d’achat, inégalités), sur l’évocation d’un passé glorieux plutôt que sur l’esquisse d’un projet pour l’avenir, et enfin en l’absence d’une thématique dominante opposant les candidats, on comprend la perplexité des Français devant le choix qu’ils auront à faire dimanche. Sans compter que le score de Jean-Marie Le Pen reste la grande inconnue de ce scrutin et peut, comme en 2002, bouleverser considérablement la donne.
Allons, il reste deux jours pour se décider et espérer que cette élection, inédite à bien des égards, soit bien la promesse de changements annoncés plutôt que d’une nouvelle désillusion.
Céline ROUDEN"
23:28 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, politique critique, présidentielles 2007, ps, ump, udf, pcf





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